La fidélité à la vocation

27/Sep/2010

Sur ce capital sujet, nous avons relevé dans les ouvrages du Père Desurmont, l'infatigable apôtre de la nécessité du salut, de la vie vraiment chrétienne, de la perfection religieuse et des moyens d'y parvenir, quelques réflexions qui nous ont paru de grande importance. Dans les quelques pages qui vont suivre, nous en offrons la, substance à nos chers lecteurs dans l'espérance qu'ils en tireront un vrai profit pour leurs âmes. Heureux si nous pouvions en même temps leur inspirer le désir de lire in extenso, quand ils auront occasion de les avoir sous la main, les volumes si pleins de solide doctrine où nous les avons puisées!1 Ce serait propager parmi nous le grand bien que fit à nos Supérieurs, dans plusieurs Retraites qu'il leur prêcha, l'éminent religieux qui affectionnait beaucoup notre Congrégation.

 

I. Bienfait de la Vocation Religieuse. — Remerciant Dieu d'avoir arraché les Israélites à la tyrannie de Pharaon et à la servitude d'Egypte, Moise s'écriait: Seigneur, vous vous êtes Constitué, dans votre miséricorde, le chef de votre peuple pour le délivrer de ses ennemis et put le conduire par votre puissance jusqu'au lieu de votre sainte demeure2. Voilà ce que peut dire également le religieux. De même, en effet, que sous l'ancienne loi les Hébreux, à la différence des Egyptiens, formaient le peuple choisi de Dieu, ainsi, sous la loi nouvelle, les religieux diffèrent des séculiers. Et de même que les Hébreux, en sortant de l'Egypte, quittèrent un pays qui ne leur offrait que servitude et misère, un pays où l'on ne connaissait pas le vrai Dieu, ainsi les religieux quittent le inonde plongé dans l'ignorance de Dieu et assez cruel pour ne récompenser les services de ses partisans, que par des déceptions et des injustices.

De même enfin que, dans le désert, la colonne de feu dirigeait la marche des Hébreux vers la terre promise, ainsi l'Esprit Saint dirige l'âme religieuse vers la maison de Dieu, cette terre promise d'ici-bas, vraie image du ciel.

Dans le ciel, en effet, plus de désir ni des richesses ni des plaisirs terrestres, plus d'attachement à la propre volonté; dans la religion, grâce aux trois vœux de pauvreté, de chasteté et d'obéissance, plus de convoitises pernicieuses. Dans le ciel, on ne s'occupe que de louer Dieu; dans la religion, tout est aussi louange de Dieu, tout jusqu'aux actions les plus ordinaires. En chaire, en classe, à la sacristie, au parloir, en quelque lieu que le religieux gère les intérêts du couvent, il loué Dieu; au réfectoire, il loue Dieu; dans sa cellule, il loue Dieu; bref, quoi qu'il fasse, tout est louange de, Dieu. Dans le ciel règne une paix inaltérable, parce que les bienheureux trouvent en Dieu tous les biens. Dans la: religion on ne cherche que Dieu, et Dieu fait goûter à l'âme cette paix qui surpasse toutes les délices, toutes les satisfactions que le inonde peut donner. C'est pourquoi, pénétrée de la plus vive estime pour la sublimité de la vocation religieuse, sainte Madeleine de Pazzi s'écriait avec raison: "Mes sœurs, la plus grande grâce que Dieu puisse faire, après le baptême, c'est la grâce de la vocation religieuse".

Notre saint état nous préserve d'une foule de péchés que nous commettrions dans le siècle; il fait de notre vie une succession ininterrompue d'œuvres divines ; il nous enrichit tous les jours de nouvelles couronnes, et il nous range parmi les privilégiés du Christ, en attendant qu'il nous élève, couronnés .de gloire, sur un trône pour l'éternité. Quelle estime ne devons-nous pas en avoir et combien il doit nous paraître préférable aux conditions même les plus brillantes d'ici-bas! (Tout à Dieu. 1° retraite, 2nd jour).

