20 – Prière de Marie après lAscension

F. L. LÉVÊQUE

08/Jun/2010

20

Comment Marie et les Apôtres passent

de la prière avec Jésus sur terre

à la prière avec Jésus glorifié

 

C'est aujourd'hui l'ASCENSION. Jésus disparaît sous les regards émerveillés, et sans doute attristés, de ses apôtres et de ses disciples. Comme Bernadette, un certain 16 juillet 1858, sentira qu'elle a eu sa dernière apparition, ainsi les apôtres ont compris que le Christ ne serait plus avec eux d'une présence visible. Il y aura des apparitions plus tardives, comme celle à S. Paul sur le Chemin de Damas, ou d'autres que nous pouvons ignorer, mais enfin, aussi bien les Apôtres que la Sainte Vierge sont laissés à eux-mêmes.

Mais alors, on peut essayer d'imaginer ce qui se passe pour eux. Les morts sont bientôt oubliés, dit-on. Mais le Christ, lui, est toujours vivant. Il est la seule raison de vivre de ceux qui restent. Comment donc penser qu'à leurs réunions, ou qu'à leurs fractions du pain eucharistique, ils ne parlent pas de Jésus? Ce n'est plus là, imagination; c'est une réalité psychologique élémentaire. Ils essaient de comprendre ce qui s'est passé pendant 3 ans. Que de souvenirs, en effet, leur reviennent en mémoire et les font s'interroger: « Te souviens-tu, dit un apôtre, du jour où il ressuscita Lazare? « Comment est-ce qu'il a dit, déjà, le jour où il a multiplié les pains, ajoute un autre »… Et ainsi, ils remuent continuellement leurs souvenirs. Mais, il n'y a pas de doute, une fois ou l'autre, Marie, Mère de Jésus est là, parmi eux. « A vous, Marie, quand Jésus était adolescent, il vous avait dit quelquefois ce qui devait lui arriver? » — Et une jeune femme de lui demander: «A quel âge Jésus a-t-il commencé à parler? Qu'est-ce qu'il disait quand il était petit? » Et, que de questions encore?…

Et, il y a d'autres occasions, par exemple, au Premier Concile de Jérusalem, en l'an 49, où les Apôtres se retrouvent après un temps plus ou moins long d'absence. Et, de nouveau, comme à une réunion d'amis ou d'anciens élèves, on évoque les souvenirs de Jésus, cet ami, cet homme extraordinaire.

A-t-on l'idée des anniversaires? Sûrement celui de Pâques et quelques autres. Les documents des 3 premiers siècles sont rares á ce sujet. Un peu plus tard, le journal d'Ethérie décrira les fêtes qui se célèbrent à Jérusalem aux environs de l'an 400: Noël, l'Epiphanie, la Présentation au Temple, le Carême avec sa liturgie spéciale qui conduit à Pâques puis à l'Ascension et à la descente de l'Esprit-Saint.

Mais si les Apôtres ont avant tout le souvenir de la mort et de la résurrection du Christ, Marie, sa divine Mère, a sans doute toute une liturgie intime et plus complète de la vie de son divin Fils. Evidemment, comment penser, par exemple, que chaque année ne lui revient pas en mémoire le mystère de la Conception miraculeuse puis de la naissance non moins admirable de son Jésus?

Et, il y a Jean qui l'a prise chez lui. Est-ce tant soit peu irréel, que tel jour, il lui demande, en la voyant encore plus recueillie que d'habitude: «A quoi pensez-vous, Marie, aujourd'hui? » — Et qu'elle lui raconte bien simplement soit l'Annonciation, soit la Nativité ou un épisode de la vie de Jésus. Et, tel autre jour, il y aura Luc, le « médecin bien-aimé », qui fait son enquête… et qui obtient tel ou tel autre détail important. De sorte que l'on a ainsi puisé à la Source même, nombre de faits très précieux et intéressants de la vie de la Sainte Famille.

Non, il n'est pas pensable que Marie, la méditative, n'ait pas eu le culte des anniversaires de Jésus, et que pour celui de sa naissance, par exemple, elle ne revive pas en esprit tout ce qui s'est passé, tout ce qu'elle « a médité dans son cœur ».

Y a-t-il là un début de cycle liturgique? Les textes canoniques au moins, ne disent pas grand-chose là-dessus, mais rien ne nous empêche de voir S. Jean ou S. Luc demander à Marie de guider leur prière à Jésus à tel ou tel de ces anniversaires.

Quelques mots de S. Irénée pourraient nous aider à comprendre comment a pu se produire à l'origine le phénomène de la tradition qui est une des sources de la Révélation?

Irénée a connu Polycarpe, et Polycarpe a connu S. Jean. Or, Irénée dit qu'il se souvient de Polycarpe d'une façon extrêmement vive: « Je pourrais dire, affirme-t-il, l'endroit où s'asseyait le Bx. Polycarpe pour parler aux gens; comment il entrait et sortait, sa façon de vivre, son aspect physique, les entretiens qu'il tenait devant la foule, comment il rapportait ses relations avec Jean et les autres disciples qui avaient vu le Seigneur. Comment il rappelait leurs paroles et les choses qu'il leur avait entendu rapporter au sujet du Seigneur Jésus, de ses miracles de son enseignement. Polycarpe avait reçu tout cela des témoins oculaires du Verbe de Vie.

« Tout cela, continue S. Irénée, je l'ai écouté avec soin, je l'ai noté non pas sur du papier, mais dans mon cœur; et je l'ai toujours gardé avec amour ».

Si cela est vrai de la 3ème génération de l'ère chrétienne, que doit-il en être de S. Jean lui-même qui fut si intime avec Jésus et sa divine Mère? — Oui, il est vraiment difficile de penser qu'un certain cycle liturgique ne soit pas né dans le cœur de Marie et dans le rayonnement de ses habitudes.

