Les années obscures du Bx. Fondateur

14/May/2010

(suite)

Documents.

Les gens du Directoire ont le même sectarisme que Robespierre, le même besoin de poursuivre la guerre; ils ne diffèrent d'avec lui que par leur corruption. La vie va donc reprendre avec une fièvre révolutionnaire guère modifiée, et, en particulier, la lutte contre les «suspects».

Le curé Allirot est disparu de la commune, dit-on, le 14 septembre 1792. Mais le fait qu'il ait pu tenir les registres jusqu'en février 1793 montre qu'il n'était pas bien loin. Peu avant la chute de Robespierre, le 15 messidor, an 2 (4 juillet 1794), la municipalité se trouvera encore en face du cas d'un paysan qui fauche le pré du curé Allirot et qui explique de façon très obscure qu'il y avait entre le curé et lui une convention simplement verbale.

L'an 3, les conscrits ne partent pas plus volontiers que d'habitude.

Le 6 vendémiaire (27 septembre 1794), tous les jeunes gens convoqués refusent de partir: les uns sont mariés, ont des enfants malades, une femme enceinte, les autres sont nécessaires à leur patron. Tous ont de bonnes raisons

Mêmes histoires pendant les ans 4 et 5.

Malgré tout, J.-Bapt. Champagnat ne doit pas être trop mal vu des dirigeants du district, puisque le 9 nivôse, an 6 (29 décembre 1797), il reçoit une nouvelle promotion: la présidence de l'administration municipale du canton de Marlhes. Il sent bien sans doute qu'il y a dans ce poste autant de danger- que d'honneurs, et le F. Marie-Jubin Goy a laissé des notes où il nous dit qu'il réfléchit quinze jours avant d'accepter cette charge. Sa prestation de serment n'intervient, en effet, qu'un mois et demi plus tard.

«Je soussigné, J.-B. Champagnat du Rosey ayant été nommé par arrêté du district, en date du 9 nivôse de l'an 6, président de l'administration municipale du canton de Marlhes, quoique je n'eusse pas dû être appelé à cette place, mes connaissances étant trop confuses pour en remplir les fonctions, cependant empressé d'obéir aux ordres du gouvernement, j'accepte ladite charge et jure haine à la royauté et à l'anarchie et d'être fidèle à la Constitution de l'an 3; fait ce 23 pluviôse, an 6 (11 février 1798).

« En exécution de la loi du 22 germinal an 2 (11 avril 1794), dont on vous a fait lecture plusieurs fois, ceux qui depuis le 19 fructidor an 51 ont donné asile aux prêtres réfractaires seront déportés dans des pays sauvages dans l'Afrique et, en conséquence, je vais requérir la force armée pour les arrêter, et c'est bien douloureux d'en venir à de pareilles extrémités, mais il faut absolument que je remplisse mon devoir consacré au gouvernement; aussi je vous assure que les receleurs de ces prêtres réfractaires vont être rigoureusement poursuivis ».

« J'annonce encore aux citoyens dans les propriétés desquels il existe des croix ou autres signes de religion que le détachement qui est sur le point d'arriver se transportera à leurs frais et dépens pour les abattre et seront poursuivis comme rebelles ».

« Si la force armée vous fatigue c'est certainement vous qui le voulez ; vous vous êtes laissés séduire par les infâmes prêtres qui vous ont corrompus, que ces corrupteurs vous tirent donc du fossé dans lequel ils vous ont jetés, mais leur puissance n'est rien moins que le crime ».

« Si jusqu'ici j'ai usé de commisération envers vous dont je suis blâmable auprès du gouvernement, c'est que j'attendais de vous que vous reviendriez de cette grande erreur. Quelle grande satisfaction pour moi et pour vos magistrats: vos opiniâtretés vous causent de grandes inquiétudes, beaucoup d'embarras. Aujourd'hui, citoyens, vous pouvez compter que je vais me mettre en devoir de vous poursuivre avec la plus grande rigueur. Et à cet effet je requiers la force armée ».

