A nos chers Lecteurs

L. R.

20/Sep/2010

Avec ce numéro commencent le VIII volume du Bulletin et la seconde décade de son existence. Nous ne voudrions pas le laisser partir, sans vous donner quelques explications nécessaires au sujet de la situation où nous ont mis, depuis deux ans surtout, la pénurie du papier et la crise de la main d'œuvre.

Pour ces deux causes réunies, nos livraisons qui, au nombre de 6 par an, avaient paru très régulièrement jusque là aux époques déterminées, ont dû se réduire à trois et subir parfois dans leur apparition des retards désagréables que nous avons regrettés autant que vous, mais auxquels malheureusement nous ne pouvions rien.

En outre nos gravures, jadis si nettes, si chatoyantes sur leur fond de papier couché, ont dû paraître, plus ou moins brouillées et ternes, sur papier ordinaire, où il est difficile de les bien faire venir.

Et vous vous serez peut-être étonnés que, malgré cette double décadence, le prix d'abonnement soit demeuré le même nous voulons dire qu'il n'ait pas diminué; cependant hélas! en tenant compte de la réalité des choses, ce qui aurait droit plutôt de vous paraître extraordinaire, c'est qu'il n'ait pas encore augmenté.

Nous devons vous dire d'abord qu'en temps ordinaire, le montant des abonnements n'est jamais arrivé à couvrir les frais, même en comptant pour rien le travail de rédaction, qui pourtant, nous pouvons vous l'assurer, n'est pas une quantité négligeable. Songez donc ce que ce doit être aujourd'hui où le prix de tous les éléments a monté dans des proportions effrayantes? Qu'il vous suffise de savoir, par exemple, que les clichés des gravures, que nous payions avant la guerre à 8 centimes le centimètre carré nous coûtent aujourd'hui 21, et que les enveloppes, qu'on avait autrefois pour 12 francs le mille se vendent aujourd'hui 108 francs.

Heureusement que des temps plus normaux, sinon pour le prix des choses, du moins pour la possibilité de trouver ce dont on a besoin, semblent à l'horizon; et s'il plaît à Dieu de nous les donner, nous avons l'espérance que dans un avenir relativement prochain notre chère revue de famille pourra reprendre graduellement son train d'avant guerre et vous arriver régulièrement tous les deux mois.

Nous sommes fermement résolus, pour notre compte, de ne rien négliger pour arriver à ce résultat désirable. Aidez-nous, de votre part, des encouragements de votre sympathie comme vous avez toujours fait jusqu'à cette heure, du secours de vos bonnes prières, et de votre collaboration, toujours attendue avec reconnaissance, par l'envoi de tout ce qui, dans les œuvres de l'Institut, vous paraît digne d'être signalé au pieux intérêt de nos lecteurs.

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