C'est pour cela que les théologiens de l'Ecole française de Spiritualité du 17ième siècle (Bérulle, Olier, Eudes, etc. …) relayés en cela par des mystiques comme Marie des Vallées, ont tant insisté sur l'idée de REVIVRE les ETATS de JESUS au cours de l'année liturgique. Evidemment, les mystères de sa vie ont été passagers et se sont écoulés quant à leur action et à leur substance, mais l'Auteur et le Sujet de ces mystères, Jésus-Christ, qui en contient la grâce, la vie et l'esprit perpétuel, est permanent et demeure en l'éternité.

Le Rosaire, ou le Chapelet ne serait-il pas un moyen de nous faire parcourir tout ce cycle de la vie de Jésus et Marie sur terre et leur glorification au ciel? Un moyen de nous ramener à l'essentiel: toute l'histoire de l'humanité et tout son futur n'est-il pas dans cette histoire-là?

Notre liturgie d'aujourd'hui cherchera donc à revivre avec Marie quelques moments de ses souvenirs sous la forme d'une partie du rosaire, le chapelet récité de façon un peu adaptée et rénovée.

 

I. – INCARNATION.

Durant la première dizaine, nous demanderons à la Servante du Seigneur de nous aider à être plus attentifs aux appels de l'Esprit-Saint en nos cœurs, afin que, à son exemple, nous ayons le courage de répondre généreusement aux desseins de Dieu sur chacun de nous.

VOICI la façon de réciter:

 

1 – PRESIDENT: Sois heureuse, Pille bien-aimée du Père, qui reçus avec foi le message de l'Archange: «Voici que tu concevras et enfanteras un Fils et tu lui donneras le nom de Jésus ».

– ASSEMBLEE: Le Seigneur est avec toi, tu es bénie entre toutes les femmes, et béni est Jésus, ton Enfant…

2 – PRES.: Sois heureuse, Fille bien-aimée du Père, qui répondis en toute confiance et disponibilité: «Je suis la Servante du Seigneur, qu'il me soit fait selon ta parole ».

ASS.: Le Seigneur… (comme au N° 1).

3 – PRES.: Sois heureuse, Fille bien-aimée du l'ère, qui formas dans ton sein le Fils de Dieu devenu ton Enfant et notre Frère.

4 – PRES.: Sois heureuse, Fille bien-aimée du Père, qui, saluant ta cousine Elisabeth, eus la joie de connaître le premier miracle de ton Fils lorsqu'il fit tressaillir Jean dans le sein de sa mère.

5 – PRES.: Sois heureuse, fille bien-aimée du Père, qui reçus de ta cousine cet éloge:

« Bienheureuse celle qui a cru en l'accomplissement ce de qui lui a été dit de la part du Seigneur ».

6 – PRES.: Sois heureuse, Fille bien-aimée du Père, qui répondis alors en toute humilité:

« Mon âme exalte le Seigneur, parce qu'il a jeté les yeux sur son humble servante et a fait en moi de grandes choses ».

7 – PRES.: Sois heureuse, Fille bien-aimée du Père, qui eus la joie de voir naître ton Fils sans qu'il brisât le sceau de ta Virginité.

8 – PRES.: Sois heureuse, Fille bien-aimée du Père, qui appris des bergers la proclamation de l'Ange: «Je vous annonce une grande nouvelle: un Sauveur vous est né, qui est le Christ Seigneur ».

9 – PRES.: Sois heureuse, Fille bien-aimée du Père, qui entendis les bergers répéter le chant des Anges: «Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur terre aux hommes de bonne volonté ».

10 – PRES.: Sois heureuse, Fille bien-aimée du Père, qui conservais avec soin tous ces souvenirs et les méditais en ton cœur.

 

PRIERE:

 

O Vierge contemplative de la Nativité, apprends-nous à réfléchir, à méditer assez sur la naissance de ton Fils, pour que notre esprit et notre mémoire retiennent les leçons de la Crèche et que nos yeux soient ensuite capables de Le reconnaître avec foi dans les circonstances et les événements les plus déconcertants de la vie. AMEN.

 

DEUXIEME DIZAINE.

 

Mais cette jeune mère, et son bébé sont déjà en butte à la jalousie et à la méchanceté des hommes.

Joseph, premier responsable de cette famille exceptionnelle, reçoit d'un ange cet avertissement: «Lève-toi, prends l'Enfant et sa Mère et fuis en Egypte; restes-y jusqu'à ce que je t'avertisse, car Hérode va rechercher l'Enfant pour le faire périr ».

Durant cette deuxième dizaine, nous demanderons à Jésus par Marie, de nous inspirer, ainsi qu'à tous ceux qui souffrent d'incompréhension, de persécution ou de ségrégation, ces mêmes sentiments de foi et d'abandon confiant à la volonté du Père.

 

1 – PRES. : Réjouis-toi, Vierge Marie, qui allas présenter ton Divin-Enfant au Temple pour obéir à cette Loi: «Tout garçon premier-né sera consacré au Seigneur».

ASS. : SAINTE MARIE, MERE de DIEU, PRIE POUR NOUS et POUR TOUS LES EPROUVES ET LES PERSECUTES.

2 – PRES.: Réjouis-toi, Vierge Marie, qui, en offrant ton Fils à son Père acceptais tous les sacrifices de sa vie.

3 – PRES. : Réjouis-toi, Vierge Marie, qui, par humilité et obéissance, te soumis aux rites de la purification commune à toutes les mères juives.

4 – PRES.: Réjouis-toi, Vierge Marie, qui participas à la joie du vieillard Siméon qui prit ton divin Enfant dans ses bras en bénissant Dieu.

5 – PRES.: Réjouis-toi, Vierge Marie, qui obéis avec une foi confiante à l'ordre de Joseph d'aller se réfugier en Egypte pour sauver la vie de Jésus.

6 – PRES.: Réjouis-toi, Vierge Marie, qui surmontas avec confiance et amour les tristesses de la vie des exilés.

7 – PRES.: Réjouis-toi, Vierge Marie, qui, pour la Pâque, amenas Jésus au Temple lorsqu'il eut douze ans.