«Ah! récalcitrants, c'est bien vous qui la voulez, cette force armée, il faut donc contenter vos désirs; vos sinistres désirs se dévoilent. Le gouvernement actuel vous déplaît sans doute puisque vous abhorrez; les infâmes prêtres ont voilé vos yeux et ont inspiré dans vos cœurs la haine du gouvernement sous lequel les Français seront très heureux ».

Signé Champagnat

L'orateur du 14 juillet 1791 est cette fois seulement scribe. Approuve-t-il? A-t-il pris l'habitude de faire la part du feu, de rédiger avec un zèle apparent des déclarations redoutables, quitte à tout faire ensuite pour les rendre anodines? C'est difficile à dire.

La formule du serment de l'an 3 est sinistre. Cependant à Marlhes, la persécution religieuse ne semble toujours pas saisir de prêtres réfractaires.

Le 11 ventôse, an 6 (1ier mars 1798), le rapport avoue qu'on n'en connaît pas. Il faut cependant se défendre auprès des autorités du district, car on est vite sous le coup des dénonciations.

Jean-Baptiste Champagnat est, comme sera son fils, l'homme qui ne laisse pas pourrir les situations. Le 12 ventôse an 6 (2 mars 1798), il rédige une lettre pour justifier l'administration de Marlhes:

«…L'administration déclare: …2° qu'elle se fait un devoir de faire exécuter les lois au fur et à mesure qu'elles lui parviennent, mais qu'il n'y a pas longtemps qu'elle a été nommée, elle n'a pas été dans le cas de rendre compte au citoyen commissaire2, ce qu'elle fera exactement; 3° que l'esprit moral et politique dans ce canton est assez bon, n'y connaissant personne de rebelle aux lois; 4" que de suite elle va donner les ordres les plus précis à la gendarmerie de Bourg-Argental qui a accompagné ledit commissaire pour faire des perquisitions à l'effet d'arrêter tous réquisitionnaires ou prêtres rebelles, accompagné de l'agent municipal de la commune de Marlhes, mais elle déclare qu'elle n'a pas connaissance qu'il y en ait aucun dans ce canton » (Archives de St. Etienne: Liasse L. 110).

Le 16 ventôse an 6, à une demande concernant les religieux de l'ordre de Malte, Jean-Baptiste Champagnat répond qu'il n'y en a aucun dans le canton (cf. supra L. 514).

Le 12 vendémiaire an 7 (4 octobre 1798), les gendarmes et commissaires ont fait une battue totalement vaine. Ils ont poursuivi «les réquisitionnâmes, déserteurs, prêtres réfractaires et agents d'Angleterre, mais n'en ont trouvé aucun ».

Cependant quelqu'un est là qui accepte difficilement de croire à la candeur de la municipalité de Marlhes. C'est le commissaire Trillaud, ancien élève des Jésuites de Tournon, nous précise le Frère Avit. Il va leur faire voir à ces tièdes si l'on se moque impunément d'un commissaire. Voici la relation de son passage:

«23 brumaire an 7 (14 novembre 1798): où étaient les citoyens Champagnat: président; Terra, Rivaton: agents.

«Le citoyen Trillaud commissaire a dit: C'est avec regret que je vois dans le canton mépriser les lois3 au point qu'elles restent sans exécution, j'ai cru être de mon devoir de faire une annonce au peuple que je lirai et publierai au son de la caisse dont la teneur suit et en requiers l'enregistrement : Il est de mon devoir de vous annoncer que ceux parmi vous qui auront et donneront l'asile aux réquisitionnaires de 18 à 25 ans, c'est-à-dire ceux qui à l'époque du 23 août avaient atteint 18 ans, seront dénoncés et rigoureusement poursuivis avec diligence; que ceux de parmi vous qui donneront asile aux conscrits de 20 à 21 ans seront également dénoncés et poursuivis, et vous pères et mères, qui par l'instigation des prêtres réfractaires et des ennemis de notre gouvernement retenez vos enfants chez vous, exhortez-les donc à ce qu'ils volent à la défense de la patrie. Quelle gloire pour eux et pour vous s'ils ont participé à la paix! Combien ne serez-vous pas plus heureux! ».

