EcDélivrance des diplômes à lEcole du Sacré C?ur, à Pékin,

16/Sep/2010

Dans la série des belles fêtes qui, à l'école du Sacré-Cœur, viennent briser la monotonie du règlement et procurer une distraction innocente aux enfants et jeunes gens qui suivent ses cours, il y a certainement lieu de faire une mention spéciale de celle qui eut lieu le 24 octobre dernier.

Depuis 2 ans que l'école est reconnue comme officielle par le Gouvernement chinois, 65 élèves y ont obtenu le diplôme de fin d'études primaires ; ce jour là avait été choisi pour la délivrance des certificats aux candidats qui firent bonne figure au dernier concours d'examens passés dans les locaux du Ministère de l'instruction publique ; 37 sortirent victorieux des épreuves 19 sur 20 obtinrent le 1ier degré, et 18 sur 23 le certificat supérieur, mettant fin à leurs études primaires.

Dès le matin du jour tant attendu, une grande animation régnait parmi les élèves se disputant l'honneur d'aider leurs maîtres dans les derniers préparatifs.

L'Ecole présentait un aspect magnifique. La cour intérieure, élégamment pavoisée, étalait gaîment une profusion de drapeaux, de guirlandes aux couleurs variées dont l'ensemble produisait un très agréable effet. Comme dans les principales écoles officielles de Pékin, l'école du Sacré-Cœur a un bon nombre de ses élèves organisés en bataillon scolaire, sous le commandement d'un instructeur ayant suivi les cours d'une école d'officiers, et cela donne à l'établissement, pour les jours de solennité, une ressource précieuse, dont il sait tirer le meilleur parti.

A l'arrivée de M' Vanhersecke, représentant Sa Grandeur Mgr Jarlin, qui n'avait pu venir, la fanfare éclate, les clairons sonnent et les 160 élèves du bataillon, dans leur bel uniforme, défilent, bannière en tête, devant la nombreuse assistance qui se presse dans la vaste enceinte. Les petits soldats exécutent ensuite avec un ordre, une discipline et un ensemble irréprochables diverses évolutions longuement applaudies. Puis une 30ne de leurs plus grands camarades intéressent vivement la sympathique assistance par l'agilité, la souplesse et la précision jointe beaucoup d'aisance qu'ils apportent à divers exercices de gymnastique : ils viennent ensuite gracieusement présenter les armes aux invités pendant que leurs condisciples font une profonde inclination, et, après avoir déposé leurs petits fusils et reformé les rangs, ils entrent dans la grande salle des fêtes gracieusement décorée pour la circonstance et où devait s'exécuter la plus grande partie du programme.

Après avoir visité les salles d'exposition, W le Grand Vicaire vient prendre place sur l'estrade d'honneur, entouré du C. Fr. Provincial des Frères maristes, du délégué de l'Instruction publique et des principaux membres du clergé de Pékin. Etaient présent également le Directeur du Collège Français du Nan-Tang avec quelques-uns de ses Frères, quelques Frères des postes voisins avaient tenu aussi à assister à cette petite fête. La grande salle était occupée par les 280 élèves et une nombreuse assistance composée de parents et d'amis. Après l'hymne de l'école, chanté par la chorale, et une adresse de bienvenue aux invités, lue par un petit écolier, les élèves du cours primaire supérieur s'avancèrent à tour de rôle et reçurent, des mains du Délégué, le certificat tant désiré. Ensuite vint le tour des candidats du cours primaire simple : ils rayonnaient de bonheur en contemplant le diplôme qui couronnait leurs petits succès. La distribution finie, le représentant du Gouvernement félicita les jeunes lauréats et, en termes heureux, il leur donna à comprendre que pour devenir réellement utiles au pays, qui s'ouvre au progrès et aux sciences, ils ne devaient pas arrêter là leurs études, mais les continuer afin de devenir des hommes capables et instruits qui seront plus tard l'honneur et le soutien de la grande république chinoise.

Il y eut plusieurs autres discours où les orateurs démontrèrent à qui mieux mieux, le grand bienfait de l'instruction et surtout de l'éducation chrétienne. Après quelques monologues et chants patriotiques, M. le Vicaire Général prit la parole : brièvement, mais en termes vivement sentis, il fit ressortir au double point de vue moral et scientifique, la supériorité de l'enseignement chrétien, il félicita les enfants de leurs petits succès et les engagea à poursuivre leur instruction, à travailler, dans l'avenir encore plus qu'ils ne l'avaient fait par le passé, car le travail est une tâche imposée par Dieu. Enfin, il termina par quelques paroles si pleines d'à propos qu'elles provoquèrent les applaudissements de toute l'assistance.

Le dernier morceau fut le chant patriotique bien connu : "Clairon" de Déroulède, qui fut brillamment enlevé par les élèves des classes de français ; et pendant que les invités se retiraient, la musique de l'école donna un des plus beaux morceaux de son répertoire.

Cette gentille petite fête aura sans doute laissé dans le cœur de tous les assistants le plus doux souvenir et ce jour restera, juste titre, un jour mémorable dans les annales de l'école et dans la mémoire des jeunes candidats diplômés. Le lendemain la fête était complétée par un concours de jeux où prenaient part tous les élèves.

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