8 – PRES.: Réjouis-toi, Vierge Marie, qui trouvas Jésus dans le Temple, assis au milieu des docteurs les écoutant et les interrogeant.

9 – PRES.: Réjouis-toi, Vierge Marie, malgré que tu ne compris pas d'abord la réponse de Jésus: «Ne saviez-vous pas que je dois être aux affaires de mon Père»?

10 – PRES.: Réjouis-toi, Vierge Marie, qui conservais tous ces souvenirs dans ton cœur, alors que Jésus croissait en âge, en sagesse et en grâce devant Dieu et devant les hommes.

 

PRIERE :

 

O Mère très sainte, toi qui n'as cessé de scruter eu ton Fils et en l'Esprit-Saint les profondeurs de l'Amour, fais que nous soyons toute notre vie des chercheurs de Dieu et des propagateurs de sou amour, jusqu'au jour où nous serons définitivement saisis par Lui, AMEN.

F. L. LÉVÊQUE

Desbiens

 

 

20

De qué manera pasan María y los Apóstoles

de la oración con Jesús en este mundo

a la oración con Cristo glorificado

 

Celebramos hoy la fiesta de la ASCENSION. Jesús se va como arrancando lentamente a las miradas atónitas, y seguramente entristecidas, de los Apóstoles y Discípulos. Como un día — 16 de julio de 1858 — se dio cuenta Bernardita de que aquella era la última vez que veía en este mundo a la Señora, del mismo modo los Apóstoles han adivinado que el Maestro no va a ser ya visible en este mundo. Cierto que se aparecerá más tarde en alguna ocasión, como a Saulo en el camino de Damasco; pero no es menos cierto que la Virgen y los Apóstoles se han quedado solos, sin la presencia física del Maestro. Sigámoslos en espíritu, para ver lo que dicen y hacen.

¡Con qué rapidez echamos en olvido a los muertos! Claro, que Cristo no está muerto, sino vivo, y constituye precisamente la razón de vivir para aquellos de los suyos que se han quedado aún en el mundo. ¿ Podemos, en una sana lógica, pensar que los Apóstoles, reunidos para la fracción eucarística, van a conversar de algo que no sea el mismísimo Jesús? No se trata ya de imaginación, sino de una elemental realidad sicológica. A buen seguro que centran sus esfuerzos en comprender lo que han visto y oído durante los tres últimos años. ¡Cuántos recuerdos revolverían en su memoria! « ¿Te acuerdas — diría uno — el día en que resucitó a Lázaro? Y otro: «¿Qué es lo que dijo exactamente cuando la multiplicación de los panes? »… Y así por el estilo.

¡Cuánto puede en ellos el recuerdo del Maestro! Estamos seguros de que en las reuniones con María, harían a la Madre de Cristo mil preguntas como éstas: « ¿Nunca os contó Jesús, de adolescente, lo que tendría que pasarle cuando fuese mayor? » «¿A qué edad empezó el Niño a decir las primeras palabras? » « ¿De qué hablaba con Vos, con José, con los niños de su edad? »

Habrá más tarde ocasiones, como el 1er. Concilio de Jerusalén (año 49), en que los Apóstoles, dispersos por el mundo en razón de su ministerio, se volverán de nuevo a reunir. Y de nuevo, como en una reunión de amigos y de antiguos alumnos, evocarán el recuerdo de Jesús, amigo y Maestro excepcional.

¿Tenemos idea de lo que un aniversario cristiano representa? Tal vez, del de Pascua, y pocos más. Se han conservado las memorias que de su viaje a Tierra Santa escribió una noble peregrina española: Eteria. En ellas nos describe cómo se celebraban en Jerusalén y alrededores, allá por los años 400, las fiestas cristianas: Navidad, Epifanía, Presentación en el Templo, Cuaresma (con su liturgia especial de preparación a la Pascua), Ascensión, Pentecostés.

Si los Apóstoles guardan vivo el recuerdo de Cristo, sobre todo de su muerte y resurrección, María conserva, sin duda, una liturgia íntima y más completa de la vida de su Hijo. ¡Cómo le vendría cada año a la memoria, por ejemplo, el misterio de la concepción milagrosa de Cristo y de su nacimiento, no menos milagroso!

Acabado el drama del Gólgota, Juan se llevó a María a su casa. Viéndola a menudo pensativa, le preguntaría más de una vez el Discípulo Amado: «¿Qué os pasa, Señora, que andáis tan preocupada? » Y María le descubriría con toda sencillez qué pensamientos embargaban su alma: Belén, Nazaret, Jerusalén… y tantos otros escenarios de la vida de Jesús, a contar desde la Anunciación.

Otras veces será Lucas, el « médico muy amado », quien acudirá a la Virgen para informarse de mil detalles que interesaban al tercero de los Evangelistas.

Puede por ello afirmarse que no pocos hechos, relativos a Cristo y a su Madre, llegados hasta nosotros, fueron tomados en su mismísimo manantial.

Es inadmisible que María, tan dada a la meditación, no profesase un culto especial a los aniversarios de Jesús, y que algunos de ellos, como el del Nacimiento, no los hiciese revivir en su espíritu tal como los guardaba en su corazón.

¿Puede hablarse de COMIENZOS del ciclo litúrgico? Los textos canónicos no dicen, que sepamos, gran cosa sobre el particular, pero en nada se oponen a que imaginemos a Juan y a Lucas pidiendo a María que dirigiese la oración de la comunidad con motivo de tal o cual aniversario del Maestro.

Acaso unas palabras de San Ireneo puedan ayudarnos a descubrir los orígenes de la Tradición, fuente, como sabemos, de la Revelación divina. Ireneo conoció a Policarpo, y Policarpo conoció a San Juan. Ahora bien, Ireneo dice que se acuerda de Pilocarpo como si lo estuviese viendo: « Podría — dice — señalar con exactitud el lugar donde tomaba asiento el bienaventurado Policarpo para hablar a los fieles; cómo entraba y salía; su manera de vivir; su aspecto físico; las conversaciones con la gente; el tipo de relaciones con Juan y con otros de los discípulos que habían conocido al Señor; las palabras y los hechos que ellos le habían contado relativos al Señor Jesús; sus milagros y enseñanzas».