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II. Vocation et Persévérance. — La grâce de la vocation et celle de la persévérance sont deux grâces distinctes. Après avoir reçu la grâce de la vocation, on peut la perdre et beaucoup l'ont perdue en effet par leur faute parce qu'ils se sont rendus indignes de la persévérance. Et c'est pourquoi lès bons religieux, les vrais amis de Jésus-Christ, ont une grande préoccupation de lui rester fidèles. Bien qu'ils lui aient consacré leur vie et qu'ils soient disposés à tout lui sacrifier, ils ne craignent pas moins de le trahir, parce qu'ils sont intimement pénétrés des grandes raisons de la frayeur chrétienne: Ici-bas, se disent.ils, toute créature, si parfaite qu'elle soit, est essentiellement défectible et changeante. Tel qui est bon aujourd'hui n'est pas sûr de l'être demain; après avoir connu Jésus-Christ, on peut le méconnaître ; après l'avoir aimé on peut le haïr; on peut l'abandonner au déclin d'une vie dont les trois quarts et demi ont été passés à son service. Ils se souviennent d'autre part que, malgré notre naturelle inconstance, la surnaturelle constance n'en est pas moins une loi imprescriptible et la condition indispensable de notre salut; que ce n'est qu'à ceux qui auront été fidèles jusqu'à la mort que Dieu donnera la couronne de vie ; que Notre Seigneur ne dit pas que Celui-là sera sauvé qui aura bien commencé, ni même qui aura bien continué, mais qui aura persévéré jusqu'à la fin. Et cela les tient dans une salutaire anxiété, tempérée cependant de confiance filiale ; car ils savent que si le Seigneur est justement sévère, il est bon aussi pour ceux qui espèrent en lui et pour l'âme qui le cherche3; que s'il attend et exige le concours de notre banne volonté, il est toujours prêt à y joindre sa grâce, avec laquelle nous pouvons tout; et au lieu de se décourager ou de s'endormir dans une présomptueuse assurance, ils prennent de leur part, pour assurer leur fidélité, tous les moyens que leur générosité leur inspire et comptent pour le reste sur le secours de la grâce de Dieu. (Cf. Fidélité à Jésus-Christ, pp. 49-53).

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III. Moyens de Persévérance. — Or les principaux moyens que peut et doit prendre un religieux qui désire véritablement assurer sa persévérance et rester fidèle aux saints engagements qu'il a contractés avec Dieu par sa Profession sont les suivants :

a) La persévérance dans la prière. — Les prières pour les besoins particuliers ne suffisent pas. Elles pourront bien nous obtenir les grâces de détail que nous demanderons à Dieu; mais, si nous ne persévérons pas à prier, nous n'obtiendrons pas la persévérance finale qui, étant le produit d'un grand nombre de grâces réunies, exige des prières multipliées et continuées jusqu'à la mort. La persévérance finale n'est pas, à la vérité, une chose que nous puissions mériter: "Celui-là seul peut nous la donner, dit le concile de Trente, qui a la puissance de soutenir ceux qui sont debout, afin qu'ils restent debout jusqu'à la fin4". Néanmoins saint Augustin assure que nous pouvons en quelque sorte la mériter par la prière, c'est-à-dire l'obtenir en priant. "Mais pour l'obtenir et se sauver, affirme saint Thomas5, il faut une prière persévérante et pour ainsi dire continuelle. Le Seigneur est tout disposé à nous la donner; mais il n'entend faire cette grâce qu'à ceux qui persévèrent à la solliciter". (Cf. La volonté de se sauver en Saint, pp. 51.52).

