Nos défunts

03/Sep/2010

 

† FRÈRE ARTEMIS, profès des vœux perpétuels. – Né Auguste Bertier à Bossieux (Isère), le 1ier décembre 1849, il entra au noviciat de Saint-Genis-Laval en décembre 1863 et fit profession le 30 août 1874. Il fut chargé du temporel à Denicé, puis professeur à Nantua, à Genas, à Marboz, à Viriville et à Thizy. De 1890 à 1903, il a rempli la charge d'infirmier dans l'important pensionnat de Saint Genis-Laval, avec un zèle, une complaisance et un savoir-faire, qui lui ont assuré un bon souvenir dans la mémoire d'un grand nombre d'élèves et dans celle de tous ses confrères, qui aimeront à prier pour lui.

Il a fait une morte édifiante, le 17 mai dernier, parmi ses frères en religion heureux de l'avoir vu revenir dans leurs rangs après un éloignement temporaire amené par de regrettables circonstances. – R. I P.

† FRERE SIGISMOND, stable. – Né Marius-Vincent-Auguste Coustet, à Saint-Pierre-le-Déchausselat, canton des Vans (Ardèche), le 2 février 1844. il entra au noviciat de La Bégude, le 12 octobre 1858, fut profès en 1867 et stable en 1906. Fils d'un père instituteur, il avait comme hérité en naissant les qualités de sa profession. Aussi l'exerça-t-il toute sa vie avec un succès qui, joint à sa bonne humeur et à son dévouement, lui valut une popularité de bon aloi, dans les divers établissements où il passa, notamment à Lambesc, à Joncquières et à Sainte-Cécile. Les mêmes qualités et le même renom l'accompagnèrent dans les missions, où il demanda à être envoyé. Après un séjour à Beaucamps, à Sligo (Irlande), à Londres, il fut chargé de la fondation de notre première école en Nouvelle-Zélande. A Wellington, à Villa-Maria, à Port Elisabeth et au Cap, où il a terminé sa longue carrière professorale ; il a toujours su faire apprécier notre Institut et ses œuvres, en même temps que ses rares qualités personnelles. Frère Sigismond n'a su se faire que des amis, dans nos communautés comme dans le public, car tous ses Frères l'aimaient pour son dévouement et sa charité.  Mis en repos à Uitenhage en 1908, l'inactivité lui fut un supplice.
Après onze Mois de lutte énergique, sa robuste constitution fut terrassée par une affreuse hydropisie, et Dieu l'a rappelé à lui, le 18 mai dernier, pour le faire jouir, nous n'en cloutons pas, 'de la récompense éternelle. – R. I. P.

† FRÈRE GABRIEL-MARCELLIN, profès des vieux temporaires. — Joseph H. H. Dutil, né à Saint-Charles de Bellechasse (Canada) le 21 février 1891, entra au juvénat de Lévis en 1902, fuis au noviciat de Saint-Hyacinthe en 1906. Là, comme au juvénat, il fut pour tous un modèle d'obéissance, d'application, de piété et de bon esprit. Admis à prononcer les vœux annuels en 1907, au jour de la fête de la Bonne Sainte Anne, il fit cette grande action avec une telle ferveur, que les témoins en furent profondément édifiés. D'un extérieur trop jeune pour être chargé d'un emploi dans un établissement, le C. Frère Provincial lui confia le soin de la taillerie du noviciat. Bientôt il remplit cet emploi à la plus grande satisfaction de tous. C'est là qu'une méningite aiguë est venue le moissonner pour le ciel, le 2 juin dernier. – R. I. P.

† FRÈRE ANATOLIEN, profès des veux perpétuels. — Né Isidore Saint-André, à Saint-Fortunat près de Privas (Ardèche), en 1835, il entra au noviciat de La Bégude en 1852, et fut successivement employé comme professeur dans divers établissements des provinces d'Aubenas, de l'Ouest, et du Nord ; mais c'est dans cette dernière qu'il a passé dans les établissements de Wavrin, Annœullin, Oignies, Fourmies, Auchel, etc. …, la plus grande partie de sa vie religieuse. Il est décédé le 1ier juin 1909 à Grand Hornu (Belgique), où il se trouvait directeur depuis 6 ans. Cœur simple, pieux, ami de la paix, sans prétention, obéissant, toujours prêt à se conformer en tout à la volonté de ses supérieurs, il a été toute sa vie un modèle des vertus de l'a vie de Communauté. Ajoutons qu'il a toujours été aussi un sujet d'édification pour ses élèves et pour toutes les populations au milieu desquelles il a passé. Celle de Grand Hornu avait pour lui une estime qui allait jusqu'à la vénération. Elle lui en a donné un touchant témoignage en venant très nombreuse assister à ses funérailles, où tous les rangs se voyaient confondus. – R. I. P.