Est-ce à ce moment que se produit ce qui a été attesté au Frère Avit par les gens de Marlhes, mais dont il doute un peu? J.-B. Champagnat aurait conduit lui-même les ornements sacerdotaux de la paroisse à Saint-Etienne pour y être brûlés. A-t-il pensé par là donner le change?

En tons cas on célèbre régulièrement les fêtes républicaines. On se réunit beaucoup autour de l'arbre de la liberté: le 30 ventôse an 6 (20 mars 1798), le 18 fructidor an 6 (4 septembre 1798), le 3ième jour complémentaire an 6 (19 septembre 1798), le 1ier vendémiaire an 7 (22 septembre 1798).

Même l'hiver, le 2 pluviôse an 7 (21 janvier 1799), anniversaire de l'exécution de Louis XVI, on trouve J.-B. Champagnat dans une cérémonie où rien ne manque: chants patriotiques, divertissements, lecture d'une lettre du Ministre de l'Intérieur, invocation à l'Etre Suprême, imprécations contre les parjurés.

Cette cérémonie de plein air est complétée par une cérémonie à l'intérieur du temple décadaire, destinée aux autorités. C'est encore J.-B. Champagnat qui fait répéter phrase par phrase le serment de haine à la royauté, de la Constitution de l'an 3. Tant de zèle est peut-être moins dû à la conviction personnelle qu'à la présence du commissaire Trillaud qui, ce jour-là, a pris son ton de Marseillaise pour enflammer des gens qui commencent à se lasser.

Il parle de la patrie: …«Pâlissez, mortels téméraires qui osez l'attaquer, et vous, indifférents, qui n'osez ni vivre pour elle ni la défendre, courez aux pieds de ces rois perfides, allez les servir en esclaves, il est temps que cette grande nation ne soit plus souillée par vous; quant à nous le sang de Brutus coule dans nos veines; la liberté est le feu sacré qui nous est confié, et la Constitution de l'an 3 est la charte immortelle où nous apprenons nos droits et nos devoirs ».

Le rapport est signé Champagnat et Trillaud.

Pour ne pas devenir suspect, il faut contre-attaquer et ainsi peut-être détourner l'attention de ce problème des réfractaires et des réquisitionnaires. Si l'on parlait des impôts? Dans une lettre du 8 pluviôse an 7 (27 janvier 1791), J.-B. Champagnat fait remarquer qu'il a soumis une liste de 200 pétitionnaires indigents, et que d'ailleurs Marlhes paie « à moitié plus d'impôts qu'il en devrait supporter » (cf. supra L. 514).

Le 26 pluviôse an 7 (14 février 1799), il réclame une délimitation stricte pour le canton, car tous les habitants veulent être de la Haute-Loire pour payer moins d'impôts (L. 514).

En attendant, le 23 floréal an 7 (5 mai 1799), on n'a toujours trouvé aucun suspect.

Le 20 prairial an 7 (8 juin 1799), nouvel acte de zèle: fête funéraire en l'honneur des trois ministres assassinés par « l'horrible maison d'Autriche4 ». Résolution: afficher la liste des conscrits déserteurs dans le temple décadaire.

Mais le 21 prairial, on n'a encore trouvé aucun déserteur.

Le 22 messidor an 7 (12 juillet 1799): lettre pour réclamer le salaire du garde-champêtre. Le 29 messidor an 7 (17 juillet 1799), autre lettre pour dresser la liste des citoyens qui doivent fournir de l'avoine.

Arrive l'automne et les derniers jours du Directoire. Enfin voici l'an 8 et son 18 brumaire. Dès le 23 (14 novembre 1799), on sent que le consul Bonaparte a le désir de réconcilier tous les Français. Il a trouvé une formule de serment acceptable par tous:

« Je jure d'être fidèle à la République une et indivisible fondée sur Légalité, la liberté et le système représentatif ».

