La tentation

13/Sep/2010

Parmi les dangers qui menacent la sainteté de notre vie, notre persévérance dans le bien et par conséquent le salut éternel de notre âme, un des plus redoutables est sans contredit la tentation. Il est vrai que dans les plans de la divine Providence elle devait avoir à notre égard un rôle salutaire : elle devait être, durant le cours de notre pèlerinage ici-bas, l'épreuve de notre fidélité, le creuset de notre vertu et l'instrument de notre mérite. Mais que de fois, hélas ! par l'effet de notre présomption, de notre imprudence ou de notre lâcheté, habilement exploitées par l'ennemi de tout bien, ne devient-elle pas pour nous l'occasion de chutes déplorables qui, par elles-mêmes ou par voie de conséquence, nous mettent en dehors du chemin du salut, et nous exposent à la damnation éternelle !

Il s'ensuit que, selon la parole d'un pieux et grave auteur ascétique1, l'art de savoir se gouverner par rapport à la tentation est un des secrets les plus importants de la vie spirituelle et même de la vie simplement chrétienne. Il ne sera donc pas hors de propos d'en faire quelques moments le sujet de nos  sérieuses réflexions durant cette sainte quarantaine où l'Église, comme une mère tendre et vigilante, semble avoir spécialement à cœur de rappeler à ses enfants les plus importantes vérités du salut.

Considérons donc que, d'après l'oracle de l'Esprit-Saint dans le Livre de Job, la vie de l'homme sur cette terre est nécessairement un combat : combat certain, combat redoutable, combat sans fin, mais qui heureusement se passe sons les yeux d'un Dieu : souverainement juste et bon, et qui se terminera sûrement par la victoire, si nous avons soin de nous servir fidèlement et à propos des armes efficaces qu'il a mises à notre disposition ; puis tâchons de tirer de là quelques conséquences pratiques.

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Ce dont il faut bien nous convaincre en premier lieu, c'est que la tentation est certaine, inévitable, et qu'à des degrés divers, elle atteint tous les hommes, quels que soient leur âge, leur condition et même le degré de sainteté auquel ils sont parvenus. Il n'y a point d'ordre si saint, ni de lieu si retiré, dit le pieux auteur de l'Imitation de Jésus-Christ, qui en mette sûrement à l'abri. Elle a éprouvé les anges dans le Ciel, nos premiers parents dans le paradis terrestre, Joseph dans la maison de Putiphar, David et Salomon sur le trône, Suzanne dans son jardin fermé ; saint Pierre dans la cour du prétoire, les martyrs sur le lieu de leur supplice et les anachorètes dans leurs déserts. Saint Benoit, au fond de sa caverne, s'en voit un jour si fortement assailli qu'il croit devoir, pour s'en délivrer, se rouler tout sanglant au milieu des épines ; saint Jérôme, dans son affreuse solitude, environné, pour toute compagnie, d'animaux féroces, brûlé par le soleil et exténué par les jeûnes et les privations au point de passer parfois des semaines entières sans prendre aucune nourriture, ne laisse pas d'en éprouver la cruelle obsession ; et le grand saint Paul, tout ravi qu'il avait été jusqu'au troisième ciel, sent encore la loi du péché s'élever si fortement en lui contre la loi de l'esprit, qu'il s'écrie dans sa douleur : ''Malheureux homme que je suis ! qui me délivrera de ce corps de mort !'' Comment s'étonner d'ailleurs que la tentation se soit ainsi attaquée aux hommes les plus saints, lorsque, pour notre instruction, Jésus-Christ, le saint des saints, a voulu s'y assujettir lui-même d'une façon terrible au commencement de sa vie publique et avant sa passion au jardin des oliviers !

