Amis et Bienfaiteurs de lInstitut récemment appelés à une vie meilleure

27/Sep/2010

Entre les Amis et Bienfaiteurs de l'Institut que le Seigneur a rappelés à Lui au cours de ces derniers mois, il en est trois que la reconnaissance nous fait un devoir de recommander tout spécialement aux pieux suffrages des Lecteurs du Bulletin. Ce sont Monseigneur Bonnet, évêque de Viviers, Monseigneur Bernard, évêque de Saint-Hyacinthe (Canada) et Son Eminence le Cardinal Richelmy, archevêque de Turin.

Monseigneur Bonnet, doyen de l'épiscopat de France, qui mourut pleins de vertus et de mérites, il y a quelques semaines, à l'âge vénérable de 88 ans, était depuis 1876 la tête du diocèse de Viviers, où sa mémoire est et demeurera longtemps en bénédiction. Sa sollicitude pour les écoles chrétiennes de son diocèse l'animait d'une paternelle bienveillance à l'égard des religieux qui l'aidaient à les tenir prospères, et ceux de notre Congrégation, pour leur part, en éprouvèrent souvent les effets. Qu'il daigne, du haut du ciel, se souvenir d'eux auprès de Jésus et de Marie, comme ils se souviendront fidèlement de lui dans leur mémento des morts !

Monseigneur Bernard, pour des raisons analogues, se montra, lui aussi, particulièrement bon envers nos Frères de la province du Canada, dont le noviciat se trouve dans sa ville épiscopale, et, à cause d'eux, envers toute la Congrégation dont ils sont les enfants. Il se plaisait à en donner de très aimables preuves. C'est ainsi qu'étant venu en Europe, en 1914, il ne craignit pas de se condamner à un long détour pour faire une visite à notre Maison Mère; et en 1917, à l'occasion du centième anniversaire de la fondation de l'Institut, il écrivit au Révérend Frère Supérieur une longue et belle lettre où se donnent libre cours son affection et son estime pour notre Congrégation et son œuvre. En retour nous avons déjà demandé et nous demanderons encore instamment au bon Dieu de recevoir au plus tôt parmi ses élus, si elle n'y était pas encore, l'âme du saint Prélat qui a tant fait pour conserver et faire croître dans son amour les ouailles dont le soin lui avait été confié.

Nous ferons de même pour l'éminent et vénérable Cardinal Richelmy, dont Turin, après lui avoir fait de touchantes funérailles, pleure encore la perte récente. Quels droits n'a-t.il pas, lui aussi, à notre reconnaissant souvenir devant Dieu! Non content de nous avoir 'accordé, aux jours de nos malheurs, la plus large hospitalité dans son archidiocèse, il n'a jamais cessé de s'intéresser paternellement à nous. Maintes fois, avec la plus grande condescendance, il est venu nous visiter, soit à la Maison Mère, soit dans nos autres maisons des environs de Turin, et jamais nos Supérieurs ne sont allés le voir dans sa propre résidence, sans trouver auprès de lui, avec l'accueil le plus sympathique, le conseil, l'encouragement ou l'appui dont ils avaient besoin. Que Dieu ait fait luire à son âme généreuse la lumière de l'éternelle vérité, qu’il mit ici.bas tant d'ardeur à chercher et de zèle à répondre!

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