Le problème actuel de lobéissance religieuse .

Fr. Gérard-Magella Bouchard

04/May/2010

Le Bulletin est heureux de publier de larges extraits du "Mémoire de Licence" présenté par le F. Gabriel Bouchard, au terme de sa quatrième année d'études à l'Institut "Jésus Magister" du Latran. Il nous a semble que le sujet traité est de nature à intéresser les lecteurs.

Dans la première partie, l'auteur nous parle de la nature de la vertu d'obéissance. La seconde partie continue ainsi :

 

A — L'obéissance religieuse.

L'obéissance religieuse n'est rien d'autre que la vertu chrétienne d'obéissance, mais pratiquée d'une manière plus parfaite et plus complète et consacrée par un vœu. Pourrait-on concevoir un religieux comme n'étant pas d'abord un homme honnête, un parfait chrétien et un bon citoyen? Comme le simple fidèle, le religieux se soumet au Christ dans la personne de l'Eglise et de ses supérieurs, mais il vise plus haut. C'est ce but plus élevé de ses aspirations qui le caractérise.

Abandonner tout ce que l'on a à Dieu et même ce que l'on est, voila bien le don suprême de l'amour. Le religieux ne s'appartient plus, il n'a plus le droit de se reprendre, il est devenu instrument sacré qui ne doit être employé que pour la gloire de Dieu.

 

« L'attachement à la volonté propre est la passion la plus profonde et la plus opiniâtre de l'homme… Au seul point de vue du bon emploi de la vie, l'idolâtrie de la volonté propre cause de grands préjudices en conduisant à toutes les inconstances du caprice; sur le plan surnaturel ses ravages sont encore plus déplorables… L'indispensable condition du mérite est, en effet, que nos actes soient faits pour Dieu et donc soient conformes à sa volonté1. »

Cette conformité à la volonté de Dieu est assurée pour ceux qui ont embrassé d'une manière particulière l'obéissance religieuse consacrée. N'est-ce pas là la perfection conseillée dans l'Evangile? C'est ce que confirme le R.P. Anastasius, o.c.d. par les lignes suivantes:

« L'obéissance est considérée dans la tradition classique, tant historique que dogmatique, tant juridique que morale et spirituelle de la vie religieuse, comme le fondement de l'état de perfection, professant publiquement les conseils évangéliques2. »

C'est vraiment l'obéissance qui constitue le religieux, le consacré, l'immolé en holocauste. A ce sujet, voici ce que dit le Card. Villeneuve, o.m.i. dans sa lettre pastorale sur l'obéissance :

« Sacrifier les jouissances charnelles, sacrifier les biens extérieurs, qui parmi vous n'en a fait l'expérience? C'est bien peu à côté du sacrifice de la volonté propre. Là le glaive n'allait que dans les chairs, ici il va au cœur et jusqu'à la division de l'âme et de l'esprit. C'est ce sacrifice intime qui tue l'orgueil, plus radical encore que la concupiscence. C'est ce sacrifice qui est héroïque entre tous3. »

Terminons ce chapitre en indiquant la notion précise de l'obéissance religieuse et son motif formel.

Au point de vue juridique le vœu d'obéissance s'arrête à l'acte extérieur commandé légitimement et selon les formalités voulues par les supérieurs. Cependant, nous savons bien que l'obéissance religieuse ne consiste pas seulement dans la simple exécution des ordres qui n'assure que le minimum des obligations. Alors qu'est-elle?

« L'obéissance religieuse, la vertu d'obéissance qui convient à ceux qui en ont fait le vœu, consiste en une disposition intérieure de jugement pratique, disposition qui porte à décider de faire ce que les supérieurs en tant que tels veulent eux-mêmes qu'on fasse. Le motif formel de cette obéissance est tout surnaturel, c'est l'autorité même dont Dieu a revêtu les supérieurs4. »

Nous ne donnons pas ici une explication détaillée de cette définition. Les chapitres suivants en feront connaître les exigences.

