Monument Ă  nos martyrs

03/Sep/2010

 

 

Pékin : Bénédiction du monument élevé sur la tombe de nos martyrs1 de 1900. — Dans son numéro de septembre dernier, le Bulletin a donné une description succincte du monument élevé, dans le cimetière de Chala, à Pékin, soir la tombe de nos martyrs de 1900. Nous sommes heureux de pouvoir la compléter aujourd'hui par une vue photographique, et par un court récit de la bénédiction solennelle qui en fut faite, le 27 mai 1909. « Convoqués par le cher Frère Provincial, à une grand'messe de Requiem, les Frères du Nan-t'ang et du collège Saint-Michel, avec tous les membres de la maison provinciale se trouvaient réunis à Chala, dès 7 h. 30. L'Office, célébré clans la chapelle expiatoire élevée à la mémoire des milliers de victimes de 1900, fut des plus pieux et des plus réconfortants. Les chants en parties, dirigés par le Frère Jules-Alfred, furent parfaitement exécutés par les Frères et les Juvénistes. L'assistance orante se composait du C. F. Provincial et des directeurs locaux ; de nombreuses Soeurs de Charité, toujours si délicatement intéressées à la mémoire de nos Frères morts en les défendant ; de la nombreuse parenté du Frère Marie-Adon et du postulant Paul l'en, etc. C'était le neveu du Fr. Marie-Adon qui servait la Messe, célébrée par M. l'aumônier de la maison provinciale.

L'Office divin achevé, toute l'assistance se rendit processionnellement au cimetière en chantant le Miserere. A la suite des prières usitées, l'officiant bénit la chapelle et les tombes.

C'est fait : l'Eglise, gardienne vigilante, veillera désormais, de concert avec la famille mariste de Pékin, sur les restes vénérés de nos Martyrs et sur ceux de nos Frères qui reposent déjà ou viendront reposer clans la suite, après un long et fructueux apostolat, à l'ombre des grands saules pleureurs de notre tranquille et pieux cimetière de Chala.

Le salut solennel du Saint-Sacrement couronna clignement la cérémonie si touchante qui nous réunissait au lieu sanctifié par le zèle et le suprême dévouement de nos premiers Frères de Chine.

Ce ne fut pas une réunion de tristesse et de deuil, mais plutôt une sorte de glorification, l'apothéose anticipée des héros qui sont tombés victimes de leur amour pour la foi, et de leur dévouement »

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1 Il va sans dire que nous n'attachons à la qualification de martyr qu'une valeur purement humaine, sans vouloir prévenir en rien le jugement de l'Eglise.

 

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