Honorables visites Ă  la maison dAmchit

U. T.

11/Sep/2010

Le 26 juin dernier, la Maison Provinciale de Syrie, Amchit, était honorée de la visite de Mgr Abdallah, Vicaire patriarcal Maronite. A 7 heures, Sa Grandeur célébrait la Sainte Messe dans la modeste chapelle, .et donnait la confirmation à deux Juvénistes et à quelques élèves d'Amchit et de Gebail. Après la cérémonie, une réception intime et toute de famille eut lieu au divan, où Mgr prit un léger déjeuner, au milieu d'une conversation pleine d'abandon, de charmes et de courtoisie, où il eût été difficile de discerner ce qui éclatait davantage, du laisser aller plein de bonté de Sa Grandeur, amie des Frères, ou de la discrète et, respectueuse liberté de ceux-ci, vis-à-vis du vertueux prélat, dont la jeunesse, les talents et la vertu, sont l'espoir du vénérable Patriarche et de la nation maronite.

Le lendemain 27, c'était Sa Béatitude elle-même, qui venait-nous visiter, accompagnée de Mgr Sacre, autre Vicaire patriarcal, jeune aussi, plein d'avenir et également ami des Frères. Elle était escortée d'un certain nombre de Prêtres et de distingués habitants d'Amchit.

Reçu au grand portail, par la Communauté toute entière, le Patriarche, passant sous les magnifiques berceaux de verdure formés par nos luxuriantes vignes, fut conduit à la Chapelle, gracieusement décorée et brillamment illuminée pour la circonstance.

Après le chant solennel du Magnificat, Sa Béatitude se rendit à la salle de réception, ornée de guirlandes, de fleurs et de drapeaux par les soins intelligents des Chers Frères Evroul et Jph-Florien. Elle fut saluée par d’enthousiastes applaudissements, suivis d'un chant très bien exécuté par les jeunes élèves de l'Ecole. Le C. F. Provincial prit alors la parole : et, en quelques mots fort goûtés par Sa Béatitude, lui souhaita la bienvenue, lui présenta tout le personnel de la maison et lui exprima la joie et la reconnaissance de tous pour une si bienveillante Visite et les bénédictions qu'elle leur apportait. Un fort joli compliment français, lu par un élève de l'Ecole, et divers autres en arabe, suivirent.

Ce fut alors le tour de Sa Béatitude. Elle s'exprima en français : remercia le C. F. Provincial de sa délicate adresse, dit son bonheur de le retrouver toujours vaillant, malgré sa barbe blanche, dans cette maison qu'Elle avait visitée si souvent. Puis s'étendant avec complaisance, le Patriarche remercia chaleureusement les Frères du bien qu'ils faisaient, et les loua hautement du bon exemple qu'ils donnaient au Liban et par leur conduite, et par leur esprit si chrétien, et par leur dévouement, et par leur travail si intelligent.

Faisant allusion à notre jardin, qu'il venait de traverser, à nos vignes qu'il avait vues, et au champ rocailleux que nous avons récemment acquis et que nous défrichons, le Patriarche s'écria: Que tous nos Libanais ne voient-ils les merveilles que vous opérez! Par votre travail intelligent, là où on ne voyait que des rochers, vous avez su créer des jardins magnifiques, montrant ainsi aux habitants le profit qu'ils pourraient tirer de leur pays, s'ils savaient le cultiver.

Le Liban est une terre prédestinée qui, en dépit de tout, a su conserver intacte la foi des Ancêtres. C'est l'ami de la France, intimement lié à son sort. Est-elle prospère et tranquille, le Liban l'est aussi. Souffre-t-elle, comme à l'heure présente, le Liban souffre également.

Aussi, souhaitons-nous vivement que la France soit heureuse, et qu'elle reconquière la place qui lui convient, tant au point de vue politique que religieux Le discours du Patriarche terminé, quelques vivats furent clamés avec enthousiasme : Vive Sa Béatitude ! Vive Mgr! Vive le Clergé et la noble nation Maronite! Vive les Amchitis! Et Sa Béatitude d'ajouter: Vive la France! Vivent les Frères! Vive le F. Amphiloque! La bénédiction suivit, et aussi l'annonce d'un congé.

Cependant la salle s'évacue peu à peu: seuls, le Patriarche et ces Messieurs sont retenus : et, suivant les usages orientaux, cigarettes, liqueurs et café sont présentés. A la sortie, Sa Béatitude retrouve la Communauté sur son passage : Elle la bénit de nouveau et remonte en voiture, en me priant de rappeler son souvenir au Très Révérend Frère.

Quelques heures après, le C. F. Provincial et F. Claudien s'asseyaient à sa table.

                                                                                                         U. T.

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