28 – Prière liturgique à Marie dans lEglise

08/Jun/2010

28 – Prière liturgique à Marie dans l'Eglise

 

Les catégories ont été tellement bousculées déjà que l'on se demande s'il convient encore de distinguer entre liturgique, paraliturgique, populaire etc. … Nous avons pu le voir, au cours de ce mois, tel secteur de l'Eglise, le secteur copte possède depuis un temps immémorial un livre liturgique spécifiquement marial, qui est la liturgie du mois de décembre. Il n'est pas impossible que le Rosaire, tout en gardant assez de souplesse, devienne un jour une liturgie. Mais enfin, restons avec la conception traditionnelle d'après laquelle la liturgie est constituée de la messe et de l'office.

 

1.- LA VIERGE DANS LA MESSE?

 

a) Réflexion sur les liturgies orientales.

Remarquons d'abord que la messe latine à l'égard de Marie est bien plus austère que la messe orientale.

Dans la liturgie byzantine, par exemple, c'est huit fois que revient le souvenir de Marie. Elle y est amplement invoquée dans les prières de préparation récitées devant son image. Quand on prépare le pain de l'offrande et qu'on le divise en parcelles, Marie est représentée dans l'une de ces parcelles qui est mise à côté de celle qui représente le Christ et l'on récite: « La Reine s'est tenue à votre droite, en vêtements d'or ».

A l'ouverture de la messe, il y a un rappel de l'intercession de Marie; puis de nouveau, comme verset du Graduel: « Par l'intercession de la Theotokos, ô Sauveur, sauve-nous ».

Ce Graduel est suivi d'un tropaire qui célèbre à la fois le Verbe Incarné et sa divine Mère.

De dimanche, il s'y ajoute ce qu'on appelle des Theotokia, qui, comme le nom l'indique, sont encore une célébration de la Mère de Dieu.

Nouveau tropaire à la Vierge, un peu après, qui, pour les jours ordinaires, est une prière brève, mais très insistante sur les termes de « secours des chrétiens », « médiation », « avocate », « constante protectrice ».

Après la Consécration, on a l'équivalent de ce qui se trouve dans la liturgie latine, mais souligné par l'encensement: « En premier lieu, la toute-sainte, pure, bénie par-dessus tout, et glorieuse Mère de Dieu et toujours Vierge Marie ». Et le chœur entonne alors un nouveau tropaire d'exaltation de Marie.

Enfin, à l'Ite Missa est, on fait encore mention de l'intercession de Marie.

 

b) La liturgie latine après Vatican II.

Il n'est pas question de vouloir réformer la liturgie latine, mais de bien se rendre compte que l'on n'a pas attendu le « triomphalisme baroque » occidental pour donner à Marie une place extraordinaire, et ceci en pleine liturgie.

Cela peut aider à interpréter les réformes qui ont suivi Vatican II.

Rien de nouveau du point de vue marial dans les nouvelles prières eucharistiques jusqu'à ce jour. La mention de Marie y serait même plus brève. Ceci se comprend puisque ces prières s'inspirent de textes très anciens et que, dans les tout premiers siècles, la prière à Marie n'est pas encore développée. Ces prières eucharistiques toutefois ne représentent pas un point d'arrivée. Elles seront sûrement suivies d'autres, dont l'une, éventuellement, pourrait se rapprocher davantage du schéma byzantin.

Mais, c'est plutôt dans la liturgie de la parole qu'il faut chercher à l'occasion des fêtes, l'enseignement et la dévotion mariale. Que sont donc devenues les fêtes mariales dans la réforme du Calendrier.

Quatre ont le rang de solennités: la Fête de la Mère de Dieu, le 1er janvier; l'Annonciation (appelée Annonciation du Seigneur, le 25 mars); l'Assomption, le 15 août; et l'Immaculée-Conception, le 8 décembre.

Deux ont le rang de fêtes: la Visitation et la Nativité de Marie.

On peut ajouter deux autres fêtes qui ne sont pas spécifiquement mariales: la Sainte Famille, le dimanche dans l'Octave de Noël, et la Purification devenue Présentation du Seigneur. Dans l'une et l'autre, évidemment la référence mariale est claire.

Il y a ensuite 4 « mémoires »: Marie Reine, la Vierge des Douleurs, N.-D. du Rosaire et la Présentation de Marie.

Enfin, 4 autres sont des mémoires facultatives: N.-D. de Lourdes; N.-D. du Mont-Carmel; la Dédicace de Ste-Marie-Majeure; et le Cœur Immaculé de Marie.

Cela fait un total d'une quinzaine auxquelles peuvent s'ajouter des fêtes locales comme N.-D. de Guadalupe ou del Pilar ou Aparecida, etc. …

Par ailleurs, presque chaque samedi, il est possible de faire mémoire de la Ste Vierge. Des textes nombreux ont été choisis également pour les messes votives de la Ste Vierge qui sont particulièrement indiquées pour des diocèses, des pays, des congrégations, ayant pour fête patronale une fête mariale qui ne fait pas partie du groupe des fêtes retenues par le Nouveau Calendrier.

 

c) Comment utiliser la liturgie mariale.

Le problème serait donc, à partir des fêtes, ou des messes votives, de faire une liturgie de la Parole qui fasse vraiment passer un message marial. La liturgie d'avant le Concile était rigoureusement fixée. La liturgie actuelle est plus souple. Cependant, on aura intérêt, à partir des textes indiqués dans « l'Ordo des lectures ».

Prenons un simple exemple, avec une fête à laquelle ce Mois de Marie n'a fait aucune allusion: la Nativité de Marie.

Quelle liturgie peut-on faire à partir d'un événement qui nous est inconnu? La liturgie suggère la lecture d'un texte de Michée et la généalogie du Christ en saint Matthieu.

La prophétie de Michée annonce que le Messie sortira de Bethléem Ephrata « au temps où aura enfanté celle qui doit enfanter ». Quant à la généalogie, on sait qu'elle est celle de Joseph, car dans le monde Juif, seule la paternité légale confère les droits héréditaires. Marie est-elle de la même tribu, de la même famille? Nous ne le savons pas. Elle est une humble parmi les humbles, et le village de Bethléem est un village, comme le sera Nazareth.