Il ne faut donc pas espérer d'échapper à la tentation. Elle viendra sûrement à nous tôt ou tard, sous une forme ou sous une autre, et plus ou moins souvent selon l'ordre de la divine sagesse. Nous devons nous y attendre et, sans nous en effrayer, puisque c'est la loi de notre condition en ce monde, nous tenir toujours en armes contre elle, afin de n'en pas être surpris. Tout chrétien, ici-bas, est un soldat en campagne, toujours en péril d'être attaqué, et conséquemment obligé de ne jamais déposer les armes. Or la plus grande folie d'un soldat en temps de guerre ne serait-elle pas de se croire en temps de paix et d'agir en conséquence ?

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Veillons donc et prions, selon le conseil que Saint Pierre donnait aux premiers fidèles, nous souvenant que le démon, notre ennemi, rôde sans cesse autour de nous comme un lion rugissant en quête d'une proie. Ne soyons pas comme ces chefs trop crédules de l'armée d'Israël, dont il est parlé dans l'histoire des Macchabées, qui oubliant que leurs ennemis étaient de la race des irréconciliables, se laissèrent surprendre à des apparences de paix, et donnèrent imprudemment dans le piège en se rendant sans armes à des fêtes perfides où ils avaient été invités. Soyons revêtus à toute heure, comme des forts, du casque de la prudence, de la cuirasse de la mortification et de l'humilité, du bouclier rie la prière et de la confiance en Dieu.

Nous en avons d'autant plus besoin que la tentation, en même temps que certaine, est, hélas ! grandement redoutable. Nous y avons affaire à un ennemi puissant, habile, méchant, rusé, intraitable, et qui pour comble de malheur a d'intelligence avec lui presque tous les instincts et les passions de notre nature viciée, dont il sait tirer contre nous un terrible parti. Tour à tour, à son instigation et selon ses desseins diaboliques, l'orgueil, la haine, l'ambition, l'envie, la convoitise, la peur, la paresse, l'ennui, l'attrait de la volupté, que le péché originel a pervertis, nous aveuglent, nous éblouissent, nous excitent, nous abattent, nous enflent, nous dépriment, nous repoussent ou nous séduisent. De sorte que, si nous nous fions à nous-mêmes, si nous n'avons pas soin de nous tourner vers Dieu, et, au besoin, de demander conseil à ceux qu'il a mis auprès de nous pour être ses intermédiaires autorisés, notre raison et notre volonté aux abois nous laissent à certains moments dans un tel état de vertige et d'impuissance que nous sommes exposés à prendre de gaieté de mur, tout en sentant que nous courons à notre perte éternelle, un parti qui de sang froid nous ferait horreur ; et de là parfois de funestes chutes qui sont trop souvent le principe rie beaucoup d'autres.

Oui, et c'est une des plus tristes faiblesses de notre pauvre humanité, la tentation a la terrible propriété de faire perdre la tête et tout le reste. Il suffit qu'elle atteigne un certain degré pour que subitement l'âme ne se reconnaisse plus. Un instant auparavant elle avait horreur et maintenant elle désire ; elle se sentait supérieure et maintenant elle se sent subjuguée, c'était la chute qui paraissait impossible et maintenant c'est la résistance ; on avait le goût sacré de l'innocence, de la vertu, et l'on se sent envahi par l'instinct dépravé ; plus d'enfer, plus de ciel, plus de Dieu, plus d'honneur ; il semble que tout ait disparu en un moment comme disparaissent la raison et le sens d'un homme chloroformisé. On veut alors ce qu'on ne voulait pas, on ne veut plus ce qu'on voulait, et l'âme, comme fascinée, hypnotisée, se laisse, de gaîté de cœur, entraîner dans l'abîme qui l'épouvantait il n'y a qu'un moment2.

Si du moins l'expérience d'un accident si lamentable servait à l'instruire et lui devenait un excitant salutaire pour l'aider à ne plus se laisser surprendre à l'avenir ! Malheureusement c'est tout le contraire ; et — chose qui contribue à la rendre plus dangereuse encore — la tentation, à chaque victoire qu'elle remporte, acquiert sur nous une force plus grande de séduction, d'incitation au mal, et trouve naturellement en nous une moindre force de résistance ; de sorte que, à moins d'une réaction énergique dont l'habitude de nous vaincre peut seule nous rendre capables et qui tire son efficacité de la grâce de Dieu, nous devenons de plus en plus impuissants à lui résister.