 

B — Fondements de l'obéissance religieuse.

Toute obéissance quelle qu'elle soit a pour fondement l'autorité. De cette autorité nous parlerons au chapitre suivant. Ici nous voulons dégager les grands motifs qui fondent spécialement l'obéissance religieuse. En tout premier lieu il s'agit de la foi. Peut-on concevoir une conformité à la volonté de Dieu sans un profond esprit de foi? Sur ce point il y aurait avantage de méditer longuement sur cet article de nos Règles:

« L'esprit de foi est absolument nécessaire pour comprendre l'excellence, les avantages et les obligations de la vie religieuse. Les Frères qui en seront animés aimeront leur état et s'efforceront d'en acquérir les vertus. Ils trouveront leur bonheur à renoncer à eux-mêmes et à s'immoler à Dieu. Ceux qui ne l'auront pas seront peu vertueux et persévéreront difficilement dans leur sainte vocation5. »

De son côté, le R.P. Maurus a Grizzana, o.f.m. appuie fortement sur cet élément essentiel de la foi en Dieu pour comprendre la nature de la véritable obéissance religieuse et toute sa valeur.

« Le concept vrai de l'obéissance, dit-il, comprend essentiellement — et peut-être ne le fait-on jamais suffisamment ressortir — un élément fourni par la foi en Dieu ; aussi sans cet élément toute obéissance est impossible et, ce qui est pis, n'a aucune valeur et aucun mérite devant Dieu6. »

Par ailleurs nous voyons que l'obéissance est intimement liée au mystère du Christ et de son Eglise. Seule l'obéissance de foi peut faire entrer le religieux dans ce mystère, à défaut de quoi l'obéissance est impossible.

« Nous ne pouvons pas parler de l'obéissance, dit justement R. Voillaume, sans parler d'abord du mystère du Christ et de son Eglise. Nous ne pouvons en parler que dans la foi et je voudrais vous convaincre que nous ne pouvons rien y comprendre si nous ne restons constamment sur ce plan: en dehors de la lumière sur toute chose que nous donne la foi au Seigneur Jésus, nous ne pouvons comprendre ni l'obéissance chrétienne, ni surtout celle que nous avons solennellement promise à Dieu à notre profession. C'est dire tout de suite qu'elle ne peut être que mystérieuse, incompréhensible ou même choquante pour ceux qui ne croient pas au mystère du Christ, et pour nous-mêmes chaque fois que nous nous laissons aller à juger d'un autre point de vue que celui de la foi7. »

Vraiment en faut-il davantage pour nous convaincre que l'obéissance religieuse doit demeurer essentiellement sur le plan de foi?

Au plan de la foi s'ajoute tout naturellement celui de la charité. C'est par amour pour Dieu et dans le but de ressembler au Christ « qui s'est fait obéissant jusqu'à la mort de la croix » que le religieux embrasse l'obéissance. Le R.P. Hoffer écrit:

« L'obéissance est l'amour de Dieu en son acte parfait, parce qu'elle conduit à la conformité de notre volonté à la sienne en quoi consiste la perfection de la charité. A travers le supérieur, en effet, c'est à Dieu qu'on obéit. Elle réalise notre ressemblance avec Jésus-Christ obéissant jusqu'à la mort de la croix et fait de notre vie un holocauste uni au sien8. »

Voir Dieu dans nos supérieurs, tout accomplir avec amour, c'est bien dans ce sens que nos Règles s'expriment :

« Par esprit de foi, ils verront Jésus-Christ dans la personne de leurs supérieurs et regarderont leurs ordres comme ceux de Dieu même, s'efforçant de les accomplir toujours avec fidélité et amour9. »

Il faut donc que notre amour pour le Christ soit un amour obéissant. Ce sera là la preuve de notre sincérité. Ainsi le monde reconnaîtra que nous aimons le Christ en nous voyant lui obéir, comme il a lui-même prouvé par son obéissance son amour pour son Père.

