La barque du V. P. Champagnat

J. Henri Moyne

25/Feb/2010

Cent ans de vie ! Est-ce possible ? Et quelle vie !…

Il vogue encor, l'esquif ; il vogue sur les mers,

Partout jusqu'aux pays où règnent les hivers.

Mais pourrait-il sombrer, piloté par Marie ?

 

Le Père Champagnat, confiant sa nacelle

A l'Etoile des mers, fut inspiré du ciel.

Au milieu des récifs, loin de tout arc-en-ciel,

Il fallait le secours d'une main maternelle.

 

Que le soleil éclaire ou la neige ou la rose,

Qu'importe` Où l'homme vit, la nef au gré des vents,

Mais d'un pas sûr, s'en va recueillir les enfants ;

Et sur elle l'Enfant tout heureux se repose.

 

Que de fois, en un siècle, on a vu de l'orage,

Torrent dévastateur qui brise et détruit tout,

Qui ne respecte rien, qui s'engouffre partout,

Hurlant et vomissant la mort, passer la rage !

 

Mais la barque a tenu bon et tient bon encore.

Ce que le Seigneur garde est toujours bien gardé !

Dans les moments de crise, il n'a jamais tardé

A secourir quiconque, humble et soumis, l'implore.

 

Et la Vierge, elle aussi, pour son cher Petit Frère,

N'a-t-elle pas souvent déjoué les complots

De l'impie orgueilleux, brutal, calmé les flots

Et fait souffler sur l'onde une brise légère`

 

Et le saint Fondateur, que la lumière inonde,

Là-haut dans les splendeurs des cieux bénit toujours

Son œuvre, l'Institut,- qui grandit tous les jours

Et qu'on trouve déjà sur tous les points du monde.

 

Dès lors finis ton premier siècle, ô Frère, et l'autre,

Commence-le sans crainte. Encor pendant cent ans

Et plus, tu resteras de nos petits enfants,

Qui bénissent ton nom, l'infatigable apôtre.

J. Henri Moyne, Curé de Bédoin.

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