Policarpo había, pues, recibido todo esto de testigos oculares del Verbo divino.

Añade San Ireneo: «Todas estas cosas las he escuchado con la mayor atención y las he anotado no en el papel, sino en mi corazón, y las he guardado siempre con amor ».

Si todo esto es verdad tratándose de la 3a generación cristiana, ¿cuanto más lo será si lo dice Juan, el Apóstol tan vinculado a Jesús y a su divina Madre? Seguros estamos de que el verdadero nacimiento del ciclo litúrgico está en el corazón mismo de María y en el poder de irradiación de sus costumbres.

De ahí que los teólogos de la escuela franciscana de espiritualidad del siglo XVII (Bérulle, Olier, Eudes, etc.) y sus continuadores, los místicos como María de los Valles, hayan propugnado la idea de hacer REVIVIR los ESTADOS de Jesús, al correr del ciclo litúrgico. Está claro que los misterios de su vida fueron sólo pasajeros en cuanto a su acción y substancia, pero el Autor y Sujeto de esos misterios, Jesucristo, depositario asimismo de la gracia que encierran, vive aún y está presente, con una vida y una presencia inextinguibles.

¿No podríamos en el Rosario ir recorriendo el ciclo de la vida temporal de Cristo y de María, y el de su glorificación en los cielos? Sería un poderoso estímulo en nuestra búsqueda de lo esencial. No lo olvidemos: la historia del mundo y el futuro de la humanidad se resumen en Cristo, alfa y omega de la Creación.

Vamos, con María, a intentar revivir algunos de sus recuerdos, en este Rosario que presentamos adaptado y renovado.

 

I. – ENCARNACIÓN

 

Pediremos a la Esclava del Señor, en la primera decena, que nos ayude a estar más atentos a las llamadas interiores del Espíritu Santo, a fin de que, con el ejemplo de María por delante, tengamos el valor de responder con un « SI » hecho de generosidad, a los designios que el Señor tien sobre cada uno de nosotros.

 

HE AQUÍ la forma del rezo:

 

1 – PRES.: Dichosa tú, Hija muy amada del Padre, que recibiste con fe el mensaje del Arcángel: « Concebirás en tu seno y darás a luz a un hijo, a quien pondrás por nombre Jesús » (Le. 1, 31).

ASAM.: El Señor es contigo; bendita tú eres entre todas las mujeres, y bendito es tu Hijo, Jesús

2 – PRES.: Dichosa tú, Hija muy amada del Padre, que respondiste con entera confianza y disponibilidad: « He aquí a la sierva del Señor; hágase en mí según tu palabra » (Le. 1, 38).

ASAM.: El Señor es contigo, etc. (y así en todas las invocaciones).

3 – PRES.: Dichosa tú, Hija muy amada del Padre, que concebiste en tu seno al Hijo de Dios, hecho Hijo tuyo y Hermano nuestro.

4 – PRES.: Dichosa tú, Hija muy amada del Padre, que, al saludar a tu prima Isabel, tuviste la inefable alegría de presenciar el primer milagro de tu Hijo: hacer exultar a Juan en el seno de su madre.

5 – PRES.: Dichosa tú, Hija muy amada del Padre, que oíste de labios de Isabel estas palabras, alusivas a ti: « Dichosa la que ha creído que se cumplirá lo que se dijo de parte del Señor » (Le. 1, 45)

6 – PRES.: Dichosa tú, Hija muy amada del Padre, que respondiste al elogio de Isabel con toda humildad: «Mi alma engrandece al Señor… porque ha mirado la humildad de su sierva… y ha hecho en mí maravillas» (Le. 1,46-49).

7 – PRES.: Dichosa tú, Hija muy amada del Padre, que tuviste el gozo de ver nacido a tu Hijo sin que sufriese detrimento tu virginidad.

8 – PRES.: Dichosa tú, Hija muy amada del Padre, que aprendiste de los pastores el anuncio del Ángel: « Os traigo una buena nueva, una gran alegría, que es para todo el pueblo; pues os ha nacido hoy un Salvador, que es el Mesías Señor » (Le. 2, 10-11).

9 – PRES.: Dichosa tú, Hija muy amada del Padre, que oíste a los pastores repetir el canto de los Ángeles: « Gloria a Dios en los alturas y paz en la tierra a los hombres de buena voluntad».

10 – PRES.: Dichosa tú, Hija muy amada del Padre, que conservabas con esmero estos recuerdos para meditarlos en tu corazón.

 

ORACIÓN :

 

O Virgen que tanto meditaste en el misterio del nacimiento de Cristo: Enséñanos también a meditar en tal alto misterio, para que se graben indeleblemente en nuestras almas las lecciones del Pesebre. Que veamos a Dios, por la fe, en todas las circunstancias y acontecimientos de la vida, aun en los más desconcertantes.

 

 

SECUNDA DECENA:

Pronto la joven madre su hijo son víctimas de la envidia y de la maldad de los hombres.

José, como cabeza de esta familia excepcional, recibe de un ángel el siguiente mensaje:

« Levántate, toma al niño y a su madre y huye a Egipto, y estate allí hasta que yo to avise, porque Herodes va a buscar al niño para matarlo » (Mt. 2, 13).

Vamos a pedir a Jesús, en esta decena del Rosario, que, por medio de Mana nos inspire fe absoluta y abandono total a la voluntad de Dios: A nosotros y a cuantos son victimas de la incomprensión, de las persecuciones y de odiosas segregaciones.

1 – Pres.: Alégrate, Virgen María, que presentaste a tu Hijo en el Templo, por obeceder la Ley: «Todo varón primogénito será consagrado al Señor».

2. -. : Santa María, Madre de Dios: ruega por nosotros, por los que sufren persecución y por todos los afligidos.