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La première conclusion à tirer de là, c'est qu'il faut la craindre et ne pas s'y exposer sans nécessité. Au point de vue simplement humain, mépriser un ennemi qu'on sait être habile, puissant et fort, et provoquer inconsidérément ses attaques c'est toujours imprudence, présomption, et il n'en va pas autrement au point de vue spirituel. L'âme qui craint la tentation et qui ne s'y trouve exposée que malgré elle, par suite de ses fonctions légitimes, de ses devoirs d'état, a droit en quelque sorte de compter sur un secours spécial de Dieu, qui ne le lui refusera point si elle le lui demande, et qui ferait au besoin un miracle pour la préserver des atteintes du mal, comme il en fit un pour préserver Daniel de la dent des lions, et les trois jeunes Hébreux des ardeurs de la fournaise ; mais à quel titre pourrait attendre ce secours l'âme présomptueuse qui le tente pour ainsi dire, en s'exposant sciemment et sans raison qui l'y oblige aux attaques d'un ennemi qu'elle sait être plus fort qu'elle ? Aussi est-il d'expérience qu'elle sort rarement indemne de cette lutte imprudemment provoquée. En elle se vérifie trop souvent la parole de l'Esprit-Saint dans l'Ecclésiastique : Quiconque aime le danger périra dans le danger (Eccli., III, 17).

Mais quelque soin que nous prenions de fuir la tentation, nous ne réussirons pas toujours à l'éviter. Forcément, un jour ou l'autre, et peut-être au moment où nous y penserons le moins, nous nous trouverons aux prises avec ce redoutable ennemi, et de la résulte pour nous un autre besoin, celui de nous prémunir contre ses surprises. Nous avons mille fois éprouvé que ce qui fait sa principale force, c'est la connivence qu'elle trouve dans nos passions, toujours disposées à faire cause commune avec elle. Une des premières précautions que nous ayons à prendre est donc de nous efforcer par une patiente lutte de chaque jour de subjuguer peu à peu ces puissances brouillonnes, principalement celle dont toutes les autres reçoivent pour ainsi dire le mot d'ordre : la passion dominante, et de n'épargner aucun sacrifice pour s'assurer contre le danger de leur séduction.

Selon la Fable, il y avait à l'entrée du golfe de Naples, entre l'île de Caprée et la côte d'Italie, un passage extrêmement dangereux pour les navigateurs. Là, en effet, habitaient les Sirènes, sorte de déités marines à la voix tellement séduisante que tous les voyageurs qui les entendaient se laissaient comme fatalement entraîner dans les flots, où ils se noyaient. Seul le sage Ulysse, obligé de franchir ce périlleux détroit, parvint à échapper au danger en bouchant avec de la cire les oreilles de tous ses compagnons et en se faisant lier lui-même au mât de son navire avec ordre de ne point lui obéir si, séduit, malgré sa connaissance du danger, il commandait de le détacher ; mais de serrer, au contraire, plus fortement les cordes et au besoin d'en ajouter de nouvelles.

Ce perfide détroit de Caprée est l'image du monde, suppôt du démon, et de ses trompeurs artifices. Nous ne pouvons en éluder la désastreuse attraction et éviter de nous laisser entraîner dans l'abîme qu'en faisant comme Ulysse et ses compagnons, en nous assujettissant à une garde sévère de nos sens et en nous attachant inviolablement, par la fidèle observance de nos règles et de nos vœux, à notre vocation, dont Dieu a fait pour nous l'arche du salut.