Mais, entre cette annonce d'une gloire pour Bethléem et cette litanie à première vue insipide de 3 fois 14 noms qu'on va entendre dans l'Evangile, il serait peut-être possible de glisser un texte de méditation qui ferait assimiler cette litanie et prendre conscience des miséricordes du Seigneur. Ces gens qui, depuis Ruth et Booz au moins, c'est-à-dire pendant plus d'un millénaire, ont habité Bethléem ou ont su que c'était la terre de leurs ancêtres, ces gens-là ont des noms qui ne sont pas les surnoms banals que nous avons maintenant dans la plupart des pays, mais des noms qui parlent de quelque attribut de Dieu ou de quelque miséricorde de Dieu. S. Jean Chrysostome déjà se posait la question du sens de cette généalogie et disait: « Si l'Ecriture consiste ici en une série de noms, est-ce une raison pour penser qu'il n'y ait rien de précieux à en tirer? Ne souffrons donc pas cela, mais essayons de scruter le passage: il y a un trésor abondant à puiser des noms tout nus ».

La prière de méditation pourrait donc se concevoir sous la forme d'une litanie qui scruterait le sens des noms de cette lignée d'ancêtres qui aboutit à Joseph et Marie, puis à Jésus.

 

d) Brève prière.

Nous allons dire maintenant cette litanie comme nous pourrions le faire au cours de cette messe du 8 septembre. On répétera la partie invocation.

Zorobabel veut dire: Maître de la Porte de Dieu.

Porte du Ciel: Prie pour ton peuple.

 

Abiud veut dire: Mon Père c'est Lui.

Fille du Très-Haut, obtiens-nous l'esprit filial.

 

Eliacim veut dire: Dieu Ressuscitant.

Vierge montée au ciel, conduis au ciel toutes les âmes.

 

Azor veut dire: Secours.

Secours des chrétiens, prie pour l'Eglise.

 

Sadoc veut dire le Juste.

Epouse du juste Joseph, obtiens-nous d'être des saints.

 

Achim veut dire: Celui-là est mon Frère.

Mère de la famille humaine, obtiens-nous un cœur fraternel.

 

Eliud veut dire: Voici mon Dieu.

Mère de Jésus-Christ, obtiens-nous la foi.

 

Eléazar veut dire: Aide de Dieu.

Consolatrice des affligés, obtiens-nous d'aimer les pauvres.

 

Nathan veut dire: Le donnant.

Vierge de la Présentation, obtiens-nous un cœur généreux.

 

Joseph veut dire: Celui qui fait pousser le germe.

Joseph, père nourricier de Jésus et véritable époux de Marie, prie pour nous.

 

Marie veut dire: Etoile de la mer.

Etoile de la mer, prie pour l'Eglise enseignante.

 

Qu'on n'aille pas ici s'inquiéter de purisme et dire que toutes ces étymologies ne sont peut-être que des étymologies populaires. Ce qui est sûr, c'est que la généalogie, pour la primitive Eglise qui parle une langue voisine de l'hébreu, n'est pas, comme pour nous, un choc artificiel de syllabes, mais vraiment une évocation. Et combien plus vrai cela est-il pour Marie qui la connaît cette liste d'ancêtres et a pu réfléchir comment tel ou tel avait réalisé la destinée inscrite en son nom, ce nom qui, comme dit Lanza del Vasto auquel a été emprunté l'idée de cette litanie1 «est comme une prière et une évocation perpétuelle déposée au cœur de l'être ».

Cette litanie, employée comme prière de méditation après la première lecture, pourrait faire comme naturellement jaillir l'alléluia prévu: « Tu es heureuse, Vierge Marie, et digne de toute louage, car de toi est sorti le soleil de justice, le Christ, notre Dieu ».

Il n'y aurait d'ailleurs pas de remords à avoir, si l'on choisit un autre alléluia qui puisse paraître encore mieux adapté, surtout, par exemple, s'il existe une belle mélodie sur ce texte. En tant simplement que texte, on pourrait penser à celui d'Isaïe:

 

Un rejeton sort de la souche de Jessé

un surgeon pousse de ses racines

sur lui repose l'esprit de Yahvé. (Is. 11. 1.2)

 

L'Eglise qui met à notre disposition un plus grand choix de lectures bibliques veut que nous en fassions un bon usage. La prière parfaite peut sans doute se réduire, pour l'âme arrivée à un haut degré de contemplation à la formule la plus brève: le kyrie eleison indéfiniment répété du « Pèlerin russe », ou même le simple regard du paysan d'Ars. Mais, pour tous ceux qui sont en route « toute Ecriture est utile pour enseigner » comme dit S. Paul à Timothée (II Tim. 3. 16).

Il faut faire ce même effort de recherche pour chaque fête mariale et pour les messes votives: choisir, selon l'époque, le lieu, la circonstance, les textes vraiment bien adaptés parmi les 15 « premières lectures » et les 11 Evangiles proposés par l'Ordo des Lectures.

 

2. LA VIERGE DANS L'OFFICE.

 

Quant à l'office, comment se pose la question? Il est loisible évidemment de réciter un office marial qui soit tout entier orienté sur la Vierge, mais, ce n'est peut-être pas là la meilleure solution que nous propose l'Eglise d'après le Concile.

Avec la réforme du bréviaire officiellement en cours et officieusement réalisée par des livres comme « Prières du Temps Présent », on a une directive de l'Eglise pour la prière officielle, c'est-à-dire un schéma pour les diverses heures liturgiques avec son contenu de psaumes, d'hymnes, d'oraisons, d'intentions de prières, à partir desquels là aussi peut s'exercer une certaine créativité.

Ce schéma fait une place à Marie, mais une place restreinte. Rien n'empêche toutefois que ceux qui le désirent, particulièrement peut-être des congrégations mariales, puissent souligner davantage certaines fêtes mariales, ou les samedis, soit en empruntant à des offices existants, comme À d'En-Calcat, soit en créant des textes neufs.

Il faut tenir compte de la Tradition, sans doute, et bien des antiennes, par exemple, sont assez belles pour être conservées telles quelles, mais, on peut aussi voir certains éléments de façon plus neuve. Simplement un exemple de détail pour mieux fixer les idées.

Supposons une recherche d'adaptation pour la fête de N.-D. des Douleurs. Parmi les douleurs, pensons à la première: l'inutile recherche d'une auberge à Bethléem. Plutôt qu'un des psaumes qu'on a coutume d'appeler marials, ne vaudrait-il pas mieux prendre un psaume qui évoque l'affliction d'un Serviteur de Yahvé et sa confiance « quand même »? Et l'antienne serait tout simplement:

« Marie le coucha dans une crèche, parce qu'il n'y avait pas de place pour eux à l'hôtellerie ».

