12/Déc/2017 MAISON GéNéRALE

Agios.Mar 4

Le besoin de corriger ou d’éviter des abus dans la pratique du culte des personnes décédées ayant une réputation de sainteté a amené les autorités ecclésiastiques à régulariser cette pratique moyennant certaines lois.

La canonisation est un acte légal qui consiste dans la reconnaissance juridique et solennelle, et qui permet de rendre un culte public à un serviteur ou une servante de Dieu. Le culte est officialisé par l’inscription dans le catalogue des saints, l’attribution d’une date dans le calendrier universel (la fête), la célébration de la messe et de la liturgie des heures, avec des lectures et une oraison propres (messe et office propres) ou l’attribution d’espaces pour le culte (chapelles, églises).

D’une façon populaire, on dit de quelqu’un « le faire saint ». L’Église ne « fait » pas les saints. La sainteté est un don de Dieu. C’est Dieu qui nous fait saints avec sa grâce et notre correspondance en toute liberté. Quand quelqu’un meure avec la réputation d’avoir vécu une vie modèle en accord avec l’Évangile de Jésus, d’avoir pratiqué les vertus à un niveau héroïque ou en ayant subi le martyre pour la foi, on peut entreprendre une démarche juridique qui puisse valider la reconnaissance de cette vie comme une vie sainte. La démarche aboutit au décret de béatification ou de canonisation signé par le Pape. Les personnes béatifiées ou canonisées sont déjà saintes depuis le jour de leur décès, et non lorsque l’on reconnaît canoniquement leur sainteté.

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Fr. Antonio Martínez Estaún, postulateur général

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