Mission de Machiques

F. L. A.

04/Nov/2010

En 1966, le District de Venezuela, stimulé par le « Sondage d'opinion », en vue du Chapitre Général, se réveilla à l'idée d'adaptation et au désir d'arriver aux pauvres.

Comme fruit de cette réflexion, il fut décidé de dédier à temps complet, plusieurs de ses membres à l'apostolat parmi les déshérités de la fortune. De cet enthousiasme sont nées deux œuvres missionnaires magnifiques.

La première, dans les faubourgs de Maracaibo, où fonctionne une école gratuite artisanale et que dirigent trois Frères. La seconde, qui relève quelque peu de l'audace, paraît être une solution en ces temps où la « moisson est abondante mais les ouvriers en petit nombre ».

Trois Frères, à temps complet, sont à la disposition de Mgr l'évêque du Vicariat Apostolique de Maracaibo. Celui-ci, dès le principe et en connaissance de cause, pensa que notre travail serait beaucoup plus efficace si nous nous occupions du Secrétariat catéchétique du Vicariat et de la catéchèse dans la ville de Machiques, que d'aller dans un hameau d'Indiens où la solitude, l'inexpérience et les difficultés pourraient décourager. Ce travail direct auprès des Indiens a lieu cependant au cours des Vacances.

 On commença par faire à Machiques un sondage d'opinion afin de connaître les besoins les plus urgents. La catéchèse aux enfants des écoles et des lycées d'Etat parut le besoin le plus pressant et en même temps le plus en rapport avec les possibilités des Frères. L'enquête montra qu'à Machiques il y a huit écoles de l'Etat avec un total de 58 classes.

En face de ces chiffres, les Frères se disaient: « Qu'allons-nous faire? ». Ils commencèrent par visiter les écoles, parlèrent avec tous les maîtres et, avec l'autorisation de l'Inspecteur, organisèrent, pour tous les maîtres, trois sessions de catéchèse de 15 jours chacune: une à Machiques, une à Villa del Rosario et la troisième à Paraguaipoa.

A ces sessions assistèrent presque tous les maîtres, c'est-à-dire quelque 50 à chaque session. Elles eurent pour but de leur donner une petite formation et comme résultat celui de se connaître les uns les autres. A dater de ce jour, toutes les portes furent ouvertes aux Frères. En même temps que les maîtres s'encourageaient entre eux, certains préjugés tombèrent et ils oublièrent les incompréhensions existant entre l'école et l'Eglise.

A la fin de chaque session, une religieuse fut laissée en charge et les Frères limitèrent leur action à la ville de Machiques. Afin de contrôler le travail des maîtres et des élèves, les Frères passaient une journée dans chaque école. La veille ils expliquaient aux maîtres la leçon qu'ils devaient donner le lendemain, résolvaient leurs difficultés et encourageaient les élèves. En mai et juin, époque des Premières Communions, chaque école choisit deux ou trois maîtresses, chargées pendant des heures libres, de préparer les enfants à ce grand acte.

A part cela, un Frère est Secrétaire de la Commission pour l'Apostolat des laïcs et c'est à lui qu'incombent l'initiative et la responsabilité de l'apostolat séculier du Vicariat.

Du 19 au 22 décembre et à la demande de la Direction du Club de Jeunesse, les Frères donnèrent une série de causeries sur la formation des jeunes. Elles furent très fréquentées, appréciées et très formatives.

Pendant le carême et en union avec M. le Curé, les Frères mobilisèrent les 60 légionnaires de Machiques pour donner une mission quadragésimale de trois jours dans chaque faubourg de la ville. Ils découvrirent que c'était là un moyen excellent de lancer les laïques dans l'apostolat.

Il n'est fait aucune mention aux difficultés inhérentes à toute œuvre nouvelle parce que les Frères sont convaincus qu'avec de l'enthousiasme et du bon esprit, il n'y a aucun problème qui ne puisse être résolu.

F. L. A.

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