Toujours en se référant au schéma de la « Prière du Temps Présent », il serait facile de modifier la prière d'intercession dans un sens marial, en adressant à Marie des invocations que l'on choisirait aussi bibliques que possible et adaptées à la fête célébrée2.

Il faut aussi repenser les hymnes. Sans doute, il existe des milliers d'hymnes mariales latines, et l'Office d'En-Calcat avait choisi quelques-unes des meilleures. Mais la solution d'une traduction presque littérale n'est pas la meilleure. Il faudrait, à partir des sentiments développés dans une de ces hymnes, la recréer pour chaque langue dans une poésie qui ne soit pas inutilement abstraite, mais qui réserve assez de mystère pour évoquer le mystère de Marie.

Voilà quelques pistes de recherches qui pourraient, dans un nouveau contexte, susciter un enthousiasme marial dans les nouvelles générations. Le problème de l'Eglise d'après le Concile est de faire redécouvrir Marie dans son authenticité. Mais la « loi de la prière » ne doit jamais être séparée de « la loi de la foi ». Ce n'est pas tant par des discussions d'Ecole qu'a progressé et progressera la Vérité. C'est bien plutôt par la prière des individus et des communautés méditant le mystère marial, à partir des éléments donnés par l'Eglise, et selon les directives données par l'Eglise.

F. G. Michel

 

 

 

28

Oração litúrgica a Maria na Igreja

 

A classificação tem recebido tantos encontrões que uma pessoa se pergunta se ainda vale a pena distinguir entre liturgia, paraliturgia, popular, etc. Vimos no decorrer do mês como certo sector da Igreja, o sector copta, possui desde tempos imemoriais um livro litúrgico especificamente mariano, que é a liturgia do mês de dezembro. É possível que o Rosário, conservando sempre certa maleabilidade, venha a ser uma liturgia. Contudo, conservemos agora o conceito tradicional segundo o qual a liturgia é constituída pela Missa e o Ofício. Qual é o lugar de Maria na Missa?

Digamos imediatamente que a respeito de Maria a missa latina é muito mais austera que a missa oriental. Na liturgia bizantina, por exemplo, Maria é recordada oito vêzes. Ela é amplamente invocada nas orações preparatórias da missa, recitadas perante a sua imagem. Quando é preparado o pão da oferta e dividido em parcelas, Maria é representada por uma dessas parcelas que é colocada ao lado da parcela que representa Cristo, e o celebrante diz: « A Rainha estava a teu lado com vestes de ouro ».

Ao iniciar a missa, é recordada a intercessão de Maria; depois, outra vez, como versículo do Gradual: « Por intercessão da Mãe de Dus, ó Salvador, salva-nos ». Depois dêste Gradual vem a seqüência que celebra ao mesmo tempo o Verbo Encarnado e sua divina Mãe.

No domingo, acrescenta-se a «Theotokia » isto é, a celebração da Mãe de Deus. Nova seqüência à Virgem, pouco depois, que nos dias comuns é una curta oração, porém, insistindo muito sôbre os têrmos « Socorro dos cristãos », « medianeira », « advogada » « sempre protetora ».

Depois da Consagração, há o equivalente do que se encontra na liturgia latina, mas realçado pelo incensamento: « Em primeiro lugar, a santíssima, pura, bendita acima de todas, e gloriosa Mãe de Deus e sempre Virgem Maria ». E o côro entoa nova seqüência exaltando Maria.

Finalmente, ao « Ite, Missa est », é ainda mencionada a intercessão de Maria. Não se trata de reformar a liturgia latina, mas de verificar que não esperaram o « triunfalismo barroco » ocidental para dar a Maria lugar extraordinário, e em plena liturgia. Isto pode ajudar a compreender as reformas que seguiram o Vaticano II. Nada de novo sob o ponto de vista marial nas novas orações eucarísticas até hoje. A menção de Maria é mais breve até. O que se compreende, pois que estas orações foram inspiradas em textos muito antigos e que, nos primeiros séculos, a oração a Maria não está ainda desenvolvida. Contudo, estas preces eucarísticas não representam etapa final. Outras virão ainda, certamente, das quais talvez uma se aproxime do esquema bizantino.

Porém, é de preferência na liturgia da palavra que devemos procurar, por ocasião das festas, o ensino e a devoção marial. O que é feito das festas em honra de Maria, na reforma do Calendário?

Quatro têm categoria de «solenidades»: Maternidade Divina, a 1 de janeiro; Anunciação (chamada Anunciação do Senhor) a 25 de março; Assunção, a 15 de agôsto; e Imaculada Conceição, a 8 de dezembro.

Duas têm categoria de « festas »: a Visitação, e a Natividade de Maria.

Podemos acrescentar outras duas não especificamente marianas: a Sagrada Família, no domingo da oitava do Natal, e a Purificação, chamada agora Apresentação do Senhor. Em ambas é evidente a referência a Maria.

Há também quatro « memórias »: Maria – Rainha, Senhora das Dores, Senhora do Rosário, Apresentação de Maria.

Finalmente, quatro outras memórias facultativas: N. S. de Lourdes, N. S. do Carmo, Coração Imaculado de Maria, dedicação de Santa Maria Maior.

A êste total podemos acrescentar as festas locais: N.S. de Guadalupe, do Pilar, Aparecida, etc. E ainda, quase todos os sábados, a memória da Santíssima Virgem. Numerosos textos foram escolhidos para as missas votivas de Maria, particularmente indicadas para dioceses, países, congregações, que têm por festa patronal uma festa de Maria que não conste no Novo Calendário.

O problema consistiria pois em, partindo destas festas ou das missas votivas, organizar uma liturgia da Palavra que transmita e mensagem mariana. A liturgia de antes do Concilio estava rigorosamente fixa. A liturgia atual é mais adaptável. No entanto, haverá interêsse partindo dos textos indicados no « Ordinário das leituras ».