b). Le zèle à se maintenir dans l'esprit de sa vocation. — Les religieux sont la portion que Dieu s'est particulièrement choisie parmi les hommes, afin qu'ils étendent sa gloire ici-bas et l'aiment avec plus d'ardeur et de pureté que ceux qui vivent dans le monde et s'occupent de choses terrestres. Ils devraient donc se considérer comme des hommes dégagés de toute pensée terrestre, uniquement attentifs à vivre pour Dieu, de sorte que le Seigneur puisse s'en glorifier et dire: Ceux-ci sont entièrement à moi ; ils sont mes délices. Et c'est bien ainsi, en effet, qu'ils se comportent, dans l'ensemble, dans les Communautés ferventes. Il est rare pourtant que, parmi le nombre, il n'y en ait pas qui fassent exception et qui, au lieu de vivre en vrais religieux, détachés des affections mondaines et préoccupés sur toutes choses de se sanctifier et de gagner des âmes à Dieu, donnent le triste exemple de la tiédeur, de l'inobservance, du relâchement et laissent voir sous l'habit religieux l'esprit, les manières et les préoccupations du monde.

Peut-être au noviciat avaient-ils donné de belles espérances. Instruits avec soin des vertus qui sont l'essence de la vie religieuse: l'obéissance, le détachement des affections terrestres, l'amour de la pauvreté, l'abnégation de soi-même, l'esprit d'humilité etc. …; ils s'étaient montrés fervents et édifiants jusqu'à la Profession; mais, une fois les vœux faits, -ils ne tardèrent pas à se refroidir; ils perdirent peu à peu le souci de conserver la ferveur acquise, de mettre en pratique les bonnes résolutions formées au noviciat. Dès lors, au lieu de faire des progrès dans les vertus, ils sont allés en déclinant de jour en jour, ils sont devenus de plus en plus imparfaits; au souci de procurer la gloire de Dieu, le bien des âmes, s'est substituée graduellement en eux la préoccupation d'obtenir des succès, de satisfaire des ambitions secrètes, dé se créer, au mépris de la régularité, des relations plus ou moins dangereuses… Et les voilà devenus ce que nous avons dit plus haut: des religieux qui n'ont plus guère de tels que l'habit et le nom; des religieux dont la mentalité et le train de vie font gémir ceux qui aiment la gloire de Dieu, des religieux enfin qui ont déjà un pied dans le monde et qui — c'est bien à craindre — ne tarderont pas à y être entièrement; car il est de constante expérience, comme avait coutume de dire notre Vénérable Père, que ceux qui ne vivent pas en religieux ne meurent pas en religion. Le meilleur, et l'on pourrait presque dire l'unique moyen d'éviter leur malheur, est de suivre une voie tout opposée à celle où ils ont marché. e) La fidélité à la Règle. La Règle, pour le religieux, est la fidèle expression de la volonté de Dieu, et sa constante observation, un des gages les plus assurés de la persévérance. "Le religieux qui vit clans la résolution habituelle d'observer toute la Règle, dit saint Alphonse de Liguori, est par le fait même dans l'état voulu d'aspiration à la sainteté; celui, au contraire, qui reste volontairement dans l'habitude d'observer imparfaitement la Règle est dans l'état de tiédeur. Le premier fera des progrès rapides dans la perfection et obtiendra la persévérance finale; le second ne fera jamais un pas en avant, même s'il n'était volontairement infidèle que sur un seul point à la plus petite des règles, et sa persévérance restera très incertaine, sinon compromise". En effet, ajoute le même saint, si l'on peut admettre à la rigueur que l'inobservance des petites règles est peu grave en elle-même, elle est du moins très grave dans ses suites; car d'une part elle nous prive de grâces précieuses dont le secours nous faisait besoin et d'autre part, par voie d'inclination ou d'habitude, elle entraîne comme nécessairement à la violation des règles plus importantes et fait ainsi perdre au religieux l'esprit de son état, d'où les conséquences qu'on a vues plus haut.