3 – pres.: Alégrate, Virgen María, que al ofrecer tu Hijo al Padre, aceptaste los sacrificios de su vida.

Asam – Santa María, etc. (y así en todas las invocaciones).

4 – Pres.: Alégrate, Virgen María, que, por humildad y obediencia, te sometiste a los ritos de la purificación como una madre cualquiera.

5 – Pres.: Alégrate, Virgen María, que compartiste el gozo del anciano Simeón al tener a Jesús en sus brazos.

6 – Pres.: Alégrate Virgen María, que obedeciste con fe v confianza aquella orden, tan dura, que José te transmitió de parte del ángel: huir al extranjero por salvar la vida del Niño.

Alégrate, Virgen María, que te sobrepusiste con entereza a las penas y dificultades de una vida en el exilio.

7 – Pres.: Alégrate, Virgen María, que, habiendo complido tu Hijo los doce años, lo llevaste, por Pascua, al Templo de Jerusalén.

8 – Pres.: Alégrate, Virgen María, que encontraste a Jesús en el templo conversando con los doctores de la Ley.

9.- Pres. Alégrate Virgen María, a pesar de que no comprendiste, en un principio, la ¿No sabíais que es preciso que me ocupe en las cosas respuesta de Jesús: de mi Padre? » (Lc. 2, 49).

10 – Pres. Alégrate Virgen María, que conservabas todos estos recuerdos en tu corazón, mientras « Jesús crecía en edad, sabiduría y gracia delante de Dios y de los hombres» (Le. 2, 52).

 

ORACIÓN.

Madre Santísima, tú, que escrutabas de continuo, en tu Hijo y en el Espíritu Santo, las profundidades del AMOR, haz de nuestras vidas una búsqueda de Dios y un decidido esfuerzo por llevar su amor a nuestros hermanos los hombres, mientras llega el día de ser definitivamente suyos, en el más allá que esperamos, junto a ti.

 

 

20

De que maneira a Virgem María e os Apostólos

passam da oração com Jesus sobre a terra

à oração com Jesus glorificado

 

É hoje o dia da ASCENSÃO. Jesus desaparece dos olhares maravilhados e sem dúvida entristecidos, dos seus apóstolos e discípulos. Como Bernadette, a 16 de julho de 18b», sentiu que tinha tido a última aparição, assim também os apóstolos compreenderam que Jesus nao estaria mais com eles visivelmente. Haverá aparições mais tardias, como a de S. Paulo no caminho de Damasco, ou de outras que podemos desconhecer; mas, finalmente, tanto os apóstolos como a Virgem Santíssima estão agora entregues a si próprios.

Mas então, podemos tentar de imaginar o que se passa com eles. Os mortos rapidamente sao esquecidos, diz o provérbio. Porém Jesus está sempre vivo. Êle é a única razão de viver dequêles que permanecem. Como imaginar pois que durante as suas reuniões, ou na fraçao do pao eucarístico, não falem de Jesus? Aqui não há imaginação; é uma realidade psicológica elementar. Eles procuram compreender o que se passou durante três anos. Com efeito, quantas recordações lhes vêm à memória e induzem a interrogar-se : « Lembras-te, diz um apóstolo, do dia em que ressuscitou a Lázaro? » «Como foi que Ele disse, no dia em que multiplicou os pães? » acrescenta outro… E assim vão remoendo continuamente as suas recordações. Mas, não há dúvida, uma vez ou outra, Maria, Mãe de Jesus, está presente, esta entre eles. « Quando Jesus era adolescente disse-vos, Maria, o que devia acon-tecer-lhe? » E alguma mulher ainda jovem a perguntar: «Em que idade Jesus começou a ialar? O que é que dizia quando era pequeno? » E quantas outras perguntas!…

E há outras ocasiões, por exemplo, o Primeiro Concílio de Jerusalém, no ano 49, em ue os Apóstolos se reencontraram após um período mais ou menos longo de ausência. E, e novo, como numa reunião de amigos ou de antigos alunos, se evocam as recordações de Jesus, o amigo, o homem extraordinário.

,., Terão ideia dos aniversários? Certamente o da Páscoa e alguns outros. Possuímos o diario de viagem de nobre dama espanhola do séc. 4, Etéria, e na última parte, ela descreve as festas que se celebravam em Jerusalém por volta do ano 400: Natal, Epifania, Apresentação ao Templo, a Quaresma com sua liturgia especial que prepara à Páscoa e depois à Ascensão e à descida do Espírito Santo.

.Porém, se os Apóstolos conservam sobretudo a recordação da morte e da ressurreição •a jSto' Maria. sua divina Mãe, terá sem dúvida uma liturgia íntima e mais completa da vida de seu divino Filho. Evidentemente, como se poderá pensar que, por exemplo, cada ano nao lhe venha à memória o mistério da Conceição miraculosa e depois o nascimento não menos admirável do seu Jesus?

E, aí está João que a recebeu em sua casa. Será imaginar demasiado, pensar que um dia, vendo-a ainda mais recolhida do que de costume, êle lhe tenha perguntado: «Eni que pensais hoje, ó Mãe» » E que ela lhe narre, com muita simplicidade, a Anunciação, ou a Natividade ou algum episódio da vida de Jesus. E de outra vez, será Lucas, o « médico muito amado » que faz o seu inquérito… e que obtém este ou aquele pormenor importante. De maneira que foram hauridos na própria Fonte numerosos factos muito preciosos e interessantes da vida da Sagrada Família.

Não, não é possível que Maria, a meditativa, não tenha tido o culto dos aniversários de Jesus, e que no do nascimento, por exemplo, ela não tenha revivido em espírito tudo o que se passou, tudo o que ela « meditou em seu coração ».

Haverá nisto um princípio de ciclo litúrgico? Os textos canónicos, pelo menos, não dizem muita coisa a este respeito; mas nada impede que imaginemos S. João e S. Lucas pedir a Maria que seja guia da oração deles a Jesus neste ou naquele aniversário.