Tomemos por exemplo uma festa de que não há referência neste « Mês de Maria »: a Natividade de N. Senhora. Que liturgia poderá haver, partindo de um acontecimento que nos é desconhecido? A liturgia sugere a leitura de um texto de Miquéias, e a genealogia de Cristo em S. Mateus. A profecia de Miquéias diz que o Messias sairá de Belém Efrata « ao tempo em que der à luz aquela que há de dar à luz » (5:3). Quanto à genealogia, todos sabemos que é a de José, pois no ambiente hebraico, só a paternidade legal confere os direitos hereditários. Será Maria da mesma tribo, da mesma família ? Não sabemos. Ela é humilde entre as humildes, e Belém é uma aldeia, como também Nazaré.

O anuncio da gloria que terá Belém é bestante compreensível. A ladainha de 3 vêzes 14 nomes é, à primeira vista, insípida. Que proveito há nessas leituras? Aparentemente nenhum. Porém, talvez seja possível intercalar um texto de meditação que permita assimilar a ladainha e reconhecer as misericórdias do Senhor. As pessoas que habitaram em Belém, pelo menos desde o tempo de Rute e Booz, isto é, durante mais de um milénio, eram continuadores das gerações precedentes; havia também pessoas que, morando em outras aldeias por fôrça das circunstâncias, sabiam contudo que Belém era pátria de seus antepassados. Todas essas pessoas tinham nomes que não eram banais como os que temos atualmente na maior parte dos países; eram nomes que recordavam algum atributo ou ato de misericórdia de Deus. Já S. João Crisóstomo, estudando o assunto, escrevia: « Se a escritura consiste aqui numa série de nomes, será razão para dizer que nada há de precioso a colher dela? Não nos contentemos com tão pouco. Meditemos o texto e veremos que há tesoiros abundantes a recolher de todos êstes nomes ».

A primeira meditação poderia ter a forma de ladainha perscrutando o sentido dos nomes desta linhagem ancestral até José e Maria, e Jesus. Eis uma que poderia servir para a missa de 8 de setembro. Repertir a parte invocação.

1 – Zorobabel significa: Mestre da Porta de Deus.

Porta do Céu, roga por teu povo.

 

2 – Abiud quer dizer: Êle é meu Pai.

Filha do Altíssimo, dá-nos o espírito filial.

 

3 – Eliacim quer dizer: Deus ressuscitando.

Virgem subindo ao céu, leva as almas para o céu.

 

4 — Azor quer dizer: Socorro.

Socorro dos cristãos, roga pela Igreja.

 

5 – Sadoc quer dizer : o Justo.

Esposa do justo José, faze que sejamos santos.

 

6 – Achim quer dizer: Aquêle que é meu Irmão.

Mãe da família humana, dá-nos um coração fraterno.

 

7 – Eliud quer dizer : Eis meu Deus.

Mãe de Jesus Cristo, dá-nos a fé.

 

8 – Eleazar quer dizer: Auxílio de Deus.

Consoladora dos aflitos, faze que amemos os pobres.

 

9 – Nathan quer dizer : o doador.

Virgem da Apresentação, dá-nos um coração generoso.

 

10 – José quer dizer : Aquêle que faz crescer o germe.

José, pai legal de Jesus e verdadeiro esposo de Maria, roga por nós.

 

11 – Maria quer dizer : Estrêla do mar.

Estrela do Mar, roga pela Igreja que ensina.

 

Não venhamos com exagerado purismo dizer que todas estas etimologias escapam à etimologia popular. O que é fora de duvida é que a genealogia, na primitiva Igreja que falava una língua muito próxima do hebraico, não era, como para nós, um choque artificial de sílabas; era verdadeira evocação. E muito mais evocativa era para Maria que conhecia a lista dos ancestrais e podia meditar como êste ou aquele tinha realizado o destino inscrito no seu nome, o qual, diz Lanza dei Vasto (a quem devemos a idéia desta ladainha) « é como que prece e evocação perpétua depositada no coração da pessoa ».

Esta ladainha, usada como prece de meditação depois da primeira leitura, faria brotar, como que naturalmente, o aleluia previsto: « Bendita és tu, Virgem Maria, e digna de todo louvor, porque de ti nasceu o sol de justiça, Cristo Nosso Senhor ».

Não haja dúvidas em escolher um texto mais adequado, sobretudo se também houver melodia para êle. Como texto, por exemplo, o de Isaías (11: 1-2):

 

« E sairá uma vara do tronco de Jessé,

e uma flor brotará de sua raiz.

E repousará sôbre êle o Espírito do Senhor ».

 

Pondo à disposição maior número de leituras bíblicas, a Igreja quer, evidentemente, que façamos bom uso delas. Para as almas que atingiram elevado grau de contemplação, a prece perfeita facilmente se pode reduzir a fórmula abreviada: o Kyrie eleison indefinidamente repetido, do « Peregrino russo », ou até o simples olhar do camponês de Ars. Mas, para todos aquêles que estão caminhando « Toda a Escritura divinamente inspirada é útil para ensinar » (II Tim 3: 16).

É preciso idêntico esfôrço de pesquisa para cada festa de Maria e para as missas votivas; escolher também, conforme o tempo, o lugar e as circunstâncias, os textos bem adequados entre as 15 primeiras leituras e os 11 evangelhos propostos.

Quanto ao Ofício, como fazer? É natural recitar ofício mariano inteiramente orientado ôobre a Virgem Santíssima,; porém, talvez não seja a solução que melhor atenda ao que a Igreja propõe segundo o Concílio. Com a reforma do Breviário oficialmente em curso, e oficiosamente realizada em livros como « Prière du Temps Présent » há uma diretiva da Igreja para a oração oficial, isto é, um esquema para as diversas horas litúrgicas e respectivo conteúdo : salmos, hinos, orações, intenções das preces, — a partir dos quais também pode actuar uma certa criatividade.

O esquema dá um lugar a Maria, porém restrito. Nada impede, no entanto, que os desejosos, especialmente as congregações dedicadas a Maria, sublinhem melhor as festas de Nossa Senhora, ou o sábado, quer aproveitando ofícios existentes, como o de En-Calcat, ou criando textos novos.

Ter em conta a Tradição, não há dúvida; muitas das antífonas, por exemplo, têm beleza bastante para serem conservadas tais como estão, contudo, certos elementos podem ser redigidos de maneira mais atual. Um exemplo de pormenor, para fixar melhor as idéias.

