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Père Ferreol Douillet
14/06/1835

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La Côte, 14 juin 1835.
Monsieur le Supérieur,
Après mêtre mis en la présence de Dieu de toute vérité, après avoir récite mon veni sancte et mon Ave Maria, jai lhonneur de vous assurer avec toute la sincérité dont je suis capable que le rapport que ma fait le Frère Louis, porte à faux: jamais je nai eu la moindre idée, ni la moindre tentation de revenir sur lheureuse affiliation que nous avons opérée de concert et que jai toujours regardée comme consommée entre nous. Jespère que notre bon Maître ne mabandonnera pas au point de me laisser aller à la pensée de provoquer et même dapprouver le scandale dune rupture qui ne pourrait être que très funeste à la Société, et à notre sainte religion.
Je vous prie de croire, Monsieur le Supérieur, que mes sentiments nont pas été compris, que mes lettres ont été mal interprétées, ainsi que la presque impossibilité où je me suis trouvé de me rendre à lentrevue, malgré le grand désir que jen avais. Je nai dautre prétention que celle de profiter de ma position dans le diocèse de Grenoble pour avancer, autant quil dépendra de moi, louvre de Marie qui ma enchanté dès que je lai connue.
Jai la ferme confiance que cette profession de foi suffira pour dissiper toute espèce de nuage. Si cependant vous jugez utile ou nécessaire un voyage à lHermitage, je le ferai bien volontiers.
Sil arrivait encore quelque chose de semblable, je vous prie, Mr. le Supérieur, de me permettre daccepter, moi seul, toute la culpabilité, ainsi que le sort de Jonas plutôt que de penser à faire une aussi désolante fracture au vaisseau tout entier.
Je suis avec le plus profond respect et le plus sincère dévouement, Monsieur le Supérieur, votre très humble et très obéissant serviteur,
DOUILLET.

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