Certas palavras de Sto Irineu poderiam ajudar-nos a compreender como se terá produzido, na origem, o fenómeno da tradição que é uma das fontes da Revelação?

Irineu conheceu a Policarpo, e este conheceu a S. João. Ora, Irineu diz que se lembra de Policarpo de maneira extremamente viva: «Eu poderia, afirma êle, dizer o lugar onde se sentava o Bemaventurado Policarpo para falar às gentes; como entrava, como saía, sua maneira de viver, seu aspecto físico, as conversas que êle tinha perante a multidão, como relatava suas relações com João e os outros discípulos que tinham visto o Senhor. Como recordava as suas palavras e as coisas que tinha ouvido contar a respeito do Senhor Jesus, de seus milagres, do seu ensino. Policarpo tinha recebido tudo isso das testemunhas oculares do Verbo de Vida.

« Tudo isso, continua S. Irineu, escutei-o com atenção, anotei-o não o papel, mas no meu coração; e conservei-o sempre com amor ».

Se isto é verdadeiro da terceira geração da era cristã, o que não deve ser do próprio S. João que foi amigo tão íntimo de Jesus e de sua divina Mãe?

Sim, é realmente muito difícil de pensar que um certo ciclo litúrgico não tenha nascido no coração de Maria e na irradiação de seus costumes.

É por isto que os teólogos da Escola Francesa de Espiritualidade do séc. 17 (Bérulle, Olier, jjudes, etc.) continuados por místicos como Maria des Vallées, insistiram tanto sobre a ideia de REVIVER os ESTADOS de JESUS no decorrer do ano litúrgico. É evidente que os mistérios de sua vida foram passageiros e terminaram quanto à ação e à substância; porem, o Autor e o Sujeito destes mistérios, Jesus Cristo, que encerra a graça, a vida e o espirito perpétuo dos mesmos, está permanente e continua na eternidade.

O Rosário, ou o Terço, não seria um dos meios de percorrer todo o ciclo da vida de Jesus e de Maria sobre a terra, e sua glorificação no céu? Um meio de nos reconduzir ao essencial: toda a história da humanidade e todo o seu futuro, não estarão aí contidos?

A nossa liturgia de hoje procurará, portanto, reviver com Maria alguns momentos de suas recordações, sob a fornia duma parte do rosário, o terço, recitado de maneira um pouco adaptada e renovada.

 

X – ENCARNAÇÃO

 

Durante a primeira dezena, pediremos à Serva do Senhor que nos ajude a sermos mais atentos aos apelos do Espírito Santo em nossas almas, para que, a exemplo dela, tenhamos a coragem de responder generosamente aos desígnios de Deus sobre cada um de nós.

 

EIS A MANEIRA de recitar:

 

1 – PRES.: Bendita sejas, Filha bem-amada do Pai, que recebeste com fé a mensagem do Arcanjo: « Eis que conceberás e darás à luz um Filho e pôr-lhe-ás o nome de Jesus ».

ASS. : O Senhor é contigo, bendita és tu entre as mulheres, e bendito é o fruto de teu ventre, Jesus.

2 – PRES.: Bendita sejas, Filha bem-amada do Pai, que respondeste com toda a confiança e disponibilidade: «Eis a Serva do Senhor, faça-se em mim conforme a tua palavra ».

ASS. : O Senhor … (como no N. 1).

3 – PRES.: Bendita sejas, Filha bem-amada do Pai, que em teu seio formaste o Filho de Deus que se fez teu Filho e nosso Irmão.

4 – PRES.: Bendita sejas, Filha bem-amada do Pai, que, saudando a tua prima Izabel, tiveste a alegria de sentir o primeiro milagre de teu Filho quando fez exultar João no seio materno.

5 – PRES.: Bendita sejas, Filha bem-amada do Pai, que recebeste de tua prima este elogio: « Bem-aventurada tu, que creste, porque se hão de cumprir as coisas que da parte do Senhor te foram ditas ».

6 – PRES.: Bendita sejas, Filha bem-amada do Pai, que respondeste com toda a humildade:

« A minha alma glorifica o Senhor… porque lançou os olhos para a baixeza de sua serva… e fez em mim grandes coisas… ».

7 – PRES.: Bendita sejas, Filha bem-amada do Pai, que tiveste a alegria de ver teu Filho nascer sem quebrar o selo de tua Virgindade.

8 – PRES.: Bendita sejas, Filha bem-amada do Pai, que ouviste dos pastores a proclamação do Anjo: «… Eis que vos anuncio uma grande alegria… Nasceu-vos … um Salvador, que é o Cristo Senhor ».

9 – Pres.: Bendita sejas, Filha bem-amada do Pai, que ouviste os pastores repetirem o canto dos Anjos: « Glória a Deus no mais alto dos céus, e paz na terra aos homens de boa vontade ».

10 – PRES.: Bendita sejas, Filha bem-amada do Pai, que guardas carinhosamente estas recordações e as meditas em teu coração.

 

ORAÇÃO:

 

Ó Virgem contemplativa da Natividade, ensina-nos a refletir, a meditar bastante sobre o nascimento de teu Filho, para que também em nós o espírito e a memória retenham as lições do Presépio, e os olhos sejam capazes de o reconhecer com fé nas circunstâncias e nos acontecimentos mais desconcertantes da vida. – AMEN.

 

SEGUNDA DEZENA:

 

Mas esta jovem mãe, e seu filhinho, são alvo imediato da inveja e da maldade dos homens.

José, chefe desta família excecional, recebe do anjo o aviso: « Levanta-te, toma o menino e sua mãe, e foge para o Egito, e reside lá até que eu te avise; porque Herodes vai procurar o menino para o matar ».

Durante esta segunda dezena, peçamos a Jesus, por Maria, que nos inspire, assim como a todos os que sofrem: incompreendidos, perseguidos ou segregados, os mesmos sentimentos de fé e de confiante abandono à vontade do Pai.

