30/Aug/2008 BRéSIL

3e Congrès National Mariste de lÉducation

Du 15 au 18 juillet, Porto Alegre a été le siège de réflexions, discussions, dialogues et réunions des Maristes du Brésil. Le 3e Congrès National Mariste de lÉducation et le 1er Congrès National des Élèves Maristes ont dépassé les attentes et ont transformé lUniversité Pontificia Católica de RS (PUCRS) en une grande chaire de discussions et de perspectives sur le métier des éducateurs et le rôle des élèves au XXIe siècle.

A louverture on comptait 2 600 participants : manifestation de la diversité et de la richesse des échanges et des rencontres de personnes qui ont en commun leur manière dêtre mariste. Les autorités de lUnion Mariste du Brésil (Umbrasil), des Provinces Maristes et du pouvoir exécutif et législatif, étatique et municipal y ont participé.

Le F. Antonio Ramalho représentait le Supérieur général, F. Seán Sammon. Le président dUmbrasil, F. Manoel Alves, a souligné dans son discours deux facteurs qui caractérisent particulièrement cette tenue du congrès : ?Deux facteurs y ajoutent une valeur expressive : le premier, cest le fait que ce soit la première tenue sous limpulsion de lUnion Mariste du Brésil, de lUmbrasil. Fondé en 2005, lUmbrasil consolide dune manière décisive et innovatrice les bases de linter provincialisme mariste au Brésil. Le deuxième, cest la réalisation du 1er Congrès National des Élèves Maristes. Parler, penser, discuter et réfléchir sur léducation cest sorienter vers ceux qui sont la raison dêtre de notre mission.? Après les discours, le spectacle sest terminé par le récital de la fanfare locale ?Nenhun de Nos?.

Le deuxième jour du congrès a commencé par une conférence du professeur et chercheur de luniversité de Genève et consultant de lUnesco, Abdeljalil Akkari, sur le sujet ?Profession de léducateur dans la société de la connaissance : profession et mission?. Sous forme synthétique, le chercheur a conclu en disant que la mission déduquer porte en son essence trois verbes : humaniser, socialiser et singulariser. ?Humaniser et socialiser pour que lélève sache vivre en relation avec les autres et, en même temps, se singulariser, de manière quil puisse être lui-même et se distinguer là où il vit?. Puis il y eut un échange entre le Professeur Dr Elisabeth Rochadel Torresini (PUCRS) et le Professeur Dr Anne Marie Eyng (PUCRS), avec comme modérateur le Professeur Dr Ricardo Tescarolo, aussi de la PUCRS. Laprès-midi ont eu lieu 15 conférences thématiques sur des sujets actuels et significatifs relatifs à la nature de la société de la connaissance.

Le troisième jour, le Professeur Dr Consuelo Vélaz de Medrano, présidente de la Commission des Spécialistes pour la formation des professeurs de lOrganisation des États Latino-américains (OEI), a pris la parole. Sa conférence avait cinq points principaux : connaissance, économie et société de la connaissance, tâche de léducateur dans cette société, compétences de base et implications pour léducation.
La connaissance, selon elle, ?nest jamais anonyme ; là la différence réside entre la relation et linformation. Cest le résultat dun processus complexe joué par le sujet dans le rôle principal, à travers sa relation, qui reconstitue linformation. Ensuite, la connaissance est une ?uvre humaine, et cest pourquoi elle a une âme, des croyances, des préjugés et des théories.? Le sujet a été approfondi grâce à un dialogue entre le chercheur, le Professeur Dr Juremir Machado da Silva (PUCRS) et le Professeur Dr Mário Sanchez (PUCRS), avec comme modérateur le Professeur Dr Marie Waleska Cruz (PUCRS).

Laprès-midi, le professeur de luniversité de São Paulo (USP) Nilson José Machado a été le troisième conférencier. Il a abordé le sujet La Praxis transformatrice et la société de la connaissance. Sur la mission du professeur, Nilson a signalé quatre points fondamentaux. Léducateur est un médiateur de conflits et a besoin de raccourcir la distance entre ce que cherche lécole et ce que les élèves veulent, pour rapprocher les intérêts des deux. Durant laprès-midi, les éducateurs et les élèves maristes ont participé aussi au Forum dExpériences, exposition de projets significatifs autour de léducation. Au total 19 expériences de lUnion Mariste du Brésil (Umbrasil), les Provinces Maristes (Centro-Sul, Centro-nord et Rio Grande do Sul), le District dAmazonie, des institutions particulières, réseau municipal, réseau étatique et ONGs.

Parallèlement au 3e Congrès National Mariste de lÉducation, a eu lieu le 1er Congrès des Élèves Maristes ; il a traité de la contribution du jeune et de son rôle à lécole et dans léducation. Les élèves ont participé aux conférences et à lexposition des expériences ; le dernier jour du congrès ils ont présenté une synthèse des discussions des trois jours précédents. La présentation des élèves a été un mélange dexpressions, par lesquelles ils ont essayé de répondre à des questions importantes : ?Nous, les jeunes, que pensons-nous ? Que voulons-nous ? Que faisons-nous ? Que devons-nous faire ??

La réponse à ces questions a donné naissance à une Lettre ouverte adressée à la communauté éducative, qui a été lue par les jeunes pendant la présentation. Les élèves y parlent de leurs responsabilités, des éducateurs, de ce quils considèrent comme vrai ou erroné dans lidée que, pour changer, les deux doivent être unis, professeurs et élèves, ?pour une société plus juste et une école plus active ?.

Une émouvante célébration et une production artistique ont clôturé le Congrès des Éducateurs et des Élèves.

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