« Il faut que le monde sache que j'aime mon Père et que j'agis selon l'ordre qu'il m'a donné10. »

On est loin ici d'une volonté qui plie parce qu'il le faut, puisque l'obéissance est l'acte généreux d'une volonté qui se soumet parce qu'elle aime. Ainsi l'obéissance religieuse grandira parallèlement avec la charité. C'est précisément son affinité avec la charité qui la rend supérieure aux autres vertus morales. Dans ce cas on peut parler de la perfection de l'obéissance dans la charité.

 

C — L'autorité.

La source de l'autorité est en Dieu. Il a sur tous les êtres un pouvoir absolu et éternel. Toute autorité ici-bas n'est qu'une participation du pouvoir qui n'appartient essentiellement qu'à Dieu11.

Le sens commun nous dit clairement que l'état social est l'état naturel de l'homme. La société est donc le milieu dans lequel il peut se conserver et se développer conformément à sa nature; elle a donc Dieu pour origine. Mais toute société, si petite soit-elle, ne peut vivre sans une autorité qui coordonne les efforts de ses membres vers le bien commun. La société hiérarchisée est donc voulue par Dieu; elle comprend supérieurs et inférieurs.

Les supérieurs légitimes tiennent leur autorité de Dieu. Saint Paul a de nombreux passages où il affirme cette vérité, et exhorte à l'obéissance.

« Que chacun se soumette aux autorités en charge. Car il n'y a point d'autorité qui ne vienne de Dieu, et celles qui existent sont constituées par Dieu. Si bien que celui qui résiste à l'autorité se rebelle contre l'ordre établi par Dieu… Aussi doit-on se soumettre non seulement par crainte du châtiment mais par motif de conscience12. »

« Obéissez à vos chefs et soyez-leur dociles, car ils veillent sur vos âmes, comme devant en rendre compte; afin qu'ils le fassent avec joie et non en gémissant, ce qui serait dommageable13. » 13

Cette doctrine vaut éminemment quand il s'agit non plus des sociétés naturelles, mais de la société surnaturelle fondée par Jésus-Christ. Les commentateurs ont toujours vu dans cette parole du Christ une affirmation de l'autorité de l'Eglise:

«Qui vous écoute, m'écoute; qui vous méprise, me méprise14

C'est donc en Dieu qu'il faut remonter pour trouver la raison et Je fondement du pouvoir humain quel qu'il soit et, à plus forte raison, du pouvoir de l'Eglise. Il faut obéir même si l'autorité est indigne, selon cette parole de l'Evangile :

« Scribes et pharisiens sont assis dans la chaire de Moïse. Observez tout ce qu'ils vous disent… mais n'imitez pas leurs actions15. »

On comprend que sans cela, ce serait le désordre, l'anarchie dans les diverses sociétés humaines, et à plus forte raison, dans les sociétés spirituelles que sont les Instituts religieux.

Mais est-il possible de trouver dans les communautés religieuses des supérieurs qui abusent du pouvoir de leur autorité? Disons que la chose se rencontre de temps en temps. Nous pouvons classer ces supérieurs en deux catégories: les directeurs autoritaires pour la première; les directeurs paternalistes pour la seconde catégorie. C'est la division que nous offre le P. Paul Hoffer dans le « Directoire des Directeurs ».

Qu'est-ce donc qu'un directeur autoritaire? C'est celui dont l'activité est inspirée par le besoin de domination. C'est l'égocentrique qui se fait servir lui-même, immole ses sujets pour satisfaire son orgueil. Tout dialogue des sujets avec lui est impossible car il ne se fie à la sincérité de personne. Cette manière d'agir ne peut être que néfaste pour l'inférieur.