1 – PRES.: Alegra-te, ó Virgem Maria, que foste ao Templo apresentar o teu divino Filho, para cumprir a Lei: « Todo o varão primogénito será consagrado ao Senhor ». ass. : Santa Maria, Mãe de Deus, roga por nós e por todos os que sofrem perseguição.

2 – PRES.: Alegra-te, ó Virgen Maria, que, oferecendo o teu Filho a seu Pai, aceitas todos os sacrifícios de sua vida.

3 – PRES.: Alegra-te, ó Virgem Maria, que humilde e obediente, te submetes aos ritos

da purificação como todos as mães judias.

4 – PRES.: Alegra-te, ó Virgen Maria, que compartilhas a alegria do velho Simeão que tomou em seus braços o teu divino Filho, louvando a Deus.

5 – PRES.: Alegra-te, ó Virgem Maria, que obedeceste com fé e confiança à ordem de José de fugir para o Egito, para salvar a vida de Jesus.

6 – PRES.: Alegra-te, ó Virgem Maria, que venceste com amor e confiança, as tristezas da vida de exilados.

7 – PRES.: Alegra-te, ó Virgem Maria, que, por ocasião da Páscoa/levaste Jesus ao Templo, quando completou os doze anos.

8 – PRES.: Alegra-te, ó Virgem Maria, que encontraste Jesus no Templo, sentado entre os doutores, ouvindo-os e interrogando-os.

9 – PRES. : Alegra-te, ó Virgem Maria, apesar de não teres compreendido logo a resposta do teu Jesus: «Não sabíeis que devo ocupar-me nas coisas de meu Pai»?.

10 – PRES.: Alegra-te, ó Virgem Maria, que conservavas no teu coração todas estas coisas, enquanto Jesus crescia em idade, em sabedoria e em graça diante de Deus e diante dos homens.

 

ORAÇÃO:

 

Ó Mãe santíssima, tu que não deixaste de perscrutar em teu Filho e no Espírito Santo as profundezas do Amor, faz com que sejamos também, durante toda a nossa vida, daqueles que procuram a Deus e propagam o seu amor, até que um dia sejamos definitivamente presos por Ele. – AMEM.

 

 

20

How Mary and the Apostles passed from prayer

with Jesus on earth to prayer to Jesus glorified

 

Today is the Feast of the Ascension. Jesus disappeared under the amazed but no doubt saddened eyes of the Apostles and disciples.

As Bernardette will feel on July 16, 1858 that she has had her last vision, so the Apostles realised that Christ would no longer be with them with His visible presence. There will be later apparitions like that to St Paul on the way to Damascus, or others of which we do not know. But the Apostles and the Blessed Virgin are left to themselves.

However, one can try to imagine what took place among them. It is said that the dead are soon forgotten. But Christ still lives. He is the sole reason why those who remain live. Surely at their reunions or at their breaking of the Eucharistic Bread, they spoke of Jesus! That is not imagination but an elementary psychological reality. They tried to understand what took place during three years. What memories they had, what questions they asked one another. " Do you remember ", asked an Apostle, " the day He raised Lazarus from the dead? " " What did He say the day He multiplied the loaves? " questioned another. So they remained constantly with their memories. Without any doubt, the mother of Jesus was sometimes present among them. " Mary, when Jesus was a youth did He ever tell you anything that would happen to Him? " And a young woman might have asked her, " At what age did He begin to talk? What did He say when He was little? " There would have been many other questions.

There were other occasions for questioning one another, as, for example, at the First Council of Jerusalem in the year 49 when the apostles assembled after a more or less long absence. Just as such reminiscing takes place at gatherings of friends or at reunions of former pupils, so were the memories of Jesus, that friend, that extraordinary man, recalled.

Do we commemorate anniversaries? Surely that of Easter and others. In the travel diary of a noble Spanish lady of the 4th century, named Etherie, is described the festival days which were celebrated in Jerusalem about the year 400 — those of Christmas, the Epiphany, the Presentation in the Temple, Lent with its special liturgy leading up to Easter, then the Ascension and the Descent of the Holy Spirit.

If the Apostles above all kept the memory of the death and the resurrection of Christ, Mary, His divine Mother retained a more intimate and more complete liturgy of the life of her divine Son. It is most reasonable to think, for example, that every year she recalled the occasions of the Miraculous Conception and the no less admirable birth of her Son Jesus.

Then there is John who took the Virgin Mary to his home. Does it seem the slightest bit unreal that on such and such a day when he saw Mary more recollected than usual he should say to her, " What are you thinking about today, Mary? " Then she very simply tells him of, be it the Annunciation, the Nativity or an incident in the life of Jesus. On another day there would be Luke, the well-beloved doctor, who made his enquiry, and obtained one or other important detail. Thus from the very source were drawn a number of very precious and very interesting facts about the life of the Holy Family.

It is quite unthinkable that Mary, the pondering one, did not have the cult of the anniversaries of Jesus, and that, for example, she did not recall all the incidents of His birth-all that she "pondered in her heart".

Was that the beginning of the liturgical cycle? The canonical texts say nothing special about that; but nothing prevents our picturing St John or St Luke asking Mary to lead them in prayer to Jesus on one or other of these anniversaries.

A few words from St Ireneus might help us to understand how there arose in the beginning the phenomenon of the tradition which is one of the sources of Revelation. Ireneus knew Polycarp and Polycarp knew John. Ireneus states that he remembers Polycarp very vivedly: "I could tell", he affirms, "the place where Polycarp used to sit when he spoke to the people, how he came in and went out, his way of life, his physical appearance, the conversation which he had with the crowd, how he spoke of his relations with John and the other disciples who had seen the Lord, how he recalled their words and the things that had been told about the Lord Jesus, about His miracles and His teaching".

Polycarp had learnt all that from eye-witnesses of the Word of Life. "All that", continues Ireneus, "I have carefully listened to. I did not commit it to paper but kept it in my heart; and I have always kept is there with love".

If that is true of the third generation of the Christian era, what must it be in the case of St John himself, who was so close to Jesus and His Mother? Yes, it is truly difficult to think that a definite liturgical cycle did not originate in the heart of Mary, and in the radiance of her actions.

