Mort du C. F. Elie Marie

13/Oct/2010

La circulaire du 24 mai dernier était à la fin de l'impression lorsqu'est survenue la mort du C. F. Elie-Marie. A peine a-t-on pu y faire introduire son nom pendant le tirage, à la fin de la liste des défunts.

Le C. F. Assistant avait subi au début d'avril l'opération urgente d'une hernie qui avait mis sa vie en danger. L'opération longue et difficile l'avait tenu près d'une heure et demie entre les mains des chirurgiens. La cicatrisation des plaies se fit à peu près normalement, mais, vu l'âge du vénéré malade : 79 ans, la secousse avait été trop forte et la convalescence ne vint pas. Après un mois passé à l'hôpital Mauriziano de Turin, on convint qu'un retour à la maison-mère lui ferait sans doute du bien. Il ne demandait pas que mieux, d'ailleurs.

Les premiers jours il sembla tout d'abord se rétablir, mais, cependant, il fallut bien se convaincre, après une semaine, que l'affaiblissement continuait.

Administré bien à temps, en pleine connaissance, recevant chaque matin la sainte communion et entouré de tous les soins corporels et spirituels que nos infirmiers et nos aumôniers prodiguent à tous les malades de nos maisons, il a vu venir la mort, avec joie, peut-on dire, et il a souffert sans jamais la moindre plainte. Au matin du 16 mai il a rendu à Dieu sa belle âme.

Il laisse parmi nous le souvenir d'un éminent religieux qui, toute sa vie, a travaillé avec dévouement à la prospérité de toutes les œuvres qui lui ont été confiées. Ce n'est pas en quelques lignes qu'on peut retracer ici sa longue et féconde carrière, mais on ne peut pas ne pas signaler au moins combien sa direction fut heureuse pour la Province de Saint-Genis-Laval, pendant les années qui suivirent 1903. C'est a lui principalement qu'elle doit d'avoir franchi le cap des Tempêtes, avec un minimum de malheurs et de s'être remise en marche, dès les premières éclaircies.

Sa sollicitude, dans la suite, devait trouver un champs bien élargi dès qu'il fut nommé Assistant et il visita plusieurs fois la Chine immense et l'Orient mariste. Il ne parlait jamais qu'avec tendresse de ses nouveaux enfants chinois, grecs et hongrois, qui trouvèrent en lui un père dévoué à tous leurs intérêts.

Le bon Dieu aura bien accueilli ce bon ouvrier de sa cause sainte qui n'a cessé toute sa longue vie de travailler pour lui.

R. I. P.

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