Y a-t-il une épuration? En tout cas, Trillaud disparaît. Le nouveau commissaire est Perret. J.-B. Champagnat résigne-t-il ses fonctions de plein gré ou à la suite de pressions? Le 8 vendémiaire an 9 (29 sept. 1800), il signe encore un dernier acte du registre des Délibérations, mais il est vrai qu'avec Bonaparte tout a changé. Le rythme des conseils, d'hebdomadaire est devenu bisannuel. Que reste-t-il à faire? Tenir les registres de l'Etat-Civil ou du moins les signer. J.-B. Champagnat cesse de signer au cours de l'an 8: le 9 pluviôse (28 janvier 1800), sur le registre des naissances; le 10 floréal (22 avril 1800), sur le registre des mariages; le 5 fructidor (22 août 1800), sur le registre des décès.

Il meurt le 24 prairial an 12 (12 juin 1804), à 49 ans. Voici l'acte de son décès :

« Du vingt-quatre prairial de l'an douze

de la République Française,

acte de décès de Jean-Bte Champagnat

prop.re du lieu du Rozey commune dudit

Marlhes né au dit lieu le seize juillet

mil sept cent cinquante cinq, décédé

dans son domicile au dit lieu de Rozey

le jour d'hier sur les dix heures du ma-

tin après mètre assuré de son décès ai sur

la déclaration qui m'en a été faite par

Marie-Thérèse Chirat, femme du décédé,

et par Jean-Bte Courbon son voisin, tous

deux plus que majeurs dudit lieu de Rozey

ai rédigé le présent acte dont lecture

a été faite aux parties que j'ai signé avec

les déclarants qui ont aussi déclaré ne

savoir signer de ce interpelé.

Courbon maire ».

 

Roman.

Que faut-il imaginer? Trois bonnes années et une mort pieuse de cet homme surprenant? Il a dû sans doute avoir bien des prières en sa faveur. Le curé Allirot d'ailleurs doit bien avoir quelque estime pour lui, puisque sa maison est la seule où il envoie le prêtre recruteur de 1804. J.-B. Champagnat ne s'oppose pas à la vocation de Marcellin. Il la favorise même en envoyant l'enfant chez son oncle à Saint-Sauveur. Est-ce un témoignage de conversion de celui qui va mourir deux mois plus tard?

La tradition locale dira au Frère Avit qu'on l'a trouvé mort dans son lit. Le Frère Avit semble en douter, mais un accident cardiaque serait-il si extraordinaire à la fin d'une vie d'agitation et d'inquiétude?

Comme à tous les enterrements, on a dû se dire en allant et en revenant du cimetière toutes les qualités du mort et il en avait.

Peut-être Marcellin (14 ans) a-t-il simplement pensé qu'il devrait, lui, réparer la conduite de son père, en étant aussi ambitieux, mais non pas d'une fortune qui, après avoir atteint 80.000 ou 100.000 francs (quelque 200.000 francs actuels), s'était effondrée assez vite; non pas de gloire humaine, qui peut mener à toutes les compromissions, mais d'une action de valeur éternelle,

Toute l'ambition de son père, toute la piété de sa mère, cela s'épanouirait chez lui en intrépidité indomptable. La Révolution née avec lui avait introduit des germes qui allaient se développer pendant des siècles. Il fallait qu'il crée quelque chose qui pourrait aussi lutter contre ces influences pendant des siècles.

Frère G. Michel

 

N.B. Si vous cherchez un sujet de thèse

Si vous êtes tenté par une monographie de Marlhes sous la Révolution, si vous avez à la fois des loisirs et un âge trop avancé pour être sportif de terrain ou de gradins, vous en profiterez pour élucider quelques points qui restent dans l'ombre en cette période de l'enfance de notre Fondateur.