d) L'humilité de Cœur. — Quand on va au fond de toute défection, on ne manque guère de trouver à sa base l'orgueil déçu, caressé ou froissé; d'où il suit qu'au nombre des plus importants moyens d'assurer la persévérance il faut placer nécessairement l'humilité de cœur. Nous disons l'humilité de cœur; car malheureusement beaucoup de ceux qui se disent humbles ne le sont que de parole. Ils se proclament volontiers les plus grands pécheurs du monde ; mais avec cela ils veulent qu'on les préfère à tous, qu'on les estime, qu'on leur prodigue les louanges; ils se croient clignes des plus hauts emplois et conséquemment dégoûtés de ceux qu'ils exercent; ils ne peuvent souffrir une parole de mépris et s'offensent même des plus justes observations quand elles ne sont à leur avantage. Telle n'est pas la conduite des humbles de cœur: talents, science, mérites acquis, ils ne se prévalent de rien; quelques titres qu'ils 'aient à la considération de leurs supérieurs ou de leurs confrères, ils n'en parlent jamais; ils se plaisent dans les emplois et les fonctions les plus modestes, les moins en vue. Si par hasard il leur arrive d'être l'objet d'une injustice, d'un affront immérité, ils l'acceptent sans trouble et s'efforcent même de s'y complaire par esprit de foi, les considérant comme un moyen d'être plus semblables à Jésus-Christ abreuvé de tant d'outrages. Une contradiction se présente-t-elle, ils n'ont garde de s'en irriter; leur premier soin est de se • contenir et de se garder dans le calme, en attendant que la vérité se fasse jour, ce qui tarde rarement d'arriver; et ainsi de suite. Et ils évitent ainsi les froissements, les malentendus, lés dépits, les rancœurs tenaces qui, exploités par l'amour-propre, conduisent si souvent à des résolutions déraisonnables dont on ne reconnaît le tort que lorsqu'il est trop tard, et dont la fréquente conséquence est un inutile repentir.

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IV. Epreuves de la Persévérance. – Lorsque quelqu'un est entré dans la maison de Dieu, même avec une vraie vocation, et a surmonté toutes les passions et les intérêts de la terre, il doit encore s'attendre à des tentations et des épreuves, comme dégoûts, obscurités, vaines appréhensions, que le Seigneur enverra afin de l'affermir davantage. Les saints les plus attachés à leur Dieu se sont vus plongés parfois dans de si profondes ténèbres qu'il leur semblait s'être trompés et que le salut leur paraissait impossible dans l'état religieux.

C'est ce qui est arrivé à sainte Thérèse, à saint Jean de la Croix, à sainte Jeanne de Chantal. Il n'est donc pas de religieux qui ne puisse et même ne doive s'attendre à de pareilles épreuves, que Dieu n'épargne pas même à ceux qu'il chérit le plus.

A lui aussi, il semblera donc très probablement une fois ou l'autre qu'il lui est impossible de supporter les observances de son Institut, d'y trouver la tranquillité de l'âme et même peut-être d'y opérer son salut. L'ennemi tachera de lui insinuer qu'en dehors de la vie religieuse il jouirait d'une plus grande paix, qu'il aurait plus de facilité de se livrer aux ardeurs de son zèle, de s'adonner à, de plus grandes austérités, de faire plus de bien. Mais que ce- religieux ne se le dissimule pas : il n'est pas de tentation plus pernicieuse. Au lieu de la paix intérieure, il trouverait à peu près sûrement un remords qui ne lui laisserait plus de repos et au lieu du plus grand bien rêvé, un amoindrissement presqu'inévitable soit dans les fruits de son ministère extérieur ; soit dans l'activité de sa vie spirituelle, comme l'expérience ne le démontre que trop. Sans parler de la perte du prestige qu'il tenait du bon renom de son ordre, le religieux rentré dans le siècle porte toujours avec lui on ne sait quel stigmate d'infidélité qui tend à lui dérober la confiance et dont son ministère manque rarement de souffrir beaucoup. Puis, le plus grand bien que nous puissions faire n'est-il pas celui que demande de nous la volonté de Dieu ? Et, tandis que le religieux est sûr de la trouver dans l'obéissance, celui qui a abandonné sa vocation n'a plus pour guide à cet égard que son appréciation personnelle si faillible, ce qui explique pourquoi si souvent il, aboutit à un résultat si différent de celui qu'il espérait; d'où l'attiédissement, le découragement, l'abandon de l'oraison et tout ce qui s'ensuit.

