Notes dEspagne

20/Oct/2010

Piété eucharistique. — L'Eucharistie est le centre de la vie de l’Église. Elle doit être aussi l'âme de la piété d'une maison d'éducation.

La beauté et l'ornementation de nos chapelles est un héritage légué par notre V.P. Fondateur qui ne ménageait ni la dépense ni le sacrifice pour que les autels, les statues et les ornements donnassent l'impression de bon goût et même d'une certaine magnificence. Selon lui, les cérémonies du culte divin doivent contribuer à la formation de la piété de l'enfant.

Si, faisant allusion aux pensionnats protestants d'Angleterre, on a pu dire que la salle d'honneur, c'est toujours la chapelle, combien plus doivent mériter ce juste éloge les chapelles de nos collèges où réside Jésus, l'Ami des enfants !

Il faut louer tout ce qui tend à rehausser la splendeur du culte extérieur comme moyen d'exciter la ferveur dans l'âme de nos élèves. Bien volontiers nous insérons dans les pages du Bulletin les photos qui reproduisent les reposoirs du Jeudi-Saint de quelques-uns de nos collèges d'Espagne. On sait la splendeur que revêtent dans ce pays catholique les traditionnelles cérémonies de la Semaine Sainte. La visite aux reposoirs est l’acte culminant des offices de la Grande Semaine. Les villes et les populations rurales se mobilisent en masse pour aller rendre à l'Hôte divin du Tabernacle l'hommage de leur foi et de leur dévotion.

Dans beaucoup de nos chapelles qui peuvent donner facilement accès au public, on dresse ces magnifiques reposoirs devant lesquels élèves et anciens élèves avec leurs familles alternent pour la garde d'honneur. Ils offrent souvent eux-mêmes à la chapelle du collège les plantes, les fleurs, les cierges et les candélabres qui font l'ornement de ces reposoirs.

 

Assaut de la grâce. — Une ville de plus d'un million d'habitants entourée de toutes parts… Les assiégeants ? Cinq cents missionnaires appartenant à un grand nombre d'Ordres et de Congrégations, et qui, pendant quinze jours, ont essayé de remuer les consciences, les excitant au repentir et à la réforme de vie. Secteurs du centre et de la périphérie, zones industrielles, quartiers de la misère, tout a subi la poussée de la grâce.

Barcelone, la capitale catalane agitée et laborieuse, s'est rendue « sans conditions ». Il y eut mission pour tous : journalistes, employés de la radio et de la presse, publicistes, artistes, cinéastes, dirigeants d'entreprises économiques, policiers, militaires, cheminots, ouvriers de l'usine dans leurs ateliers mêmes, vendeurs publics à l'endroit même de leur marché, des cycles de conférences furent donnés en leur langue pour Français, Italiens et Anglais. Les collèges furent l'objet d'une particulière sollicitude.

 Notre chapelle du « Paseo San Juan » fut mise à contribution pour l'action missionnaire avec tous ses divers éléments. Ce fut un des centres les plus actifs et les plus efficaces. Les Pères Rédemptoristes, sans compter le clergé paroissial, trouvèrent dans le Collège « La Inmaculada » un précieux collaborateur et, dans la chapelle, une magnifique enceinte pour développer leur mission apostolique.

Les principales cérémonies de ces journées de grâce et de salut furent le Chemin de la Croix et le Rosaire de l'aurore. L'avenue Saint-Jean et les artères qui environnent la paroisse Saint-François-de-Sales se virent débordées par une affluence dévote et recueillie. Les mille élèves du Collège la Inmaculada, rangés en ordre parfait, prirent part au premier de ces actes publics, et chaque matin vinrent, nombreux, entonner les louanges de la Vierge.

Les offices eucharistiques de notre svelte chapelle furent très solennels. On calcule à plus de cinq mille les communions distribuées.

Nous souhaitons que tout cela tourne à la gloire du Divin Cœur et à la louange de notre Mère du Ciel.

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