11/Jun/2015 MAISON GĂ©NĂ©RALE

12 juin

“De nombreux enfants dans tout le monde non pas la liberté de jouer, d’aller à l’école, et finissent par être utilisés comme main d’œuvre à bas coût”, a dit le pape François dimanche dernier après l’Angélus sur la place Saint Pierre, à Rome. Il pensait à la Journée mondiale contre le travail des enfants, qui tombe le 12 juin, date à laquelle sera célébrée aussi la  solennité du Sacré Cœur de Jésus. “Je souhaite l’engagement constant de la communauté internationale pour la promotion de la reconnaissance empressée et effective des droits de l’enfance”, a ajouté le pape François.

La communauté internationale s’apprête à fêter une date importante, qui doit attirer l’attention de tous, gouvernements et société civile, sur un problème qui touche des millions d’enfants et de jeunes dans le monde. Selon l’Organisation Internationale du Travail (ILO), en effet, il y a près de 120 millions de mineurs entre 5 et 14 ans qui sont concernés par le travail infantile ; le phénomène touche garçons et filles dans les mêmes proportions. Parmi les causes principales du travail des enfants : la pauvreté et le manque d’un travail digne pour les adultes, le manque de protection sociale et l’impossibilité de garantir à tous les mineurs la fréquentation scolaire jusqu’à l’âge minimum pour être admis à un emploi.
Cette année, la Journée mondiale contre le travail des enfants met l’accent sur l’importance de l’éducation de qualité pour lutter efficacement contre le travail des enfants. Il faut agir sans tarder : en effet, en 2015, la communauté internationale se prépare à examiner les raisons pour lesquelles les objectifs de développement relatifs à l’éducation n’ont pas été atteints, et aussi à établir de nouveaux objectifs et de nouvelles stratégies.

Selon l’Organisation Internationale du Travail (ILO) :

  • Le nombre global de mineurs impliqués dans le travail infantile a diminué d’un tiers à partir de l’an 2000, passant de 246 millions à 168 millions. Parmi ceux-ci, plus de la moitié, soit 85 millions, effectuent des travaux dangereux.
  • Les régions de l’Asie et du Pacifique continuent d’enregistrer le nombre le plus haut d’enfants travailleurs (presque 78 millions, ou le 9,3% de la population infantile), mais l’Afrique Sub-Saharienne est la région qui compte le nombre les plus élevé d’enfants travailleurs, (59 millions, plus du 21%).
  • Dans l’Amérique latine et les Caraïbes il y a 13 millions (8,8%) d’enfants concernés par le travail infantile, alors qu’auMoyen Orient et en Afrique Septentrionale on en compte 9,2 millions (8,4%)
  • L’agriculture reste le secteur avec le plus grand nombre de mineurs concernés par le travail infantile (98 millions, 59%), même si le nombre d’enfants employés dans les services (54 millions) et l’industrie (12 millions) n’est pas insignifiant.
  • A partir de l’an 2000, on a enregistré une baisse de 40% parmi les petites filles qui travaillent, alors que pour les garçons, la diminution a été de 25%.

FMSI – Fondazione Marista per la Solidarietà Internazionale

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