Les vieillards qui ont renseigné le Frère Avit transmettent-ils un passé enjolivé de légendes? Qu'en est-il exactement de l'attitude religieuse de J.-B. Champagnat? Il est probable qu'il a effectivement fermé les yeux sur les actes de piété de sa femme et de sa sœur et sur ces messes auxquelles elles assistent en cachette. A-t-il empêché les sans-culottes de Saint-Etienne de démolir l'église de Saint-Genest en les faisant gorger de vin, ou a-t-on extrapolé à partir d'une histoire semblable arrivée ailleurs?

Quel est le détail exact de l'aventure de son cousin Ducros, qui, après la mort de Robespierre, continue à terroriser le pays, se fait mettre en prison, tue un gendarme, est abattu dans sa prison par un autre gendarme? Comment entraîne-t-il J.-B. Champagnat dans des revers de fortune, et quand se situent ces revers, car entre la mort de Robespierre et le 18 brumaire, il y a plus de 5 ans. Les archives des notaires qui sont parfois très anciennes peuvent-elles faire quelque lumière sur ce point?

Le Frère Avit ne se prononce pas sur l'attitude religieuse de J.-B. Champagnat après la Révolution et laisse planer une incertitude sur sa mort. Le curé Granotier, au contraire, déclare au procès de béatification de notre fondateur que J.-B. Champagnat, après la Révolution, vécut en chrétien et fit une mort édifiante. Il sait pourtant lui aussi l'histoire des ornements sacerdotaux que J.-B. mène brûler à Saint-Etienne, et il la cite comme une tradition populaire. Serait-il possible qu'un autre témoignage, jusque-là inconnu existe et permette de mieux se représenter les choses? A-t-on, par exemple, écrit une biographie de la sœur religieuse de J.-B. Champagnat, et cette biographie peut-elle se trouver aux archives des Sœurs St-Joseph? Si une telle biographie existe, comporte-t-elle une allusion à ce qui nous intéresse?

Quant à l'activité de J.-B. Champagnat, comme juge de paix, elle a bien dû laisser des traces que l'on pourrait retrouver et qui nous parleraient de sa sagesse qui devait se manifester surtout dans cette fonction.

Enfin il reste à préciser qui était l'instituteur brutal qui a dégoûté Marcellin de l'école? quel est le prêtre qui lui a fait faire la Première Communion, et peut-être encore d'autres détails de pieuse curiosité.

 

* * *
Il s'est glissé trois erreurs dans le premier article de cette rubrique. Bull. N" 197. Page 467, note 2. 9me ligne, il faut lire 1804 au lieu de 1904. Page 475, Documents, 2me ligne, lire révolutionnaire au lieu de républicain. Dernière ligne, lire Lavisse et non Levisse.
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1 La loi du 19 fructidor an 5 dénonce la conspiration organisée contre la République, annule des élections, condamne à la déportation deux directeurs: Carnot et Barthélémy, rétablit des lois un peu tombées en désuétude et les aggrave. Elle s'attaque aux émigrés et aux prêtres Ceux-ci ne pourront plus se contenter d'être « soumissionnaires, mais devront faire le serment de haine à la royauté et à l'anarchie, d'attachement et de fidélité à la République et à la Constitution de l'an 3 ».

2 Constitution du 5 fructidor an 3 (22 août 1795), Titre 7, article 191: Le Directoire exécutif nomme auprès de chaque administration départementale et municipale un commissaire qu'il révoque lorsqu'il le juge convenable, Le commissaire surveille et requiert l'exécution des lois.

3 Les lois auxquelles Trillaud fait allusion sont la «levée en masse» de Carnot qui date du 23 août 1793 et prévoit la réquisition spécialement des célibataires ou veufs sans enfants de 18 à 25 ans, el la loi Jourdan du 19 fructidor an 6 (5 septembre 1798), qui prévoit la conscription de tous les Français depuis l'âge de 20 ans accomplis jusqu'à celui de 25 ans révolus (Lavisse: Histoire de France contemporaine, tome II, p. 155 et 393).

4 Allusion au Congrès de Rastadt: début de la 2ième coalition.

 

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