N. D. de la Victoire Ă  Bahia

07/Sep/2010

Le 8 décembre dernier, fête patronale de la province du Brésil Septentrional, mérite de figurer, dans les annales du Gymnase de Notre-Dame de la Victoire, parmi les jours vraiment heureux, puisque, sous les auspices de la Vierge Immaculée, il vit se terminer par une belle promotion de onze nouveaux bacheliers une année scolaire, commencée sans doute avec de belles espérances, niais bien mouvementée, à cause de la loi sur la réforme de l'enseignement.

La cérémonie fut simple et n'offrit rien de la pompe grandiose qu'on a coutume de donner ici aux formaturas solennelles ; mais elle n'en fut pas moins imposante à cause de, la présence des premières personnalités de l'État de Bahia.

A la demande des jeunes lauréats, S. G. Monseigneur Miguel de Lima Valverde, évêque de Santa Maria (Rio Grande do Sul), avait bien voulu accepter de célébrer la sainte messe dans notre modeste chapelle, au chœur de laquelle vinrent prendre place avec les jeunes héros de la fête, Son Excellence M. le Gouverneur, son Secrétaire, M. le Juge fédéral, premier Magistrat du pays, M. le Fiscal du Collège et bon nombre d'autres personnages distingués.

Après l'évangile, Sa Grandeur, s'inspirant de la solennité du jour, prononça un très beau sermon sur l'Immaculée Conception de Marie, d'où il prit occasion pour donner aux jeunes récipiendaires des conseils aussi sages que pratiques ; et, à l'issue du Saint Sacrifice, on se rendit dans la salle des fêtes, où devait avoir lieu a collação do grau (la collation du grade).

Là, en présence des autorités mentionnées ci-dessus, d'une élite de l'aristocratie bahiane et d'une assistance aussi nombreuse que distinguée, le Secrétaire proclama le résultat des examens, après quoi les bacharelandos (aspirants bacheliers) prononcèrent successivement le serment de fidélité à la Constitution brésilienne et reçurent de la main du Frère Directeur l'anneau qui est l'insigne du grade.

Le même Frère Directeur, en des termes qui furent trouvés très heureux, remercia les honorables personnages présents de la marque d'estime et de sympathie qu'ils avaient bien voulu donner aux Frères et à leurs Élèves, puis, s'adressant à ces derniers qui allaient bientôt quitter le Gymnase, il leur montra, en rappelant la longue liste des savants religieux depuis trois siècles, combien peu fondée est l'opinion de ceux qui prétendent que la foi n'est pas compatible avec la science, et il termina, par une belle péroraison du génial Ruy Barboza, prononcée dans une circonstance analogue et toute pleine d'excellents avis.

Notre douce confiance, en pensant à la docilité respectueuse avec laquelle ces avis ont été reçus, est qu'ils seront tombés en bonne terre, et qu'en leur temps ils donneront le fruit souhaité.

Comme le laboureur, en jetant la semence,

Attend de l'avenir son développement,

Tout bon Maitre en son cœur doit nourrir l'espérance

De voir germer le grain de son enseignement.

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