Le Chapitre des Pères Maristes et les élections

05/Nov/2010

Depuis le 1ier octobre les Pères Maristes sont les hôtes de la Maison Généralice. La Forestaría, des chambres du 3ième étage, des chambres de « Jésus Magister »: tels sont les points de leur repos et de leur travail personnel. Quant aux lieux de travail collectif, ils sont ceux qu'ont connus les Frères Capitulants, avec cependant une prédilection pour la salle violette contiguë au patio, en dépit de l'amplification qu'elle donne aux décibels. Pour la liturgie, la présence d'un grand nombre de prêtres permet d'avoir des cérémonies d'une grande solennité.

Le Centre Champagnat pendant cette période a trouvé Recueil dans d'autres lieux qui lui laissent une plus grande liberté d'organisation et d'horaire.

Avant les tout derniers moments de l'impression du Bulletin, il sera peut-être possible d'annoncer les résultats des élections. Pour le moment le Chapitre n'en est pas encore là.

Quelles sont les étapes qu'il a suivies? On peut d'abord parier de l'insertion des Frères coadjuteurs dans le chapitre. Jusque-là rien n'était prévu dans les Constitutions à cet égard. Comme il y a deux Frères qui sont présents pour le service, il donc été décidé qu'ils participeraient aux sessions générales comme observateurs, le Chapitre ayant ensuite à prendre position sur ce problème et la tendance actuelle étant de viser à une égalité de droits qui a besoin évidemment de descendre à un certain nombre de points concrets. Il a fallu aussi se rendre compte que l'on ne progressait pas vite — comme tout le monde — et envisager des modifications de méthode, en particulier la constitution de groupes d'études qui rassemblent par langue un membre de chaque commission et permettent une étude plus détendue de tous les problèmes. Quant aux commissions, leur spécialisation n'était pas dès l'abord très poussée, mais elle l'est devenue au fur et à mesure qu'on a abordé les problèmes en profondeur.

Les principaux de ces problèmes sont ceux des « Fontes » et des textes gouvernementaux. En effet il n'est pas encore question de rédiger de nouvelles Constitutions, mais de se mettre d'accord sur les textes coliniens qui seront retenus comme fondement de l'esprit mariste. Un texte de Constitutions avait été rédigé au cours de l'année 1968; il n'est pas rejeté, mais ramené au rôle de simple source.

La recherche du charisme du Fondateur amène donc à mettre en valeur d'abord les textes les plus anciens, c'est-à-dire un certain nombre de textes des origines, comme la promesse de Fourvière, la Consécration à Marie de 1821, le bref de 1836, et aussi des textes extraits des Constitutions de 1842: place de la Société dans l'Eglise, références à Marie, vertus de Nazareth.

L'accord définitif a été obtenu sur le choix de ces textes. Une « déclaration » en exprime le sens: « Les textes historiques nous rappellent comment la première génération mariste a découvert et vécu une vocation et un esprit: nous entendons vivre dans la ligne de cette tradition. Les extraits des Constitutions contiennent l'esprit et les intentions propres de notre fondateur et premier législateur: nous reconnaissons qu'ils nous obligent non dans leurs prescriptions de détail, mais en leur substance inspiratrice ». Cette recherche du passé n'est donc pas archéologie, mais source d'unité.

Les textes du gouvernement progressent aussi de leur côté, mettant l'accent sur la collégialité, les Assistants ne devant plus être de simples conseillers, mais devant agir collégialement avec le Général.

Quant au reste des Constitutions, on se contenterait peut-être provisoirement d'« orientations » qui seraient plus tard suivies de « décrets ».

Le principe d'une deuxième session est acquis, sans que lieu et date aient été fixés.

On peut ajouter que le R.F. Basilio Rueda, répondant à une invitation du R.P. Buckley, a fait un exposé sur la marche de notre Chapitre et a présenté le vœu mentionné dans les documents capitulaires II, p. 41: «Le Chapitre Général se permet de demander au R.F.S.G. et à son Conseil de faire une démarche officielle auprès du prochain Chapitre Général des Pères Maristes en vue de nouer des liens toujours plus étroits entre les Pères et les Frères, par exemple dans une collaboration réciproque à des œuvres d'éducation de la jeunesse, et en vue aussi de procurer aux Frères les bienfaits du ministère sacerdotal ».

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Dernières nouvelles (au moment de mettre sous presse).

Le 8 décembre, après une matinée un peu lourde qui laissait en piste 3 candidats, on recommençait une brève session qui, vers 16 heures, aboutissait à l'élection du Supérieur Général.

Quelques Frères de la maison généralice, qui étaient présents à ce moment-là, allaient participer, à la chapelle, au Te Deum de reconnaissance que le nouveau Supérieur Général faisait précéder de sa récitation personnelle du Credo, puis du chant de ce même Credo par tous les Capitulants.