Suponhamos um estudo de adaptação para a festa de N.S. das Dores. Entre as dores, tomemos a primeira: à procura de hospedagem em Belém. Em vez de um dos salmos habitualmente chamados marianos, seria melhor rezar um salmo evocando a aflição de um servo de Deus e a sua confiança « apesar de tudo ». E a antífona seria muito simplesmente: « Maria o reclinou numa manjedoira; porque não havia lugar para êles na estalagem ».

Em referência ao esquema da « Prière du Temps Présent » seria fácil modificar a prece de intercessão em sentido marial, dirigindo a Maria invocações a escolher, tão bíblicas quanto possível, e adaptadas à festa em causa.

É preciso também, rever os hinos. Há milhares de hinos marianos latinos e o Oficio de En-Calcat escolheu alguns dos melhores. Porém, a tradução quase literal não resolve melhor o problema. Seria preciso, partindo dos sentimentos desenvolvidos nestes hinos, criar de novo em cada língua poesia que não seja inùtilmente abstrata, mas que encerre mistério bastante para evocar o mistério de Maria.

Vimos assim alguns caminhos de pesquisa que poderiam, em novo contexto, suscitar o entusiasmo marial das novas gerações. O problema da Igreja, segundo o Concílio, está em fazer redescobrir Maria na sua autenticidade.

Porém, a « lei da oração » nunca deve ser separada da « lui da fé ».

Não foi tanto por discussões de Escola que progrediu e há de progredir a Verdade. Foi mais pela oração dos indivíduos e das comunicades meditando o mistério de Maria, partindo dos elementos dados pela Igreja e conforme as diretivas também dadas pela Igreja.

 

 

28

La oración litúrgica mariana

 

Se han maltratado tanto las categorías, que acaba uno por preguntarse si vale la pena distinguir ya entre liturgia, paraliturgia, reunión del pueblo, etc.

Hemos podido ver en la lectura de uno de estos días cómo cierto sector de la Iglesia, el copto concretamente, posee desde tiempo inmemorial un libro litúrgico específicamente mariano: la liturgia del mes de diciembre. No tendría nada de particular que el Rosario, aun conservando una conveniente flexibilidad, lo viéramos un día transformado en acción litúrgica. Entre tanto, nos quedamos con el concepto tradicional de acción litúrgica, aplicable sólo a la Misa y el Oficio.

¿Qué papel desempeña la Virgen en la liturgia de la Misa?

Comencemos por decir que la Misa latina es, con respecto a María, mucho más austera que la Misa oriental. En la liturgia bizantina, pongamos por caso, se hace mención de María ocho veces. Se la invoca por extenso en las oraciones preparatorias que se recitan ante su imagen. Al preparar el pan de la ofrenda y dividirlo en porciones, María queda representada por una porción distinta de la de Cristo, mientras se recitan estas palabras: « La Reina está a tu derecha, vestida de oro ».

Al comenzar la Misa se acude de nuevo a la intercesión de María, y se la vuelve a invocar en el versículo del gradual: « Por la intercesión de la 'Theotokos', sálvanos, Señor ». A este gradual le sigue una plegaria rítmica en alabanza del Verbo encarnado y de su divina Madre. Él domingo se añaden las « theotokias » o alabanzas en honor de la Madre de Dios.

Nueva plegaria rítmica a la Virgen poco después: los días ordinarios, no pasa de una oración breve en la que se repiten los términos: «socorro de los cristianos», «mediación», « abogada », « constante protectora ».

Los elementos marianos que siguen a la Consagración son semejantes a los de la liturgia latina, aunque solemnizados por la incensación: « Veneramos la memoria, en primer lugar, de la santísima, pura, bendita entre todas las criaturas y gloriosa Madre de Dios, siempre Virgen María ». V el pueblo entona un nuevo himno (« troparion ») de exaltación mariana.

En el « lte, Missa est », se vuelve de nuevo a invocar la intercesión de María.

No vamos con estas consideraciones a reformar la liturgia latina; pero sí caeremos en la cuenta de que no ha hecho falta llegar al «triunfalismo barroco» occidental para dar a María un lugar privilegiado, puesto que los orientales se lo habían concedido siglos antes, con carácter nada menos que litúrgico.

Ello puede ayudarnos a interpretar las reformas subsiguientes al Concilio Vaticano II.

A decir verdad, nada nuevo relativo a la Virgen encontramos en las recientes plegarias eucarísticas. Por lo menos hasta el día de hoy. Incluso diríamos que la mención de María es aún más sobria que antes. Lo cual se explica si tenemos en cuenta que estas plegarias se inspiran en textos antiquísimos (primeros siglos de la era cristiana), cuando la plegaria mariana estaba todavía en mantillas. Se trata, es de suponer, de plegarias que no señalan en modo alguno una meta; de plegarias que habrán de enriquecerse poco a poco hasta asemejarse al esquema bizantino.

Hemos de acudir a la liturgia de la Palabra para cimentar la doctrina mariana, con ocasión, sobre todo, de las festividades de la Virgen.

¿Qué se ha hecho de las fiestas marianas, tras la reforma del calendario?

Cuatro tienen categoría de solemnidad: la fiesta de la Madre de Dios (Io de enero); la Anunciación, llamada Anunciación del Señor (25 de marzo); la Asunción (15 de agosto); la Inmaculada Concepción (8 de diciembre).

Dos tienen categoría de fiesta: La Visitación y la Natividad.

Se pueden añadir otras dos fiestas, no específicamente marianas: la Sda. Familia, y la Purificación (esta última se ha convertido en la Presentación del Señor). En ambas queda en claro su significación mariana.

Por fin, hay cuatro conmemoraciones, que son potestativas: Na Sa de Lourdes; Na Sa del Monte Carmelo; la Dedicación de Santa María la Mayor; el Inmaculado Corazón de María.

Tenemos, pues, en total unas quince fiestas en honor de la Virgen. Añádanse las de carácter local, en ocasiones, muy importantes: Na Sa del Pilar, la Virgen Aparecida, etc.

Por otra parte, está permitido hacer casi todos los sábados conmemoración de Santa María. Numerosos textos de misas votivas han sido seleccionados para las fiestas de la Virgen en tal o cual diócesis, nación o Instituto religioso, que la tienen como Patrona, bajo una advocación distinta de las señaladas en el calendario universal.

¿Por qué no hacer, con ocasión de las fiestas o de las misas votivas de la Virgen, una liturgia de la Palabra capaz de transmitir el mensaje mariano? La liturgia preconciliar era un tanto rígida; la de hoy es más flexible. Con todo, hay que dar la preferencia a los textos indicados en el « Ordo » de las lecturas.

