Mexique – Une École de mission

27/Oct/2010

Les Provinces du Mexique viennent de prendre la direction d'une école missionnaire destinée à produire un bien immense. Elle se trouve dans l'Etat de Chihuahua, au nord du Mexique. Les Pères Jésuites y dirigent des missions florissantes parmi les tribus des Tarahumaras. C'est le Vic. Ap. Mgr Salvador Martínez, S. J. qui a fait appel à ses anciens maîtres, les Frères Maristes, pour leur confier la direction d'écoles de mission déjà existantes.

Cette mission compte actuellement 86 églises ou chapelles, 17 prêtres, 3 séminaristes, 8 communautés de religieux avec 36 profès, huit communautés de religieuses avec 81 Sœurs, 12 écoles pour garçons avec un effectif de 955 élèves et 14 écoles pour filles avec un effectif de 1.253 élèves. On y trouve aussi 10 institutions charitables. Au total sur une population de 120.300 habitants, il y en a 11.7 000 qui sont baptisés.

Nos Frères y ont pris la direction d'un pensionnat déjà existant à Sisoguichi. Le nombre de pensionnaires s'élève à 53 et le total des enfants se monte à 120, Nos Frères pensent déjà à construire pour pouvoir recevoir un plus grand nombre d'enfants.

Sisoguichi est une petite localité d'une trentaine de foyers. Les maisons sont en pisé et blanchies à la chaux. L'église cathédrale est pauvre et rustique. A côté de notre école s'élève aussi un pensionnat pour filles dirigé par les Servantes du Sacré Cœur. On y voit encore un hôpital tenu par les Sœurs Minimes. Bientôt viendra s'y établir une communauté de religieuses cloîtrées, les Sœurs Adoratrices. Toutes ces œuvres se trouvent autour de l'église, pour bien montrer que là tout se fait pour Dieu et pour sa gloire. Les naturels Tarahumaras portent encore leurs costumes typiques d'autrefois. Us ont le regard franc et doux. Ils portent les cheveux longs, retenus par des boucles métalliques. Leur éducation exige beaucoup de patience car il s'agit de se plier à leur mentalité. Un Père missionnaire les juge ainsi: « Il y en a qui pensent que les Tarahumaras sont insensibles, qu'ils sont durs de cœur. La réalité est tout autre. Us sont affectueux mais ils le montrent peu. Leur attachement ne se montre pas au dehors. Us sont extrêmement sensibles à la moindre offense, au mépris et à la colère. A la plus petite parole de blâme, au plus petit geste de mauvaise humeur, les Tarahumaras se ferment sur eux-mêmes, deviennent muets et taciturnes, comme figés sur place. Ils sont durs à la peine et ne se plaignent jamais du mal dont ils souffrent. Il faut le deviner. Ils sont de caractère doux et docile et très doués pour les travaux manuels. Endurants à la marche, ils ne semblent jamais fatigués.

Nos Frères ont pris la direction du pensionnat dès le second jour de leur arrivée. Tout fonctionne fort bien et les enfants sont enchantés des méthodes nouvelles instaurées par les nouveaux maîtres. Mgr Salvador Martínez a été très consolé par l'arrivée des Frères Maristes: «Je vous remercie du plus profond de mon cœur, écrivait-il au CF. Provincial, pour m'avoir envoyé un groupe de Frères choisis. Je les trouve pleins d'enthousiasme et heureux au milieu de leurs Tarahumaras. Ces derniers sont si dociles qu'ils en font ce qu'ils veulent. Les Frères sont contents et moi je le suis plus qu'eux. Je remercie Notre-Seigneur du grand bienfait qu'il a daigné nous accorder». Le P. Edmundo Vallejo écrit à son tour : « A Sisoguichi tous les. Frères sont contents et remplis d'enthousiasme. Tout est bien tenu, les enfants bien à leur affaire. C'a été une bénédiction du bon Dieu que la venue des Frères Maristes et Dieu veuille que d'autres viennent bientôt y travailler car la moisson y est vraiment abondante ».

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