Maison généralice – Saint Genis-Laval

27/Oct/2010

Pas d'événements bien marquants à signaler, ces derniers mois, à la Maison Généralice.

Les C.F. Assistants partent pour leurs visites canoniques et en reviennent avec des nouvelles généralement consolantes. C'est ainsi que le C.F. Roque Maria partait fin juillet, pour la visite des Provinces de Rio et São Paulo. Le C.F. Lorenzo partait quelques jours plus tard vers les terres canadiennes et le C.F. Vicaire général prenait l'avion pour s'envoler vers la Colombie. Le C.F. Lucinio Maria nous est revenu heureusement après sa visite des œuvres toujours prospères de l'Argentine et d'Uruguay et le C.F. Paul Ambrose est rentré de son long périple après avoir fait la visite de la Province de Poughkeepsie et des œuvres que nos Frères dirigent au Japon, aux îles Philippines, en Malaisie, à Hong-Kong, à Sarawak et à Ceylan. Dans tous ces pays les Frères travaillent dans la paix. Il n'y a que les écoles de Ceylan qui inspirent quelque inquiétude pour le moment.

La future Maison Généralice de Rome est en bonne voie d'achèvement. Les étudiants de « Jésus Magister» pourront occuper leurs appartements dès la rentrée d'octobre. Déjà les Sœurs qui prendront soin du matériel sont à pied d'œuvre. Ce sont des religieuses de Madrid qui ont accepté de se mettre ainsi aimablement au service des Frères. La partie réservée à l'administration centrale ne sera entièrement aménagée que plus tard et le transfert des services de l'administration ne pourra vraisemblablement s'effectuer qu'au printemps prochain.

Saint-Genis a vu se dérouler, ces temps-ci, les événements coutumiers du temps des vacances : diverses sessions d'études ont réuni un bon nombre de Frères des différentes Provinces françaises. Le 15 août vit se dérouler la grandiose cérémonie de la vêture et de la première profession d'un groupe de jeunes vraiment prometteurs.

Le nouveau cérémonial donne un sens plein à ces cérémonies déjà si suggestives par elles-mêmes : vêture au commencement de la sainte messe ; émission des vœux au moment de l'offertoire ; tous les nouveaux oblats consomment leur sacrifice en communiant à la sainte victime. Les parents et les amis étaient accourus nombreux. Quelque cinq cents personnes remplissaient la vaste nef de la grande chapelle. La journée fut animée et mémorable. Que le bon Dieu en fasse mûrir les fruits !

Des événements semblables ont eu lieu à Notre-Dame de l'Hermitage, la maison du Père. La maison se fait toujours plus accueillante aux nombreux pèlerins qui viennent se prosterner aux pieds de notre Bienheureux Fondateur : Frères, élèves ou simples fidèles se succèdent sans discontinuer. Le petit chemin tracé en 1837 par notre Bienheureux Père et ses Frères, pour se débarrasser des tracasseries d'un voisin peu sympathique et qui relie la maison à la route de La Valla, est devenu une belle route asphaltée accessible à tout véhicule. Devant la maison, s'étend aujourd'hui une vaste place capable de recevoir les plus nombreuses caravanes. On sait par ailleurs que des constructions toutes modernes s'élèvent à côté de la maison du Bienheureux. Elles sont réservées aux pèlerins et sont pourvues de tous les services ad hoc : salles de réunion, chambres particulières, cuisines… Rien n'y manque et les groupes qui en ont déjà usé ont été contents.

On trouve à Notre-Dame de l'Hermitage un certain nombre de Frères âgés, figures douces et vénérables, images fidèles de nos premiers Frères qu'ils ont connus et dont ils gardent les vertus et l'esprit.

Sept d'entre eux ont célébré, ces dernières semaines, de joyeux et remarquables anniversaires. F. Henri-Emile, ancien Maître des Novices à Santa Maria (Piémont), F. Astérie Rochette, ont célébré leurs noces de rubis : soixante-dix ans au service du Seigneur. F. Elie-Frédéric, F. J.-Jérôme, F. E.-Armand, F. Louis-Johanny et F. Armand-Lucien célébraient leurs noces de diamant. La fête revêtit un caractère d'intimité toute familiale. La plupart de ces Frères partirent jeunes pour le Canada où ils posèrent les fondements des œuvres maristes si prospères aujourd'hui dans ce vaste pays. Ils revinrent plus tard en France et continuent encore à se dévouer dans la mesure de leurs forces, sans que le poids des ans semble vouloir alourdir leurs robustes épaules. Chose remarquable : le C.F. Elie-Frédéric peut mettre à son actif plus de cinquante années de directorat, au Canada et en France.

Il y aurait bien des choses belles à dire sur les faits et gestes de ces vaillants Frères. La place nous manque, mais ce serait si édifiant. Qu'ils reçoivent nos plus chaudes félicitations et que la bonne Vierge Marie nous les conserve encore de longues années, ces fidèles disciples du Bienheureux Fondateur et gardiens de ses reliques chéries.

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