Les 4 Assistants du Supérieur Général ont été élus les 3 jours suivants. Quant à l'Econome, au Procureur et au Secrétaire, ils sont choisis ensuite par le Supérieur Général lui-même. En outre, semble prendre forme un « Conseil de la Société » qui sera une émanation du groupe des Provinciaux et se réunira à date fixe.

Le nouveau Supérieur Général de la Société de Marie est le Père Roger DUMORTIER. Né à Linselles (France. Nord) le 28-7-28, il aurait dû normalement faire ses études à Beaucamps (26 km) comme ses frères aînés. Mais l'un de ceux-ci devenu Frère Mariste, à la suite de son passage dans cette maison a choisi très tôt de partir en mission à Madagascar où il se trouve encore (Frère Diogène). La famille juge donc préférable de limiter une influence qui risque d'être trop grande vers la vocation mariste. Roger est dirigé vers le collège diocésain de Marcq-en-Barœul, où il reste jusqu'au baccalauréat. Il désirait alors trouver une vie qui fût à la fois celle de son frère, mais sacerdotale en même temps. Il pose la question à son frère: « N'existerait-il pas des religieux qui seraient maristes et prêtres? Sans grand enthousiasme, le frère indique que cette idée existe à l'état concret sous la forme des Pères Maristes. Roger sera donc Père mariste, puisqu'aussi bien, il a manifesté si clairement que si cette société n'existait pas, il fallait la fonder. Noviciat à La Neylière, en 1946, études de philosophie et de théologie à Lyon, aboutissant à la licence dans l'une et l'autre branche, puis ordination en 1955.

Les ministère du Père Dumortier évolue ensuite surtout en milieu scolaire. Professeur, puis préfet d'études à Sierck-les-Bains (Moselle), directeur puis Supérieur à Thionville, il quitte cependant l'enseignement de 1964 à 1968, pour devenir vice-provincial de la Province de Paris, puis en 1968-1969, il redevient Supérieur au collège de Bury (région parisienne) et c'est alors qu'il est élu comme capitulant. Il s'en est fallu de peu qu'il se fasse remplacer au Chapitre à cause des difficultés qu'il y a pour le titulaire d'un établissement sous contrat à quitter son poste pendant plusieurs mois. Mais maintenant le retour-arrière n'est plus possible. On pourra seulement en reparler dans 8 ans.

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Second élu et vicaire général, le Père Earl Francis Niehaus est un Américain né à Wheeling (Virginie Occidentale) le 6 janvier 1924. Il connaît bien les Frères Maristes parmi lesquels il a de grands amis et un cousin.

C'est par leurs activités paroissiales qu'il a connu les Pères Maristes, mais son activité principale à lui, sera l'enseignement, principalement dans les grands séminaires. En 1967, il est élu provincial, et c'est à ce titre qu'il vient au Chapitre. C'était son premier contact avec Rome, car c'est aux USA qu'il avait fait ses études.

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Le Père Bernard O'Brien sera, lui, le doyen du Conseil Général étant né le 6 octobre 1911. C'est un Néo-Zélandais de Wellington, ville où les Frères Maristes, qui y tiennent 3 écoles primaires, travaillent aussi en liaison avec les Pères. Après le collège St Patrick's, tenu par les Pères, Bernard entre à Greenmeadow: noviciat et scolasticat. Prêtre en 1935, il exercera ensuite constamment des fonctions d'enseignement, sa spécialité étant l'histoire et les sciences. Après St Bede's, à Christchurch, il est recteur de St Patrick's à Timaru, de 1965 à 1969, puis élu pour le Chapitre.

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Le Père José Pablo Rovalo est né à Mexico le 28 mars 1925. Il fréquente le collège des Pères Maristes « franco-inglés » de 1932 à 1937, puis le « Colegio francés » des Frères Maristes, devenu depuis le CUM, de 1938 à 1943. Après son service militaire, il commence sa médecine, mais il y renonce pour s'orienter vers la vocation mariste, vocation qui lui est venue surtout à travers les contacts de la paroisse des Pères. Philosophie, noviciat, théologie à Mexico, puis à Rome à l'Angélique: telles sont les étapes qui précèdent l'ordination en 1951. Son activité s'exercera au scolasticat puis au collège, avec un temps de ministère paroissial qui précède son accession au Provincialat en 1968.

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Le Père Frans Wagenaars, Néerlandais né à Putte (Brabant Septentrional) le 19-11-1933, est le plus jeune de l'équipe de direction. Il est entré à l'école apostolique des Pères à Hulst, en Flandre néerlandaise, a fait sa théologie à Nimègue, puis a suivi les cours du Biblique à Rome pendant 2 ans. Prêtre en 1960, il sera surtout professeur de dogme. Depuis 1967, il a eu bien des occasions de contact avec les Frères, car les scolastiques dont il est chargé ont leur résidence voisine du collège des Frères, et le Frère Bossært a son atelier de peinture dans la maison des Pères.

Le Conseil Général a une moyenne d'âge inférieure à 45 ans.

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