Costa Rica

28/Oct/2010

La parole de notre Bienheureux Père Fondateur: «Tous les diocèses du monde entrent dans nos vues », reçoit toujours un plus large accomplissement. Une nouvelle nation vient d'ouvrir ses portes à l'action apostolique de nos Frères. C'est Costa Rica.

Un groupe de Frères de la Province de Cuba-Amérique Centrale y travaillent déjà de concert avec les Pères Bénédictins de l'abbaye de Benêt Lake (USA) dans une œuvre d'éducation que ces Pères y ont ouverte récemment.

Cette abbaye avait accueilli généreusement un groupe nombreux de nos Frères chassés brutalement de Cuba et, en reconnaissance, nos Supérieurs ont répondu à l'appel du R.P. Abbé de Benêt Lake, Dom Richard Félix, et lui ont accordé quatre Frères pour seconder les Pères.

Cette œuvre se trouve au centre de la République, près de la ville de Quesada, au diocèse d'Alajuela. Les Pères Bénédictins y ont établi un pensionnat, mais leur principal objectif est d'y fonder une école d'agriculture pour les fils des petits propriétaires. C'est là le type d'école dont le pays sent le plus grand besoin. Ils se proposent aussi, dans les années à venir, de fonder une abbaye de leur Ordre à proximité de l'école. Le pensionnat se trouve dans une propriété de 700 ha. à 500 m, d'altitude, dans une plaine bien arrosée où poussent le cocotier, la canne à sucre et autres plantes tropicales. Le climat est doux et agréable.

La pose de la première pierre du pensionnat se fit le 21 février 1960, en présence de Mr. le Président de la République, le Dr. Mario Echandi, de l'évêque diocésain, Mgr. Juan Vicente de Soifs et du R.P. Abbé de Benêt Lake. Les constructions ne sont pas achevées mais on y a déjà ouvert les classes élémentaires. Il s'agrandira chaque année d'une nouvelle classe jusqu'à arriver au baccalauréat complet.

« Avec la grâce de Dieu et le secours de tous les fidèles amis de Benet Lake, nous regardons l'avenir avec foi et confiance», dit le Frère qui envoie cette relation.

Costa Rica est, peut-on dire, un pays heureux au sein des nations hispano-américaines, bien que les problèmes et les sources d'inquiétude ne lui fassent pas défaut. C'est une des six républiques de l'Amérique Centrale. Sa superficie est de 50 000 km² et sa population de plus d'un million d'habitants. Le climat, particulièrement sur les hauts plateaux, est doux et agréable. Les productions naturelles de Costa Rica sont abondantes et variées. Le sous-sol est riche en or, en argent, cuivre, mercure et soufre. Plus considérables encore sont les ressources agricoles. On y trouve les plantes des pays tropicaux et celles des pays tempérés : café, bananes, maïs, riz, pommes de terre, caoutchouc, bois d'ébénisterie et de teinture.

Sa Sainteté Pie XII, de vénérée mémoire, décrivait ainsi le pays dans un radio-message envoyé au peuple costaricien, à l'occasion d'un Congrès eucharistique national: «Costa Rica, pays heureux dont le nom évoque des merveilles légendaires; pays qui, comme un riant belvédère, s'ouvre sur deux mers; perle sertie sur l'épine dorsale des Amériques; pays aux paysages enchanteurs où les cimes se perdent dans les nues, où les volcans fument et rugissent, où les vertes et amènes plaines se glissent jusqu'aux plages fleuries et tranquilles ».

La population de Costa Rica est peu mêlée; elle est surtout de descendance espagnole. Le nombre des indiens se calcule autour de 20.000.

«Costa Rica, dit un des Frères qui y travaillent, est un des pays les plus stables et cultivés de l'Amérique Centrale. C'est une authentique démocratie où le nombre des instituteurs est quatre fois supérieur à celui des soldats». L'analphabétisme y est, paraît-il, le plus bas de l'Amérique latine. Les enseignements primaire et secondaire y sont gratuits. Le nombre des petits propriétaires y est prédominant et sont le principal soutien de la petite nation. Les villes y sont propres et bien tenues; le peuple y est simple et affable. La délinquance y est proportionnellement basse.

Cependant le communisme y est aussi aux aguets. Le pays a un urgent besoin de vocations ecclésiastiques et religieuses pour faire face aux nécessités religieuses du peuple. Les hispano-américains aiment à se dire catholiques, mais la masse est plongée dans une grande ignorance de la religion et manque de l'assistance religieuse nécessaire pour pouvoir mener une vie chrétienne vraie. C'est pourquoi la propagande communiste trompe facilement ces populations en ne leur montrant que les avantages matériels que le communisme peut apporter au travailleur et au peuple sous-alimenté. Les rouges ne se font pas faute d'exploiter cette situation pour arriver à leurs fins.

Daigne notre bonne Mère du ciel bénir cette œuvre naissante, l'affermir et la multiplier.

(Extrait de « Estrella del Mar »)

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