Notre nouveau Cardinal Protecteur

Fr. Candidus.

16/Sep/2010

Le 25 janvier de cette année, comme on a pu voir dans la Circulaire du 2 février, N. T. S. Père le Pape Benoît XV daignait donner à notre Institut, comme Protecteur, l'Em.ine et Rme Cardinal Philippe Giustini en remplacement du très regretté Cardinal Dominique Ferrata, décédé le 10 octobre 1914. A l'occasion de cette mort inattendue, le Bulletin de novembre 1914 nous a fait connaître, en lui rendant un reconnaissant hommage, le sympathique dévouement de cet éminent Protecteur. Son successeur dans le Protectorat de notre Institut, nous en avons la pleine certitude, ne nous sera ni moins sympathique, ni moins dévoué.

Né le 8 mai 1852, à Cineto Romano, dans le diocèse de Tivoli, et créé Cardinal par Pie X, le 25 mai 1914, en même temps que le Cardinal Jacques Della Chiesa, devenu, peu de mois après, le Pape actuel, Benoît XV, le Cardinal Giustini fit ses premières études au Séminaire de Subiaco à l'ombre du Sanctuaire du patriarche saint Benoît. Il les continua au Séminaire diocésain de Tivoli, sous la direction des Pères de la Compagnie de Jésus. Après un concours sur des matières littéraires, il vint à Rome, en novembre 1871, pour profiter d'une place dans le Séminaire Pie. C'est alors qu'il put suivre les cours de philosophie, de théologie et de droit du Séminaire romain de l'Apollinaire, se distinguant toujours par sa constante assiduité à l'étude et par sa vive intelligence. En août 1880, il fut déclaré docteur en toutes les trois sciences de philosophie, de théologie et de droit.

A la réouverture des cours de cette même année 1880, Léon XIII, lui confia la chaire de droit dans le Séminaire romain, où il avait gagné ses titres académiques ; chaire qu'il tint avec un plein succès pendant seize années, de 1880 â 1896.

Versé, comme il était, en matière ecclésiastique et en droit canon, il ne tarda pas à être appelé à prendre part aux travaux des Sacrées Congrégations romaines, et d'abord, en qualité de Sommiste à la S. C. des Evêques et Réguliers. Puis, en 1897, il fut nommé Auditeur de Rote et l'année suivante, préfet des études au Séminaire romain de l'Apollinaire. En avril 1902, il fut choisi pour remplir l'importante charge de secrétaire à la S. C. des Evêques et Réguliers, quelques mois avant que le Cardinal Ferrata en fût nommé préfet.

Lors de la réforme des Sacrées Congrégations par Pie N, en 1908, il passa comme secrétaire à la S. C. pour la discipline des Sacrements, suivant ainsi le Cardinal Ferrata, qui venait d'en être nommé Préfet. De sorte qu'il est resté près de douze ans avec le Cardinal Ferrata, jusqu'à ce qu'il fût lui-même créé Cardinal en 1914.

Pendant ce temps, il fut encore consulteur très apprécié des Congrégations du Saint Office et du Concile et membre de la Commission pour le nouveau Code de droit canon. Dans l'accomplissement de toutes ces charges, il fit preuve d'un esprit très cultivé, d'une vaste compétence juridique et d'une grande rectitude de pensée et de jugement.

A la mort du Cardinal Ferrata, le Cardinal Giustini lui succéda dans la Préfecture de la S. C. pour la discipline des Sacrements. Son Eminence fait encore partie des Sacrées Congrégations du Concile, des Religieux, des Rites, des Affaires ecclésiastiques extraordinaires et du Tribunal Suprême de la Signature Apostolique.

Il est Protecteur d'un bon nombre d'Ordres et d'Instituts religieux parmi lesquels l'Institut des Petits Frères de Marie est heureux et fier de pouvoir se compter. Humblement nous lui offrons ici les religieux hommages des fils du Vénérable M. Champagnat.

Rappelons, en terminant, que Son Emce le Cardinal Giustini est le quatrième Cardinal Protecteur de notre Institut. Le premier, par ordre de date, fut S. Emce le Cardinal Howard, de 1878 à 1892 ; le second, S. Emce le Cardinal Parocchi, de 1892 – à 1903, et le troisième, S. Emce le Cardinal Ferrata, de 1903 à 1914. L'Institut a contracté envers ces Eminentissimes Protecteurs une dette de bien vive et éternelle reconnaissance pour les soins si assidus et si paternellement dévoués qu'ils prirent de tous ses intérêts. Chez nous, leur mémoire sera toujours en bénédiction.

                                                                                                      Fr. Candidus.

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