Ces précautions seraient même insuffisantes, si nous n'en ajoutions pas encore une autre : la prière, qui est l'arme par excellence contre les puissances des ténèbres, et que Notre-Seigneur nous recommanda expressément quand il nous dit en la personne de ses disciples : Veillez et priez, afin que vous n'entriez pas en tentation, ou que du moins, si vous venez à y entrer malgré vous, vous n'y succombiez pas, car l'esprit est prompt et la chair est faible. Saint Pierre, en écrivant aux premiers fidèles, leur renouvelle la même recommandation en l'appuyant sur une raison nouvelle. Veillez et priez, leur dit-il, parce que le démon, votre ennemi, rôde sans cesse autour de vous, en quête d'une proie. Soit que la tentation nous vienne directement du démon, soit qu'à l'instigation de cet esprit du mal elle nous vienne de notre nature pervertie et des passions déréglées dont elle est le foyer malheureux, il faut donc joindre la prière, la prière humble, instante, persévérante, à la vigilance prudente, circonspecte et courageuse. Il faut prier avant la tentation afin d'y préparer notre âme, d'obtenir que le combat ne soit pas au-dessus de notre faiblesse et d'implorer dès lors pour cette heure périlleuse l'assistance divine que nous ne penserons peut-être pas alors à demander. Il faut prier, et instamment, pendant la tentation, parce que jamais le secours d'en haut ne nous est plus nécessaire et que si parfois, dans sa miséricorde, Dieu prévient notre demande, il est pourtant dans l'ordre commun de sa Providence d'attendre, pour nous l'accorder, que nous le lui demandions. C'est au fort de cette lutte si importante, dont l'issue dépend toujours uniquement du secours d'en haut, qu'il convient surtout de pousser vers lui avec l'ardeur suppliante du naufragé qui se noie ou du malheureux qu'on assassine, ce cri de détresse que l'Eglise met si souvent sur nos lèvres : O Dieu, venez et mon aide ! Hâtez vous, Seigneur, de me secourir

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Tout en prenant ces précautions indispensables, il importe beaucoup, d'ailleurs, de se conserver, en face de la tentation, dans un état de calme et de paix, nous souvenant que si elle est, à la vérité, un combat redoutable, c'est, en somme, un combat qui se passe sous les yeux d'un Dieu non seulement infiniment juste, mais infiniment bon et infiniment miséricordieux qui le permet seulement à titre d'épreuve, pour purifier et fortifier notre vertu et nous donner l'occasion d'acquérir des mérites. Dans son amoureuse sagesse, il proportionne toujours la violence du combat à notre faiblesse qui lui est connue, et jamais, comme dit saint Paul, il ne permet qu'aucun soit tenté au-dessus de ses forces. Témoin de nos efforts, il est toujours là, prêt à nous aider efficacement de sa grâce dès que nous nous tournons vers lui pour la lui demander, à la seule condition que nous ne nous en soyons pas rendus indignes par notre incurie à fuir les mauvaises occasions ou notre présomption à les affronter, malgré les sévères avertissements qu'il nous donné en tant d'endroits de la Sainte Écriture.

La lutte de la tentation est si peu, par elle-même, un spectacle désagréable â Dieu, qu'il semble prendre une sorte de complaisance à y voir engagés ses meilleurs et ses plus fidèles serviteurs, comme le prouve l'exemple de Job, de Tobie, de saint Antoine et de mille autres que nous présente la vie des saints. Comme le feu éprouve et purifie l'or, remarque le pieux auteur de l'Imitation, ainsi la tentation éprouve et purifie l'homme juste, Par elle, le mérite s'accroit, la vertu brille de tout son lustre, et la conduite que l'âme y tient est la vraie mesure de son progrès dans la vie spirituelle. Si contradictoire que cela semble, ajoute Tauler3, les inclinations vicieuses ou les tentations sont comme les introductrices de la vertu dans l'âme. Si nous savons en profiter, elles nous rendent plus fervents au service de Dieu ; elles servent d'aiguillon á l'esprit pour le faire marcher plus vite dans la voie des commandements divins ; elles nous font réfléchir sur nous-mêmes et nous excitent à un amour plus ardent, à une pratique continuelle des bonnes œuvres, et, par le soin avec lequel elles nous forcent à veiller sur notre corruption et notre misère ; elles nous affermissent et nous confirment dans le bien.

