Le Révérend Frère Abel

03/Sep/2010

Un deuil très sensible vient d'affliger la Congrégation des Frères de l'Instruction Chrétienne, unie depuis longtemps à la nôtre par d'étroites relations de religieuse et fraternelle amitié. Le Révérend Frère Abel, qui pendant douze ans en a été le très digne Supérieur général, a succombé, le 11 février, à une dernière crise de la maladie de cœur qui, à plusieurs reprises avait déjà mis ses jours en péril.

C'est une grande figure qui disparaît de la scène de l'enseignement chrétien. Esprit large et cultivé, volonté forte et énergique, cœur d'apôtre, parole ardente et facile, très juste appréciation des personnes et des choses, grand esprit de foi, qui lui faisait tout envisager à un point de vue surnaturel, il avait à un degré peu ordinaire toutes les qualités qui font le bon supérieur et l'homme d'œuvres. Aussi. s'était-il acquis un peu partout, mais principalement dans le Nord-Ouest de la France, où il était plus particulièrement connu, de chaudes et très nombreuses sympathies, dont il faisait profiter la cause du bien.

Mais ce qu'il nous est surtout agréable de rappeler, c'est qu'il fut constamment un sincère et fidèle ami de notre Institut. Il n'omettait aucune occasion de le dire et de le prouver. Tous ceux d'entre nous qui se trouvaient à Saint-Genis-Laval, à N.-D. de l'Hermitage ou à Grugliasco, lors des visites qu'il voulut bien nous faire au mois de mars 1898, au mois d'avril 1001 et en janvier 1907, n'oublieront pas l'enthousiasme qu'il provoquait toujours, lorsqu'il parlait avec son expansion de cœur habituelle des liens de douce union et cl' étroite confraternité qui unissent l'une à l'autre les cieux Congrégations des Frères de l'Instruction Chrétienne et des Petits Frères de Marie ; et plus récemment, lors de la mort de notre regretté Frère Théophane, il écrivit tout exprès une circulaire aux diverses communautés de son Institut pour le recommander à leurs prières.

Nous unirons donc fraternellement notre douleur à la douleur si légitime de sa grande famille religieuse, et, dans nos pieux suffrages, nous donnerons une part toute spéciale au cher défunt, afin que, si la justice de Dieu le retenait encore dans le lieu de l'expiation, nos supplications pressantes lui ouvrent au plus tôt la porte du Ciel. – R. I P.

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