That is why the theology of the French School of Spirituality of the 17th century (Bérulle, Olier. Eudes, etc.), more deeply lived in its principles by mystics such as Marie des Vallès, has insisted so much on the idea of RELIVING STAGES of Jesus in the course of the liturgical year. The mysteries of the life of Jesus were limited in time as to their action and substance, but the Author and the subject of these mysteries, Jesus Christ, who is the author of their life, grace and spirit, is permanent and dwells in eternity.

Would not the Rosary be the means of enabling us to cover the whole cycle in the life of Jesus and Mary on earth and their glorification in heaven — a means of bringing us back to what is essential: Is not the whole history of humanity and its future contained in that cycle?

Our liturgy of today will try to relive with Mary some of the memories suggested by a part of the rosary recited in a renewed and somewhat adapted manner.

 

I – THE INCARNATION

 

During the first decade we shall ask the Servant of the Lord to help us to be more attentive to the appeal of the Holy Spirit to our heart so that after her example we may have the courage to respond generously to the designs of God for each of us.

 

(Here is the manner of reciting it)

 

1 – PRES.: " Rejoice, well-beloved daughter of the Father, who received with faith the

message of the angel: ' Behold, you will conceive in your womb and shall bear a Son and call Him Jesus ' ".

ASS. : The Lord is with thee, blessed art thou among women and blessed is Jesus, thy Child.

2 – PRES.: Rejoice, well-beloved daughter of the Father ,who responded with confidence and resignation: " I am the handmaid of the Lord; be it done to me according to Thy word".

ASS. : The Lord is with thee, blessed art thou among women and blessed is Jesus, thy Child.

3 – PRES.: Rejoice, well-beloved daughter of the Father, who formed in your bosom the Son of God, become thy child and our Brother.

ASS. : THE LORD…….

PRES; Rejoice, well-beloved daughter of the Father, who greeting your cousin Elizabeth, had the joy of knowing the first miracle of your Son when He made John leap in the womb of his mother.

ASS. : THE LORD…….

PRES: Rejoice, well-beloved daughter of the Father, who received from your cousin this eulogy: " Blessed are you for believing; the message that was brought to you from the Lord; it shall have fulfilment ".

ASS. : THE LORD…….

PRES: Rejoice, well-beloved daughter of the Father, who responded in all humility: " My soul magnifies the Lord because He has looked upon the lowliness of His handmaid and has wrought for me His wonders ".

ASS. : THE LORD…….

PRES: Rejoice, well-beloved daughter of the Father, who had the joy of giving birth to your Son, and still remained a virgin.

ASS. : THE LORD…….

PRES: Rejoice, well-beloved daughter of the Father, who learnt from the shepherds the announcement of the angels: " I bring you good news: a saviour has been born for you, the Lord Christ himself ".

ASS. : THE LORD…….

9 — PRES:.: Rejoice, well-beloved daughter of the Father, who heard the shepherds repeat: " Glory to God on high and peace on earth to men of good will ".

ASS. : THE LORD…….

10 – PRES: Rejoice, well-beloved daughter of the Father, who carefully kept these memories and pondered them in your heart.

Ass. : THE LORD…….

 

PRAYER.

 

O blessed Virgin meditating on the Nativity teach us to reflect and to meditate deeply on the birth of your Son so that our minds and our memories may retain the lessons of the crib, and that our eyes be afterwards capable of recognising with faith Him in the most adverse circumstances and events of life. — Amen.

 

SECOND DECADE.

 

This young mother and her Baby are already the object of the jealousy and wickedness of men. Joseph, the head of this exceptional family, receives a warning from an angel: "Rise up, take the Child and His mother and flee into Egypt; there remain till I give the word, for Herod will soon be making search for the Child to destroy Him".

During this 2nd decade we shall ask Jesus through Mary to inspire us, as well as those who suffer through misunderstanding, persecution or segregation, with those same sentiments of faith and confident resignation to the will of God.

1 – PRES. : Rejoice, Virgin Mary as you go to offer your divine Son in the Temple, in obedience to the law: " Every first born shall be dedicated to the Lord ".

ASS. : Holy Mary, Mother of God, pray for us and for all those suffering misfortune, and for the persecuted.

2 – PRES. : Rejoice, Virgin Mary, as you offer your Son to His Father, and accept all

the sacrifices of His life.

Ass. : HOLY MARY…….

3 – PRES. : Rejoice, Virgin Mary, who in humility and obedience submit to the rites

of purification obligatory for all Jewish mothers.

ASS. : HOLY MARY…….

4 – PRES. : Rejoice, Virgin Mary, as yon share in the joy of the old man Simeon when

he takes your divine Child in his arms and blesses God.

ASS. : HOLY MARY…….

5 PRES. : Rejoice, Virgin Mary, as you obey with confident hope the order of Joseph

to take refuge in Egypt, to save the life of Jesus.

ASS. : HOLY MARY…….

6 – PRES. : Rejoice, Virgin Mary, who submitted with love and confidence to the sorrows of a life in exile.

ASS. : HOLY MARY…….

7 – PRES. : Rejoice, Virgin Mary, who at the Pasch lead Jesus at the age of 12 to the Temple.

ASS. : HOLY MARY…….

8 – PRES. : Rejoice, Virgin Mary, who found Jesus in the Temple, seated among the Doctors, listening to them and questioning them.

ASS. : HOLY MARY…….

9 – PRES: Rejoice, Virgin Mary, although you did not understand immediately the reply of Jesus: " Did you not know that I was about my Father's business".

ASS..: HOLY MARY…….

10 – PRES. : : Rejoice, Virgin Mary ,who kept all those memories in your heart when Jesus grew in grace before God and man.

ASS. : HOLY MARY…….

 

PRAYER

O most holy Mary who did not cease to discover in your Son and in the Holy Spirit, the depths of love, grant that we may be all our life seekers of God and propagators of His love until the day when we shall be in His presence in heaven. – Amen.

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