Un religieux devrait supplier sans cesse le Seigneur de le faire mourir plutôt que de le laisser tomber dans ce malheur, dont on ne connaît l'étendue qu'à l'heure de la mort et sans autre fruit qu'un surcroît d'angoisses.

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Et que faire pour l'éviter ? Deux choses principales:

La première est de beaucoup prier. "Approchez-vous de Dieu, dit le Psalmiste, et vous serez éclairés6". "Il est impossible que celui qui recourt à Dieu ne soit pas victorieux de la tentation, comme il est impossible que celui qui ne se recommande pas à Dieu ne soit pas vaincu par la tentation. Et remarquons bien que pour remporter la victoire il ne suffit pas de se recommander une fois ou durant quelques jours. Le Seigneur permettra peut-être que, même après la prière, l'épreuve continue encore des semaines, des mois, des années; mais, soyons en persuadés, celui qui persévère dans le recours à Dieu finira certainement par être victorieux". Une remarque à faire est que, dans le temps de ténèbres où dure la tentation, il ne faut pas s'attendre à puiser de la ferveur et des lumières dans les raisonnements qu'on ferait pour se calmer; car, dans l'obscurité où l'on se trouve; on ne voit que confusion. Alors on doit se contenter de dire à Dieu: Seigneur, secourez-moi ! Seigneur, secourez-moi ! et d'adresser aussi de fréquentes invocations à Marie, qui est la Mère de la persévérance, en comptant sur la divine promesse: Demandez et vous recevrez7.

Le second remède, également essentiel et nécessaire dans de semblables épreuves, est de communiquer à ses Supérieurs ou à son directeur spirituel la tentation dont on est assailli ; et cela sans tarder, avant que la tentation ait acquis de la force. Saint Philippe de Néry disait qu'une tentation dévoilée est à moitié vaincue. Par contre, il n'y a pas de plus grand danger, en pareil cas, que de taire sa tentation aux Supérieurs ; car alors, d'une part, Dieu retire sa lumière à cause du peu de fidélité qu'on lui témoigne en refusant de manifester son mal; et d'un autre côté, la tentation se fortifie tant que la mine n'est pas éventée.

Enfin, au lieu de faire le jeu du tentateur en perdant courage, rendons grâces au Seigneur qui nous prodigue, dans la vie religieuse, où il nous a appelés de préférence à tant d'autres, tant de lumières et de secours pour nous aider à l'aimer et à le servir parfaitement. Hâtons-nous, pour lui plaire, d'avancer dans les vertus de notre saint état, pensant, comme sainte Thérèse le disait à ses filles, que nous avons peut-être fait, avec la grâce de Dieu, le plus difficile pour devenir des saints. Tenons pour certain que Jésus-Christ a préparé, dans son paradis une place bien élevée pour ceux qui meurent dans la vie religieuse. Qu'importe, dès lors qu'ici-bas nous soyons pauvres, méprisés, traités comme des extravagants et des insensés, si, dans l'autre vie qui approche, tout cela doit nous mériter une éternité de bonheur ?…
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1 Tout à Dieu, Fidélité à Jésus-Christ, La Volonté de se sauver en Saint (E. Lardière éditeur, rue Servandoni, 11. Parish VI).

2 Exode, XV, 13.

3 Jérémie, Lam., III, 25.

4 Sess. 6, ch. v. XIII.

5 P. III, q. XXXIX, a. 5.

6 Psaume XXXIII, 6.

7 S. Jean, XVI, 2t.

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