Chers Lecteurs

L. R.

11/Sep/2010

Chers Lecteurs

Comme vous voyez, le Bulletin vous arrive aujourd'hui avec une mise nouvelle1. C'est que, par la grâce de Dieu, il commence le second lustre d'une vie que sans doute vous lui souhaitez longue, et il a pensé qu'il valait la peine de consacrer par un petit signe extérieur la réalisation de cette première étape — si humble soit-elle — dans la série de ses ascensions désirées vers le mieux.

Puis il vous apporte joyeux, sincères, fervents, parfumés de toutes les tendresses de l'amour paternel et fraternel, les souhaits de bonne année du Révérend Frère Supérieur, des membres du Conseil Général, des Frères du Grand-Noviciat, de la Communauté de la Maison Mère, du Juvénat Saint François-Xavier; et, pour l'accomplissement d'une mission si honorable, ne lui convenait-il pas d'avoir une tenue qui ne fût pas celle de tous les jours?

Notre espérance est donc que vous apprécierez au moins ses bonnes intentions, et qu'en leur considération vous lui ferez, si possible, un accueil encore meilleur que par le passé. En le fêtant, d'ailleurs, vous fêterez votre œuvre; car, en vérité, que serait-il sans vous? Tout ce qui fait sa valeur, son attrait, son mérite, s'il en a quelqu'un, c'est à vous tout d'abord qu'il en est redevable. De vous lui sont venus ses meilleurs articles de fonds; de vous les relations intéressantes qui ont contribué pour une si large part à lui attirer les sympathies dont, grâce à Dieu, il est partout l'objet; de vous enfin les illustrations si belles, si nombreuses, si originales, si variées que pourrait lui envier plus d'une grande publication. Et nous avons conscience de remplir un devoir aussi rigoureux qu'il est agréable en vous offrant en son nom nos plus sincères remerciements.

Peut-être devrions-nous y ajouter l'expression d'un regret, celui d'avoir da trop souvent — pour nous tenir dans des limites que raisonnablement nous ne pouvions pas excéder — tronquer, mutiler, comprimer, réduire et parfois transformer, au risque de leur ôter leur plus agréable parfum, des compositions où vous aviez mis le meilleur de votre âme. Mais nous sommes persuadés que vous ne nous en tenez pas rigueur, sachant bien que nous ne nous y résolvons qu'à regret, poussés que nous sommes par la nécessité de rester dans notre cadre et de donner à l'ensemble un certain caractère d'unité sans lequel la revue ne pourrait être elle-même.

Qu'il nous soit donc permis de compter que la perspective de cette éventualité plutôt désagréable ne vous découragera pas, et qu'avec la même obligeance que jusqu'ici — nous ne pouvons la désirer plus grande — vous continuerez à nous pourvoir abondamment de nouvelles intéressantes, afin que nous puissions, à notre tour, en faire part à toute la grande famille.

Faute des hommes, le bon Dieu, qui aime, tant ta charité fraternelle et tout ce qui peut contribuer à l'entretenir, vous en récompensera.

L. R.

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1 Et admirez avec nous combien la plume artistique du Frère Marcy, inspirée par son amour filial envers l'Institut, a su la lui faire élégante!

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