† FRÈRE REAL, profès des voeux perpétuels. — Il étant originaire de St Michel de Chabrillanoux (Ardèche). Admis au noviciat de Labégude à l'âge de 15 ans, en 1873, il passa sa vie dans les emplois ordinaires de l'Institut en laissant partout allait chaque jour en augmentant. Confiant dans l'affection de ses élèves cl de leurs familles, il n'avait aucune crainte, car il ne s'était dépense que pour leur faire du bien. Ceux qui l'ont assassiné ne le connaissaient pas : ils ne virent en lui qu'un religieux, digne de leur fureur satanique. Il est tombé martyr de la religion et de l'enseignement chrétien. R. I. P.

† FRERE BENOIT-ISIDORE, profes des voeux temporaires. — Né à Cremeaux (Loire) en 1885, il s'appelait Noyer de son nom de famille, et avait reçu au baptême les prénoms d'Alphonse Jules. Il fut admis, le 20 avril 1901, au noviciat de N. D. de l'Hermitage, on il prit l'habit religieux le 8 décembre de la même année ; puis fut envoyé au scolasticat d’Iberville (Canada). Après quatre années de professorat dans la même maison et à St Hyacinthe, il obtint de revenir en France pour essayer de rétablir sa santé compromise. La mort l'a surplis dans sa famille, le 13 août 1909. – R. I. P.

† FRERE ALBEE, stable. — Né Louis Parmentier à Halluin (Nord), en 1845, il était d'une famille où régnaient la probité, la piété et l'amour du travail. A sa sortie de l'école des Frères Maristes, où il s'était montré un élève modèle par sa candeur, sa soumission, sa piété et son application à. tous ses devoirs, il entra au noviciat de Beaucamps le 30 août 1859, avec tous les caractères d'une vraie et solide vocation, comme la suite de sa vie le prouva surabondamment. Postulant, novice, profès (du 25 septembre 1866) ; stable (du 24 septembre 1896), il se conduisit toujours de manière à répondre aux espérances qu'avait données le jeune écolier d'Halluin, et ne regarda jamais en arrière. — Après avoir passé trente-trois ans, soit comme chargé du temporel, soit dans les emplois de professeur, d'instituteur public ou libre et de Directeur ; tant dans la Province de Beaucamps que clans celle de N.-D. de Lacabane, et s'être acquitté de ses diverses fonctions à, la satisfaction générale, le F. Albée accepta, en septembre 1893, de se, faire collecteur et recruter pour le Juvénat de la Province de N.-D. de Lacabane. Il apporta clans cette mission si délicate, si difficile et si pénible, des aptitudes spéciales, une ardeur et un courage infatigables. Que de pas il a faits ! que de kilomètres il a parcourus ! Que de sueurs il a répandues dans ses courses, tant dans la ville et le diocèse de Bordeaux que dans plusieurs diocèses environnants ! Partout il était bien accueilli. On aimait à voir cette bonne figure qui respirait la droiture, la simplicité, la paix et la sainte joie. Il se présentait avec un air de modestie et de confiance lui prévenait en sa faveur et lui épargnait les refus…. Plein de vigueur et toujours animé du désir du bien, de cet esprit de famille et de ce dévouement qui font aller au-devant des plus généreux sacrifices, il ne songeait nullement à demander du repos, lorsque la mort vint le frapper. C'était le 13 août. Muni d'une permission pour aller dans le Nord faire sa retraite et fêter son cinquantenaire de vie religieuse, il se trouvait, ce jour- là, accompagné d'un frère, à la gare d'Arlon, attendant le départ du train de 4 heures et demie pour Namur, quand il se sentit subitement indisposé et tomba comme foudroyé dans les bras d'un employé ! En une seconde la mort avait fait son œuvre. Il était prêt, pouvons-nous croire ; car il avait communié le matin, de même que la veille, après s'être confessé à un Père Rédemptoriste à Tournay. – R. I. P.

† FRERE GERVASIO-JOSE profes des voeux perpetuels. — Né le 17 octobre 1887 à Acilo dans la province d'Alava (Espagne), il fut admis au noviciat de San Andrés de Palomar en 1903. Pendant le cours de ses études préparatoires au professorat, à Manresa, il fut atteint de la maladie de poitrine qui devait l'emmener. Il était alité à San Andrés quand éclata l’émeute de Barcelone, et on dut le transporter chez de charitables voisins pour qu’il ne fût pas brûlé dans son lit, lorsque les insurgés mirent le feu à la maison. Peu après, on le fit admettre à l'hôpital de Santa Cruz, à Barcelone, où il fit l'admiration de tous ceux qui le soignaient, par sa piété, sa patience et sa résignation à la volonté de Dieu. Aux Frères, qui allaient souvent le visiter, il ne témoignait qu'une peine : c’était la crainte qu’on ne pût pas l'ensevelir avec son habit religieux, les révolutionnaires ayant tout brûlé à San Andrés : on le rassura, et il s’endormit du sommeil de la paix entre les bras de ses Frères en Religion, le 21 août. Quelques jours auparavant, il avait eu la consolation de prononcer ses vœux perpétuels. R. I. P.

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