Le Révérend Père Trouche

05/Sep/2010

Nous recommandons aux prières des lecteurs du Bulletin l'âme du R. P. Henri Trouche, dont on nous annonce la pieuse mort, arrivée le 20 février dernier à Differt (Belgique).

Il était depuis un an aumônier de la maison mère, à Saint-Genis-Laval, quand eurent lieu les proscriptions de 1903. Généreusement, il vint partager notre exil à Grugliasco, et là, pendant six ans, il consacra au bien spirituel de la Communauté, avec un zèle et un dévouement dignes de toute notre reconnaissance, les grandes qualités d'esprit et de cœur dont le Seigneur l'avait doué.

C'était une intelligence d'élite, profondément versée dans toutes les branches de la science-sacrée : ce dont sa direction et sa doctrine se ressentaient heureusement sans que la simplicité eût rien à y perdre ; mais c’était plus encore une âme de saint, dont la foi et la piété étaient communicatives. C'est là surtout qu'il faut chercher le secret du grand bien qu'il a opéré parmi nos Frères, et spécialement parmi ceux du Grand-Noviciat, qui pendant deux années consécutives ont eu l'avantage de l'avoir pour instructeur et pour directeur spirituel.

Il s'était acquis au plus haut degré la confiance, l'estime et la respectueuse affection de tous ; aussi fut-ce un regret universel lorsque, à l'appel de ses Supérieurs, il nous quitta, au mois d'octobre 1909, pour aller prendre une chaire de dogme au scolasticat des RR. PP. Maristes, ses confrères, à Differt.

Notre reconnaissante sympathie l'avait accompagné dans sa nouvelle demeure, et, nous savons que, de son côté, parmi les affections de son cœur, il avait réservé une place de prédilection pour les Petits Frères de Marie : non pas seulement pour ceux de Grugliasco, mais pour ceux du monde entier.

En nous associant aux légitimes regrets de ses Frères en religion, nous nous ferons donc un pieux devoir du lui donner une part toute spéciale dans nos suffrages et nos prières, afin que le Seigneur daigne l'admettre au plus tôt — si ce n'était pas déjà fait — à la jouissance du bonheur éternel. – R. I. P

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a sainte joie. Combien elle est désirable. M...