Consideremos la fiesta de la Natividad de María, por ejemplo:

¿Qué liturgia se puede elaborar tomando como punto de arranque un acontecimiento que apenas conocemos? El Ordo sugiere la lectura de un texto de Miqueas y la Genealogía según San Mateo. La profecía de Miqueas anuncia que el Mesías saldrá de Belén de Efratá, en Judá, en « el tiempo en que la que ha de parir parirá » (Miq. 5,3).

En cuanto a la genealogía, sabemos que se trata de la de José, pues entre los judíos sólo la paternidad legal confiere derechos hereditarios. ¿Pertenece María a la misma tribu y a la misma familia? No lo sabemos. Es una humilde entre las humildes, y Belén no pasa de ser un pueblecito, al igual que Nazaret. Pero, entre el anuncio de una gloria para Belén y esta letanía, a primera vista insulsa, de 3 veces 14 nombres, que se lee en el texto evangélico del día, no resulta nada fácil introducir un texto de meditación con que poder asimilar la letanía y captar las misericordias del Señor. Aquellas gentes que, desde Rut y Boz, o quizás antes, es decir, por espacio de un largo milenio, habían habitado en Belén, o sabían que aquella era la tierra de sus antepasados, esas gentes llevaban nombres no vulgares o carentes de significado como entre nosotros, sino nombres que les recordaban algún atributo divino o alguna misericordia del Señor. San Juan Crisóstomo se preguntaba ya por el sentido de tal genealogía: « ¿El hecho de que la Escritura consiste aquí en una serie de nombres, es suficiente para creer que no hay nada preciso por descubrir? No, por cierto. Tratemos, más bien, de escudriñar el pasaje: hay un tesoro escondido en esos nombres que, a primera vista no nos dicen nada ».

La oración de meditación podría, por lo tanto, concebirse como una letanía que escudriñase el sentido de cada nombre en esa línea de antepasados que desemboca en José y María y, con ellos, en Jesús.

Vamos, en este ejercicio del Mes de Mayo, a rezar una letanía que podríamos repetir cada año el día 8 de setiembre:

Zorobabel quiere decir: Dueño de la Puerta de Dios.

¡Puerta del Cielo, ruega por nosotros!

 

Abiud quiere decir: Mi Padre es Él.

¡Hija del Altísimo, obtennos el espíritu filial!

 

Eliacim quiere decir: Dios que resucita.

¡Nuestra Señora de la Asunción, lleva todas las almas al Cielo!

 

Azor quiere decir: Auxilio.

¡Auxilio de los cristianos, ruega por la Iglesia!

 

Sadoc quiere decir: el Justo. ¡Esposa del Justo José, haz que seamos santos!

 

Aquim quiere decir: Ese es tu hermano.

¡Madre de la familia humana, danos un corazón de hermanos!

 

Eliud quiere decir: Aquí está mi Dios.

¡Madre de Jesucristo, obtennos la fe!

 

Eleazar quiere decir: Ayuda de Dios.

¡Consuelo de los afligidos, enséñanos a querer a los pobres!

 

Matan quiere decir: El que da.

¡Virgen de la Presentación, danos un corazón generoso!

 

¡José, Padre nutricio de Jesús y esposo de la Bienaventurada Virgen María:

ruega por nosotros !

 

María quiere decir: Estrella del mar.

¡Estrella del mar, ruega por la Iglesia docente!

 

No vayamos a caer en el purismo de afirmar que todas esas etimologías son tan solo etimologías populares. Estamos ciertos de que la etimología no es para la primitiva Iglesia, acostumbrada al lenguaje hebreo, un juego chocante de sílabas, como puede serlo para nosotros, sino una verdadera evocación. Los nombres de sus antepasados, que María se sabría de memoria, evocarían en ella la vida y misión de cada individuo de acuerdo con el significado del nombre respectivo.

Cada uno de esos nombres, como dice Lanza del Vasto (cf. « Comentario del Evangelio»), de quien hemos tomado la idea de esta letanía, es algo así como una evocación perpetua sembrada en el corazón del ser.

Semejante letanía, objeto de meditación después de la primera lectura, hará brotar espontáneo el aleluya que se esperaba: « ¡Dichosa tú, Virgen María, y digna de toda alabanza, pues de ti nació el sol de Justicia, Cristo nuestro Dios! ».

No hay, por otra parte, inconveniente alguno en elegir otro texto que se adapte mejor, sobre todo si existe una melodía sobre el mismo. Como texto únicamente, podría servir aquel de Isaías:

« Y brotará un retoño del tronco de Jesé

y retoñará de sus raíces un vástago,

sobre el que reposará el espíritu de Yahvé » (Is. 11,1-2).

 

Si la Iglesia pone a nuestra disposición una rica selección de lecturas bíblicas, es porque quiere que las utilicemos con provecho. Cierto que la plegaria perfecta puede reducirse, para las almas que han alcanzado alto grado de contemplación, a una fórmula más breve; el « kyrie eleison » indefinidamente repetido del « Peregrino ruso », o la simple mirada del campesino de Ars. Pero, a quienes están todavía en rula, « toda Escritura es útil para enseñar » (II Tim. 3,16).

Hay que hacer parecido esfuerzo de búsqueda en cada fiesta mariana y en las misas votivas: elegir también, de acuerdo con la época, lugar y demás circunstancias, textos verdaderamente adaptados, entre las 15 « primeras lecturas » y los 11 pasajes evangélicos indicados.

¿Cómo plantearse la cuestión en el Oficio? Está permitido, por supuesto, rezar un Oficio del todo mariano, pero no es esa quizá la mejor solución de entre las que nos ofrece hoy la Iglesia.

Con el nuevo Breviario, oficialmente en proceso de elaboración y oficiosamente publicado en libros como « La oración del tiempo presente », tenemos ya una orientación de la Iglesia, o mejor un esquema de oración para las diversas Horas litúrgicas, rico en salmos, himnos, oraciones, intenciones. Es un punto de arranque para la creatividad.

Dicho esquema concede a María un puesto, aunque restringido. Lo cual no impide a quienes lo deseen (pensemos en un Instituto mariano como el nuestro) el dar particular realce a ciertas fiestas de la Virgen, incluidos los sábados, ya echando mano de otros Oficios, como el de En-Calcat, ya creando textos nuevos.

