DĂ©coration au C.F. Urbano J.

08/Oct/2010

Les longues années de fécond travail en Colombie du C. F. Urbano-José viennent d'être couronnées d'une récompense honorifique peu ordinaire. Il y a même eu double récompense: une première décoration des palmes académiques françaises et une deuxième celle d'officier de la croix de l'Ordre national colombien de Boyacá. (Celui-ci tire son nom de la bataille qui rappelle l'indépendance de la Colombie).

Le décret présidentiel du 28 juin, qui décerne dette dernière décoration au C. F. Urbano-José ne comprend que deux noms : le sien et celui de Lloyd George. On voit que cette croix ne se décerne qu'à des personnages importants.

La ville de Cali, où le C. F. Urbano-José a travaillé si longtemps et où il se trouve Directeur du Collège Saint Louis, se mit en fête à cette occasion. Un comité d'anciens élèves et il y en a d'illustres parmi eux, ministres, sénateurs, députés, généraux, etc. … prépara la solennité. Celle-ci commença par une pieuse cérémonie a la chapelle du Collège, puis vint la remise publique des deux décorations, à laquelle voulut bien s'associer S. Exc. Mgr l'Evêque.

Des discours nombreux permirent à tous les groupes, élèves, anciens élèves, mères de famille, et représentants des deux gouvernements qui remettaient les décorations d'exprimer leurs sentiments et de louer l'humble Petit Frère de Marie qui était à l'honneur, après avoir été si longtemps à la peine. Les absents s'étaient fait représenter à la cérémonie et leurs témoignages lointains ne furent pas les moins touchants.

La. Marseillaise et le Chant national colombien se firent entendre, avec enthousiasme, comme bien l'on pense.

Tant de beaux discours ne prirent pas ou dépourvu le nouveau légionnaire. L'ancien professeur d'université, poète à ses heures, trouva les termes les plus délicats et les paroles les plus heureuses pour répondre à chacun de ceux qui lui avaient adressé leurs discours et à la belle assemblée qui l'entourait. Il eut pour chanter sa seconde patrie la Colombie les plus poétiques images et pour rappeler le souvenir de la France les plus affectueux accents.

Mais la plus heureuse partie de son long discours fut encore celle où il parla de toute son âme de l'œuvre de l'éducation de l'enfance à laquelle il a consacré sa vie, œuvre si belle que l'envie de l'embrasser dut venir à plus d'un de ceux qui l'écoutaient.

Heureux de commémorer cet heureux événement, le Bulletin joindre ses félicitations à celles déjà adressées au C. F. Urbano-José qui, lui-même déclarait au Rev. Frère Supérieur Général. n'être heureux des décorations reçues que pour les voir briller au drapeau de l'Institut.

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