« Au lieu d'orienter l'activité et la pensée de ses subordonnés vers le bien et l'œuvre, il les tourne vers lui-même, les attache à sa propre personne, leur fait désirer exagérément ses faveurs, les habitue à se conduire ‘' au doigt et à l'œil ", comme des enfants qui règlent leur conduite sur l'humeur du maître. Son autorité désagrège la personnalité de ses sujets, parce qu'il règne surtout par la crainte. Or celle-ci n'est pas constructive, car elle replie les sujets sur eux-mêmes et dans la défense de leurs droits menacés, au lieu de les axer en tout sur leur devoir, c'est-à-dire sur le bien. Aussi l'égalitarisme et l'esprit revendicateur sont-ils la grande plaie des groupements gouvernés par un chef autoritaire. Le mauvais esprit, alors, n'est pas loin et surtout l'esprit critique généralisé qui est l'unique vengeance possible aux inférieurs impuissants16. »

Voilà donc le triste bilan du directeur autoritaire. Et ce qui est plus triste, au dire de l'auteur, c'est son aveuglement qui le rend incapable de reconnaître l'atmosphère chargée de mécontentement de la communauté dont il est le pauvre chef.

Passons au directeur paternaliste. Qu'est-ce à dire? Le vrai directeur doit être un père pour ses inférieurs, mais le paternalisme, au contraire, affiche des airs paternels et traite ses subordonnés comme des enfants. Il est un obstacle à la maturité humaine et religieuse de ses sujets. Il n'a d'affection que pour les « enfants sages ». Il écarte les sujets intelligents et cultivés qui à chaque instant menacent de couler son prestige qui ne tient qu'à la légèreté de son esprit affichée avec orgueil.

« L'attitude paternaliste est donc un égocentrisme camouflé, une recherche de soi, si inconsciente qu'elle soit d'ordinaire et si bien intentionnée souvent. De même que l'autoritarisme avec lequel il a plusieurs points communs, le paternalisme est d'ordinaire une compensation inconsciente d'un besoin affectif frustré. Les deux sont dépersonnalisants, parce qu'ils tarissent la source de l'initiative, ôtent la confiance en soi et le désir de se dépasser, installent les subordonnés dans la défense de leurs droits, les font pourrir dans l'indifférence du bien commun et provoquent l'esprit égalitaire17. »

 

Après avoir brossé le tableau des directeurs indignes de leur mandat, nous finirons ce thème de l'autorité sur une note plus optimiste. Dieu merci, il existe de véritables chefs qui conçoivent l'autorité selon le principe apporté par le Christ:

« Vous savez que les chefs des nations leur commandent en maîtres et que les grands leur font sentir leur pouvoir. Il n'en doit pas être ainsi parmi vous: au contraire, celui qui voudra devenir grand parmi vous, se fera votre serviteur, et celui qui voudra être le premier d'entre vous, se fera votre esclave. C'est ainsi que le Fils de l'homme n'est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour une multitude18. »

On se rappelle en quelle circonstance Notre-Seigneur a prononcé ces paroles. C'était après la démarche intéressée de la mère des deux fils de Zébédée. Et les dix autres, nous dit l'Evangile, s'indignèrent contre les deux frères.

Notre-Seigneur nous enseigne dans ce passage toute la spiritualité du véritable chef. Et l'enseignement s'adresse non seulement aux apôtres mais à toute autorité exercée dans l'Eglise. Or l'autorité dans les communautés religieuses comme dans l'Eglise d'ailleurs doit être «service». Elle doit se caractériser par l'humilité et le don de soi, non par l'orgueil méprisant et le désir de briller et d'écraser19. Cette doctrine de l'humilité dans le commandement prend une importance particulière si l'on songe qu'au moment le plus solennel de sa vie, au moment de l'institution de la Sainte Eucharistie, le Christ y revient encore, à la suite d'une dispute entre les disciples pour savoir qui était le plus grand:

« Les rois des nations leur commandent, et ceux qui exercent l'autorité sur eux se font appeler Bienfaiteurs. Pour vous, il n'en va pas ainsi; au contraire que le plus grand parmi vous se comporte comme le plus jeune, et celui qui gouverne comme celui qui sert. Quel est en effet le plus grand, celui qui est à table ou celui qui sert? N'est-ce pas celui qui est à table? Eh bien! moi je suis au milieu de vous comme celui qui sert!20 »

