Notre District dAllemagne

12/Oct/2010

Le Bulletin cueille dans la charmante Revue de famille de la Province de Belgique: Entre nous, la petite interview suivante qui dit excellemment ce qu'il se proposait de dire sur nos Frères d'Allemagne. Cette petite vue globale permettra d'attendre ce qui se prépare pour montrer en détail, avec photographies à l'appui, les diverses maisons que la bonne Providence, nous a, par des moyens à elle, forcés d'ouvrir dans de nouveaux pays, notamment en Hollande et en Pologne, où il se pourrait bien qu'elle ait envie de voir un jour fleurir deux Provinces nouvelles.

Nous avons eu le plaisir de recevoir aux bureaux d'Entre nous le cher Frère Visiteur d'Allemagne, le Frère Armand-Léon. Nous l'avons interrogé sur la situation de ses maisons et sur ce que nous pourrions appeler la colonisation mariste des pays inconnus.

Oui, nous a-t-il dit, la Providence est bonne. Elle nous a réservé un asile où les Frères sont bien. J'ai fait le tour de nos maisons nouvelles. Personne ne se plaint. Tous sont joyeux, optimistes, pleins d'ardeur. Et je crois que nous pourrons dans notre situation d'exilés, non seulement vivre, mais aussi nous recruter et faire le bien.

— Qu'est-ce qui vous reste, mon cher Frère Provincial, de vos œuvres en Allemagne?

— Trois maisons: le Juvénat de Recklinghausen, le noviciat de Fürth, où trois postulants viennent encore de prendre l'habit, et le pensionnat de Remagen. De plus, quelques Frères sont encore occupés à Straubing, au séminaire épiscopal et quelques autres entretiennent la propriété de Neuherberg.

— Mais vous avez, assure-t-on, fondé des maisons dans tous les pays voisins de l'Allemagne.

— C'est exact. Nous avons envoyé quelques collaborateurs au Frère Provincial de l'Afrique du Sud, qui en désirait beaucoup. D'autres sont en mission dans l'Entre-Rios (Argentine). Puis nous avons franchi toutes les frontières. Au Danemark, nous avons repris, dans la banlieue de Copenhague, un Séminaire qui doit préparer des prêtres à toute la Scandinavie ! En Pologne, nous ouvrons à Poznan (Posen) une école qui déjà est prête. En Autriche, nous avons deux écoles en activité : celle de Salzbourg, qui a maintenant 42 pensionnaires et 36 externes, celle d'Innsbruck qui vient de commencer avec 28 internes et 18 externes, ce qui est inespéré. Nous en ouvrons une troisième à Gratz.

Et vous n'ignorez pas que nous nous sommes installés à Vaduz, la capitale de la principauté de Liechtenstein. En cherchant bien, vous découvrirez ce pays sur la carte d'Europe, serré entre l'Autriche et la Suisse. Bien que nous ayons ouvert notre gymnase après la rentrée des classes autre part, et que la ville ne soit pas très peuplée, nous avons déjà 47 élèves. Et les autorités sont tellement encourageantes et tellement sympathiques ! En Suisse, nous sommes établis à St Gingolph, comme vous le savez.

— Et en Hollande, mon cher Frère Provincial, êtes-vous content de votre établissement?

— Très content ! Le Frère Marie-Laurien, fondateur de la Province nouvelle et directeur de l'école future d'Almelo, le Frère Marie-Laurien mène sa barque avec adresse, comme toujours ! Il est accompagné de deux hommes d'expérience : Frère François-Amator et Frère Bruno, tous des anciens d'Arlon ! On fabrique du biphosphate et de l'arquebuse, on donne des leçons particulières, et plusieurs Frères suivent les cours de l'École normale; bientôt, nous pourrons ouvrir officiellement nos classes ! Que la Providence continue à nous garder et à notes bénir !

— Mon cher Frère Provincial, croyez que c'est aussi le vœu de tous les Lecteurs d'Entre nous ».

Et le Bulletin, bien sûr, au nom de tous ses Lecteurs, peut répéter le même vœu, en l'accompagnant de ses meilleures prières.

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Editorial H.M.E....