Hay que contar, por supuesto, con la Tradición. A este respecto, no pocas antífonas son lo suficientemente hermosas como para conservarlas en su forma actual, enriquecidas, si se quiere, con nuevos elementos.

Supongamos, por ejemplo, que se trata da adaptar el Oficio a la fiesta de Na Sa de los Dolores. Entre los siete Dolores, elijamos el primero: la inútil búsqueda de un albergue en Belén. ¿Por qué no recitar, en vez de los salmos marianos, uno que nos recuerde la aflicción del Siervo de Yahvé y su confianza a pesar de los pesares?

« María lo acostó en un pesebre, por no haber sitio para ellos en el mesón » (Lc. 2,7). Refiriéndonos de nuevo al esquema de « La oración del tiempo presente », sería fácil modificar la plegaria de intercesión en un sentido mariano, dirigiendo a la Virgen invocaciones, elegidas a voluntad e inspiradas en la Biblia, adaptadas, al mismo tiempo, a la fiesta que se esté celebrando. (Cf. Calendario religioso, 1ier trimestre 1971, edición francesa).

Habría que revisar asimismo los himnos. Existen, sin duda, a millares, y el Oficio de En-Calcat había hecho un cuidadosa antología. Pero al traducirlos casi literalmente a los diversos idiomas, pierden su belleza y expresión. Habría que componer los himnos en cada lengua, inspirándose, eso sí, en el original griego o latino, de manera que el misterio y la poesía se den la mano en cada himno.

He ahí, pues, algunas pistas de búsqueda, que pueda, en un próximo contexto, suscitar el fervor mariano entre las nuevas generaciones. El problema de la Iglesia, después del Concilio, es redescubrir a María en su autenticidad. Pero no se puede separar la « ley de la oración » de la «ley de la fe ». No es tanto por las discusiones de escuela como ha progresado y sigue progresando la Verdad, cuanto por la oración de los individuos y de las comunidades. Sigamos ahondando el misterio de María, echando mano sobre todo de los elementos que nos ofrece la Iglesia, y en armonía siempre con las orientaciones de la misma Iglesia.

 

 

 

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Liturgical prayer to Mary in the Church

 

The categories have been so confused already that one wonders whether it is still of any benefit to distinguish liturgy, paraliturgy, popular liturgy etc. We have seen during the course of the month that the Coptic sector of the Church has possessed from time immemorial a liturgical book specifically Marial. It is the liturgy for the month of December. It is not impossible that the Rosary, whilst remaining flexible may one day become a liturgy. But let us remain with the traditional conception according to which the liturgy is constituted in the Mass and in the Office.

How does the Blessed Virgin appear in the Mass?

Let us say at once that the Latin Mass with regard to Mary is more sparing than the Oriental Mass.

In the Byzantine liturgy, for example, mention of Mary is made eight times. She is amply invoked in the preliminary prayers recited before her image. When the bread of the Offertory is being prepared and is divided into pieces, Mary is represented in one of these pieces; and it is placed beside that which represents Christ and there is then recited the words, " The Queen stands at Your right, clothed in vestments of gold".

At the beginning of the Mass an appeal is made to the intercession of Mary; then again in the verse of the Gradual there is said, «Through the intercession of the Theotokos, O Saviour, save us".

This Gradual is followed by a vesicle which celebrates both the Word Incarnate and His divine Mother.

On Sundays there is added what is called the Theotokia which, as the name indicates, are a celebration of the Mother of God.

Shortly afterwards there is another memento of the Blessed Virgin, which on ordinary days, is a brief prayer, but very insistent upon the terms, "help of christians", " mediation" "advocate", "constant protectress".

After the Consecration there is the equivalent of what is found in the Latin liturgy, but underlined by the censing, "In the first place, the all holy, pure, blessed above all and glorious Mother of God and ever Virgin Mary". The choir then sings another versicle of exaltation of Mary.

Finally, at the lte Missa est, mention is again made of Mary's intercession.

It is not a question of wanting to reform the Latin liturgy, but of realising that they did not wait for the western "baroque triumphalism" before giving to Mary an extraordinary place, and that in a full liturgy.

That can help us to interpret the reforms which followed Vatican II. There is nothing new from the Marial point of view in the new eucharistie prayers, up till the present. The mention of Mary would be even briefer. This is quite understandable since those prayers were inspired from very old texts; and in the very first centuries prayer to Mary had not yet developed. Those eucharistie prayers, however, do not represent a final point. They will surely be followed by others of which one eventually might more approach the Byzantine schema.

It is rather in the liturgy of the word that one will find, on the feast days, Marial teaching and devotion. What has become of the Marial feast days in the reform of the Calendar? Four have a solemn rank: the Solemnity of Mary, the Mother of God, on January 1st, the Annunciation (called the Annunciation of the Lord), on March 25th, the Assumption, on August 15th, and the Immaculate Conception, on December 8th. Two are simple feasts: the Visitation and the Nativity of Mary. Two other feasts which are not specifically Marial can be added; the Holy Family, Sunday within the Octave of Christmas, and the Purification, now become the Presentation of Our Lord. In both the reference to Mary is clear.

There are four mementos of Mary: Mary Queen, Our Lady of Sorrows, Our Lady of the Rosary, and the Presentation of Mary. Four others are optional commemorations: Our Lady of Lourdes, of Mt Carmel, the Dedication of St Mary Major, and the Immaculate Heart of Mary. That makes fifteen, to which can be added the local feasts of Our Lady of Guadalupe, of Pilar, of Aparecida, etc.

Besides, every Saturday, almost, it is possible to make a commemoration of the Blessed Virgin. Numerous texts have been chosen for votive masses of Our Lady in various dioceses, countries, congregations. These have not been retained in the New Calendar.

The problem would be to form a liturgy of the Word which could really convey a Marial message, a liturgy based on the feasts or votive Masses. The pre-Council liturgy was rigorously fixed. The present liturgy is more flexible. However, for the prospective liturgy, it would be necessary to ensure that the texts indicated in the Office of the Church formed its foundation.

Let us take a simple example — the feast of Nativity of Our Lady, in the month of May, which receives no mention. What liturgy, based on an event about which we know little, can be formed? A liturgy would suggest the reading from Michaeas, and the genealogy of Christ, in St Matthew.

