Journée de reconnaissance

22/Sep/2010

Selon que l'avait réglé la Circulaire du Révérend Frère Supérieur, la journée du 11 octobre, fête de la Maternité de Marie, fut, tout spécialement à la Maison-Mère, — comme il convenait — une journée d'action, de grâces pour la grande joie qui nous avait été accordée, juste trois mois auparavant, de voir l'héroïcité des vertus de notre Vénérable Fondateur officiellement reconnue et proclamée dans le Décret Servi Dei Marcellini Champagnat de Notre Saint Père le Pape. N'était-ce pas, en effet, un pas nouveau et pour ainsi dire décisif vers le dénouement si ardemment. désiré de la Cause de notre Vénérable Père: la Béatification, en attendant la Canonisation?

. Aussi fut-ce avec toute la ferveur de leur âme que, dès le matin, après la Communion, dans la chapelle parée comme aux jours de fête, tous les membres de la Communauté empruntèrent les paroles de Marie elle-même pour faire monter dans un solennel Magnificat, vers le Dieu de toute bonté qui se plaît à exalter les humbles, la filiale expression de leur plus vive reconnaissance.

A, huit heures, la Grand’messe fut célébrée par notre cher Aumônier, le R. P. Hillereau, de la Société de Marie, avec toute la splendeur que permettait la liturgie; et dans la soirée, au salut solennel du T. Saint-Sacrement, le cantique officiel des grandes joies de la Sainte Eglise, le Te Deum, dans ses accents enflammés, emporta au ciel, aux pieds du Trône de la Trinité Sainte, la gratitude qui débordait de tous les cœurs.

Notre satisfaction, à ce dernier exercice, était d'autant plus grande que nous avions avec nous, pour nous aider à remercier Dieu et la Bonne Mère, une belle délégation de la Société de Marie dans la personne de leurs Grands Novices de Moncalieri, accompagnés de leur sympathique instructeur, le R. P. Gallois, qui l'est aussi des nôtres, et de leur distingué Supérieur, le R. Père Faure, qui remplissait la fonction d'officiant.

C'étaient ainsi les deux familles sœurs qui se réclament du V. P. Champagnat à un titre également légitime, comme il est dit dans le discours du Saint Père, les Pères et les Frères Maristes, qui se trouvaient réunies dans l'unité d'un même esprit et d'un même cœur à Grugliasco pour rendre grâce à la bonté divine du Décret qui proclame héroïques les vertus du V. Serviteur de Dieu, comme elles l'avaient été à Rome pour en entendre la lecture solennelle.

Puissent-elles l'être bientôt de même — comme c'est leur commune espérance — pour remercier le bon Dieu et la très Sainte Vierge de la proclamation de l'héroïcité des vertus du Vénérable Père Colin, en qui l'une vénère son Fondateur et Père selon la grâce; et l'autre, celui que le V. Père Champagnat vénéra au même titre, et qui fut pendant seize ans le supérieur général des Petits Frères de Marie en même temps que des Pères Maristes.

C'est le vœu qui fut chaleureusement exprimé dans l'adresse de bienvenue des Grands Novices de Grugliasco à ceux de Moncalieri, et que feront certainement leur tous les lecteurs du Bulletin, dont nous connaissons bien les sentiments à cet égard.

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