Nouvelles dAnzuola

11/Oct/2010

Les nouvelles ne vont pas vite, comme on en jugera. Après 4 mois, voici ce qu'a pu annoncer le C. F. Camarinus, qui a pu pénétrer, par faveur, à Anzuola et en revenir.

« La maison provinciale a été incendiée la veille de l'arrivée des nationalistes, par Ortiz qui, auparavant, en avait enlevé plusieurs camions de mobilier. (Il s'agit d'un voisin des Frères, un des rares communistes de la région). Il avait fait arroser de gazoline notre maison, le collège, l'église, et le presbytère. Les Rouges mirent le feu à notre couvent, juste au moment de fuir et n'eurent pas le temps d'en faire autant partout où ils en avaient fait les préparatifs. Les gens ont pu sauver leur village, en abattant rapidement ce qui aurait pu communiquer le feu.

Au total, les six ou sept Frères enfermés dans la maison ont pu se sauver à la faveur du désordre, au moment de la débâcle des Rouges. Ils sont logés par la municipalité qui leur a donné comme demeure provisoire la maison de leur principal ennemi et du mobilier de fortune, recueilli dans les maisons des communistes en fuite. Ils tarderont sans doute à revenir.

Il y a là une vingtaine de lits. Avec la partie du Collège encore intact, les soldats ont été logés. Les braves Frères, nullement découragés, recommencent non seulement à faire des plans de restauration, mais en réalité à protéger ou reconstituer du mieux possible des parties encore habitables. Les paysans offrent de les aider. On débarrasse les restes de l'incendie, on arrive en fouillant dans les décombres à mettre de côté des pièces de ferrures ou autres qui pourront servir encore, notamment les colonnes de fonte de la chapelle. Il n'y en a qu'une de cassée.

Les Frères de Placencia sont là, n'ayant pu ouvrir les classes.

D'autre part, on a appris à Anzuola le massacre des FF. José de Arimatea et Julio Paulino, (nouvelle heureusement démentie depuis pour l'un d'eux) mais, par contre, l'échange d'un des Frères d'Arceniega et de leurs juvénistes. Pour les Frères détenus à Bilbao, ils seraient sur un navire, comme otages. » Ils ont été délivrés depuis.

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