Notons que le Christ insiste souvent sur l'humilité de ceux qui exercent l'autorité. Bien pathétique cette scène de l'Evangile où le Christ accueille un petit enfant pour le présenter aux apôtres préoccupés par des problèmes de préséances. Il conclut ainsi :

« Celui qui parmi vous tous est le plus petit, c'est lui qui est le plus grand21. »

Excellent pédagogue, le Christ sait bien que ses paroles ne suffisent pas pour convaincre ces cœurs encore trop attachés aux honneurs terrestres; il leur donnera donc l'exemple. Nous sommes à la scène du lavement des pieds. Le Christ termine par ces paroles :

« Comprenez-vous ce que je vous ai fait? Vous m'appelez Maître et Seigneur, et vous dites bien, car je le suis. Si donc je vous ai lavé les pieds, moi le Seigneur et le Maître, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. Je vous ai donné l'exemple, pour que vous agissiez comme j'ai agi envers vous.22 »

Or, c'est une nécessité pour tous, supérieurs et inférieurs, d'obéir au Christ et à la Parole de Dieu révélée. Les directeurs, obéissant à l'Eglise épouse visible du Christ ici-bas, obéissant à leur Règles, expression de la volonté de Dieu, entraînent irrésistiblement les âmes qui leur sont confiées dans le sillage qui mène à l'authentique sainteté. Les inférieurs, eux, à la lumière de la foi, se rendront compte que derrière ces hommes, avec leurs qualités, leurs limites et leurs faiblesses^ c'est le Christ qui conduit toujours. Ils doivent être convaincus que l'autorité ne tient donc pas à l'intelligence, aux talents, aux vertus des directeurs, mais à la mission reçue du Christ par l'intermédiaire de l'Eglise. A cette « autorité-service » instituée par le Christ il est évident que l'inférieur doit obéir par charité et par justice. C'est l'exhortation de saint Paul :

« Nous vous demandons, frères, d'avoir de la considération pour ceux qui se donnent de la peine au milieu de vous, qui sont à votre tête dans le Seigneur et qui vous reprennent. Estimez-les avec une extrême charité, en raison de leur travail. Soyez en paix entre vous23. » 23

Fr. Gérard-Magella Bouchard

___________________________

1 Petit Traité de l'état religieux à l'usage des F.E.C, 1950, p. 229.

2 Anastasius, O.C.D. «Le vrai concept de l'obéissance religieuse in Acta et Documenta, t. II, Romæ, 1950, p. 408.

3 Villeneuve, J. M. O.M.I. Lettre pastorale sur l'obéissance religieuse, 1984, p. 10,

4 Ibid., p. 11.

5 Règles Communes des F.M.S., art. 8.

6 Maurus a Grizzana, O.F.M. « Le vrai concept de l'obéissance religieuse » in Acta et Documenta, t. II, Romae, 1950, p. 118.

7 Voillaume R., « Obéir » Dans Catéchistes, 39, 1959, p. 232.

8 Hoffer Paul, Directoire des Directeurs, Paris, 1956, p. 90.

9 Règles Communes des F.M.S., art. 13.

 

10 10 Jean, 14, 30.

 

11 11 Malo Adrien M., O.F.M. « L'obéissance religieuse » in Congrès Religieux Canadien, 1954, p. 95.

 

12 12 Rom., 13, 1-5.

 

13 Hébr., 13, 17.

14 Luc, 10, 16.

15 Math., 23, 2-3.

16 Hoffer Paul, Directoire des Directeurs, p. 42.

17 Hoffer Paul, op. cit., p. 38.

18 Math., 20, 25-28.

19 Vincent Fr. «Le sens de l'autorité dans l'Eglise» in Catéchistes, 39. 1959, p. 241

20 Luc, 22, 25-27.

21 Luc, 9, 48.

22 Jean, 13, 13-15.

 

23 I Thés., 5, 12-13.

 

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