The prophet Michaeas announces that the Messiah will come from Bethlehem-Ephrata "in the time she who is in travail has brought forth her child". As for the genealogy, we know that it is that of St. Joseph, because in the Jewish world, only the father conferred legal rights. Was Mary of the same tribe, of the same family? That we do not know. She was a humble person among other humble people, and the village of Bethlehem was a village such as Nazareth was.

Into this announcement of Bethlehem's glory and, at first sight, the rather uninteresting list of 42 names as recorded in the Gospel, there could be inserted a meditation text including this litany, and a reference to the mercies of the Lord. Those people who, from Ruth to Booz at least, that is to say for more than a thousand years, lived in Bethlehem knew that it was the land of their forefathers who had names which are not the common names that are now to be found in the greater part of the country, but names which betokened some attribute of God or some act of God's mercy. St John Chrysostom wondered about the meaning of this genealogy and said, "If the Scripture here consists of a series of names, is that a reason for thinking that there is nothing precious to be drawn from them. Let that not happen, but let us try to examine the passage: there is a rich treasure to be found in all those bare names".

The meditation prayer could, then, consist of a litany which would study closely the meaning of the names in this ancestral line which ends with the names of Joseph and Mary, then that of Jesus.

We are now going to recite this litany as we could do in the Mass of September 9 The invocation part is to be repeated.

 

Zorobabel means: Master of the gate of God.

Gate of heaven: pray for your people.

 

Abiud means: Christ rising.

Virgin raised to heaven, lead all souls to heaven.

 

Azor means: help.

Help of Christians, pray for the Church.

 

Sadoc means: the Just.

Spouse of the just Joseph, help us to be saints.

 

Achim means: that one is my brother.

Mother of the human family, obtain for us a fraternal heart.

 

Eliud means: here is my God.

Mother of Jesus Christ, obtain for us faith.

 

Eleazar means: help of God.

Consoler of the afflicted, obtain for us a love of the poor.

 

Nathan means: the giver.

Virgin of the Presentation, obtain for us a generous heart.

 

Joseph means: he who makes the seed to germinate.

Joseph, foster father of Jesus, and true spouse of Mary, pray for us.

 

Mary means: star of the sea.

Star of the Sea, pray for the teaching Church.

 

In this matter, don't bother about purism and say that all these etymologies are, perhaps, only popular etymologies. What is certain is that the genealogy, for the primitive Church which spoke a language akin to Hebrew, is not for us an artificial conglomeration of syllables, but is truly an evocation. And how much truer that is for Mary who was familiar with this list of ancestors, and was able to reflect on how such and such a person had realised the destiny inscribed in his name, that name, as Lanza del Vasto, from whom the idea of this litany has been borrowed, says3 "is like a prayer and a perpetual evocation placed in the heart of the human being".

This litany, used as a meditation prayer after the first reading, would naturally draw from our hearts the expected alleluia:" You are blessed, O Virgin Mary, and worthy of all praise, for from you came the Son of justice, the Christ, our God".

Moreover, one could choose, if so wished, another text which might appear better adapted, above all, for example, if there is a beautiful melody on this text. By way of a text one could think of that of Isaias:

"From the stock of Jesse a scion shall burgeon yet;

out of his roots a flower shall spring. On him rests the spirit of the Lord" (Is 11.1, 2).

 

The Church which puts at our disposition a very great choice of biblical readings certainly wishes that we should make a good use of them. The perfect prayer has not necessarily to be long, for the soul which has reached a high degree of contemplation: the ever repeated Kyrie Eleison of the "Russian pilgrim" or the simple look of the farmer of Ars. But for all those who are on the way "all Scripture is useful to convey a lesson" as St Paul says to Timothy. (II Tim. 3.16).

It is necessary to make the same method of inquiry for each Marial feast and for the votive masses; to choose also, according to the time of the year, the place, circumstances, the texts really adapted from among the 15 "first readings" and the eleven Gospels proposed.

How do things stand with regard to the Office? ft is permissible, evidently, to recite a Marial Office which is entirely oriented to the Blessed Virgin, but that is not, perhaps, the best solution which the Church proposes to us according to the Council.

After the official reform of the breviary, and officially realised by books such as "Prayers for the present time", we are given a directive by the Church for the official prayer, that is to say a schema for the different liturgical hours, with its content of psalms, hymns, prayers, prayer intentions, after which a certain creativity is permissible.

This schema gives a place to Mary, but a restrained place. We are not prevented, however, particularly Marial congregations, from stressing more, certain Marial feasts, or the Saturdays, whether by borrowing from existing Offices such as that of En-Calcat or by composing new texts.

Tradition, of course, must be taken into account. Many anthems, for example, are beautiful enough to be kept, such as they are, but certain new elements can be envisaged. — simply an example of detail in order to better fix the idea.

Let us suppose there is a study of an adaptation for the feast of Our Lady of Sorrows. Of the dolour’s, let us think of the first: looking for an inn at Bethlehem. Rather than one of the psalms which we have been accustomed to call Marial, would it not be better to take a psalm which evokes the affliction of a servant of the Lord, and his confidence "all the same".

The anthem would quite simply be:

"Mary laid Him in a manger because there was no room for them in the inn".

Always in referring to a schema of the "Prayer for the present time", it would be easy to modify the prayer of intercession, in a Marial sense, by addressing to Mary invocations which are as biblical as possible, and adapted to the feast celebrated4.

It is necessary to think more deeply about the hymns. There exists a very great number of Marial Latin hymns. The Office of En-Calcat has chosen some of the best. It would be necessary, beginning with the sentiments developed in one of these hymns, to cast it into each language in a poesy which is not uselessly abstract, but which maintains sufficient mystery to evoke the mystery of Mary.

These are some lines of research which could, in a new context, arouse Marial enthusiasm among the new generations. The problem of the Church, according to the Council, is to rediscover Mary in all her authenticity. But "the law of prayer" must never be separated from the "law of faith". It is not so much by discussions of the Schools that the Truth has progressed and will progress. It is much rather by the prayers of individuals and of the communities meditating on the Marial mystery, based on the elements offered by the Church, and according to the directives given by the Church.

1 cf. Lanza del Vasto: Commentaire de l'Evangile, pag. 26 et suivants.

2 Voir Calendrier religieux, 1ier trimestre 1971.

3 Cf. Lanza del Vasto: "Commentary on the Gospel", p. 26 et seq.

4 See: Religious Calendar, 1st Term, 1971.

 

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