Nous ne devons donc ni nous troubler, ni nous décourager, lorsque nous sommes en proie à la tentation ; mais prier Dieu avec d'autant plus de ferveur pour qu'il daigne nous assister ; nous soutenir et faire tourner ainsi à notre bien et à sa gloire la malice même de notre ennemi. Plutôt que d'être délivrés de la tentation, demandons-lui la grâce de n'y point succomber et de faire en tout sa volonté sainte.

Dès que nous sentons naître en nous des pensées et des impressions mauvaises il faut les écarter dès le commencement, mais non par des efforts empressés et par des méthodes subtiles ; le mieux est de les décourager par le mépris, en les laissant sans y prêter attention. On en triomphe plus sûrement peu à peu et par une longue patience, aidé du secours de la grâce, que par une rude et inquiète opiniâtreté. Croyez-moi, dit saint François de Sales, les gens auxquels on ne répond pas se taisent bientôt.

Dernièrement, ajoute-t-il, j'étais auprès de ruches d'abeilles, quelques-unes se mirent sur mon visage et je voulus y porter la main pour les chasser. Non, me dit un paysan, n'en faites rien, n'ayez pas peur ; si vous les touchez elles vous piqueront. Je le crus et aucune ne me piqua. Je vous dis de même à propos des tentations, des pensées importunes : n'ayez pas peur, ne les touchez pas, et elles ne vous offenseront pas non plus.

En pareille circonstance, le meilleur est de faire diversion par des actes positifs d'amour de Dieu, de confiance en sa grâce, de ferme propos de ne point l'offenser ; et se tenir en paix, malgré la persistance de l'obsession, se souvenant de la différence d'attrait telle qu'il y a entre l'imagination, sensible, qui très souvent ne dépend aucunement de nous, et le consentement toujours conscient et volontaire, qui peut seul constituer le péché.

Il est tellement de l'essence du péché d’être volontaire, dit saint Augustin, qu'en cessant d'être volontaire il cesse par là même d'être péché. Cette vérité certaine a de quoi rassurer grandement les âmes timorées qui vivent dans la volonté habituelle d'être fidèles à Dieu et de ne point lui déplaire, lorsqu'elles n'ont pas distinctement conscience de leur pleine victoire sur la tentation.

Du moins, qu’à défaut de leur propre sens l'obéissance leur soit alors une lumière certaine. Quand le directeur de leur conscience, sur l'exposé sincère qu'il a entendu du cas, leur a dit de ne pas s’inquiéter, qu’elles s’en tiennent à cette décision avec une tranquillité imperturbable, sans aucune crainte de n'avoir pas été comprise ou de n’être pas assez clairement expliquées. On ne saurait trouver une règle plus sûre et plus simple à la fois.

C'est d'ailleurs une pratique des plus recommandables dans tout ce qui regarde le combat contre les tentations, de ne pas agir seul et par ses seules lumières, mais avec le concours et d'après les avis de ceux que Dieu a donnés à notre âme pour guide et pour appuis. Non seulement on écarte ainsi le danger de faire fausse route, ce qui serait déjà beaucoup ; mais dans les moments inévitables de lassitude, de découragement et d'agonie spirituelle, on retrouve auprès d’eux l’énergie et le réconfort sans lesquels il serait bien difficile de ne pas défaillir. C'est un des cas où il est le plus vrai de dire : Vae soli ! malheur à celui qui va seul !

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1 T. R. P. Desurmont. L'Art d'assurer son salut.

2 Cf. P. A. Desurmont, op. cit., 6° condition, ch. II.

3 Célèbre prédicateur de l'ordre de St-Dominique (1290-1361). Ses Institutions divines, où se trouve le passage auquel nous faisons illusion, l'ont fait placer par Bossuet an rang des auteurs ascétiques les plus corrects et les plus solides.

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