Cinquantenaire de Naililili

19/Oct/2010

CINQUANTENAIRE DE L'ÉCOLE DE NAILILILI.

                                                                             (Fidji).
 
C'était en octobre 1899. Les Chers Frères Claudius et Macaire arrivaient à Naililili pour y prendre la direction d'une école au nom de la Mission catholique pour l'instruction et l'éducation des garçons fidjiens. Pendant les vingt premières années, le chiffre des élèves oscilla entre 80 et 120. A partir de 1920 jusqu'en 1941, les présences montèrent graduellement jusqu'à 185. Vers la fin de la deuxième guerre mondiale, l'école avait plus de 200 élèves. Les locaux furent beaucoup élargis avec des bâtisses ayant servi aux armées. Grâce aussi aux efforts de la Mission et à la forte direction de l'école (sous le Cher Frère Leo, venu de Samoa et qui y est retourné depuis, le nombre d'élèves dépassa 300 en 1947, mais baissa de nouveau à 250 vers la fin de 1947. En 1948 et 1949, le chiffre s'est maintenu entre 230 et 250. Dans les conditions présentes, une augmentation n'est guère probable, ni peut-être désirable.
Le nombre d'élèves indiens (Hindous) augmentait graduellement ; à présent, ils sont à peu près le tiers de l'effectif scolaire, soit 80 sur 243. Mais chose triste à dire, il n'y a que trois catholiques parmi eux. Sur les 160 et quelques Fidjiens, 115 sont catholiques, les autres sont protestants wesleyens.
On sait qu'il y a à Fidji une population hindoue et musulmane de 130.000 âmes. Les Fidjiens indigènes ne sont que 125.000. Le reste de la population est européenne, euronésienne, chinoise, polynésienne, etc. Bien qu'il soit vrai que les résultats visibles d'une œuvre ne sont pas toujours la mesure de son succès devant Dieu, c'est le procédé ordinaire employé pour juger humainement des entreprises. Voici donc un petit aperçu au moyen des nombres.
Les deux premiers Fidjiens admis à la prêtrise furent élèves de cette école. Ce n'est peut-être qu'une coïncidence, mais elle nous honore. Une forte proportion des martres d'école attitrés au service de la Mission sont des anciens élèves de l'école. Beaucoup ont des positions très honorables et lucratives, grâce à la formation reçue chez les Frères Maristes. Pour près d'une centaine d'entre eux, l'école fut l'instrument dont Dieu se servit pour les faire entrer dans l'Église catholique. Tous ne persévèrent pas, mais la proportion des « bons » est cependant consolante et quelques-uns ont fait des morts très édifiantes.
Pour marquer le jubilé d'or de l'école, le Frère Directeur n'avait d'abord envisagé qu'un petit repas de famille auquel étaient invités les principaux Frères de Fidji. Quelques chants de circonstance et une danse (meke) pour les élèves étaient en préparation.
Le jour de fête était fixé au 19 novembre. Comme la date approchait, le Révérend Père Missionnaire se mit de la partie avec ses paroissiens et le plan des solennités fut élargi et modifié, comme en témoignent les détails ci-dessous :
A 10 beures, messe solennelle avec diacre et sous-diacre. Pendant la messe le Révérend Père Castanié, venu de Suva avec le Révérend Père Roche, administrateur de Mgr Foley, vicaire apostolique, prêcha un sermon de circonstance sur la vocation et les fonctions d'un Frère instituteur. Après la messe, salut solennel.
11 h. 30: Chants de bienvenue, offrande du Raya. On boit un à un, du plus haut en dignité jusqu'au plus bas et avec applaudissements des assistants.
12 h. 30 : Banquet, préparé par les Sœurs Missionnaires de la Société de Marie. Le Roko, ou Préfet de Rewa, était présent avec son fils. Tous deux sont des anciens élèves.
2 h. 30 : Offrande (en argent) aux Frères, à l'occasion du jubilé, suivie de discours et souhaits. Vinrent ensuite des méké ou danses: une de garçons, une de filles, une mixte.
Par danses il faut plutôt entendre des exercices rythmiques au moyen de sagaies, éventails, casse-têtes, etc., accompagnés d'un chant harmonisé, et exécutés à la mesure battue par des douzaines de cloches… en bois.
A 5 heures, chacun rentrait chez soi.
Six Frères de Suva étaient à Naililili à cette occasion. Ils furent enchantés de notre petite fête.
                                                                                     Frère Marie-Priscillien.

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