Operation-Secours en Nigeria

05/Nov/2010

                                                     Una Ciudad Marista en Nigeria

Desde hace dos años somos testigos del « éxodo » de nuestros Hermanos « ibos » y de su pueblo, por el « desierto » en que el « maná » les caía en el aeropuerto de ULI.

El período nómada ha terminado, pero le sigue una miseria espantosa con todas las secuelas de la guerra y, particularmente, con la triste situación de los mutilados que se cuentan por miles de hombres. Los Hermanos sueñan con hacer entrar este pueblo, — convertido en pueblo mendigo — en la tierra de « promisión », que se llamaría HOPEVILLE, se decir, ciudad de esperanza.

Esta ciudad marista será una especie de « kibbutz », o « kolkhouse », o una « reducción » paraguaya, o como se la quiera llamar, sin prejuicios pro o antimarxistas, que daría esperanza a los desesperados. En ella habrá escuelas de oficios para los menos favorecidos y, partiendo de la formación recibida por un grupo de 60 a 100 mutilados, se establecerán, ¡poco a poco, talleres para producir todo lo que la ciudad de HOPEVILLE y, también, para vender al exterior.

Los terrenos para la explotación agrícola ya han sido comprados. Cantidades mínimas, — aproximadamente unas 75 libras esterlinas —, permiten lanzarse a la vida un hombre con su familia. ¿Quién no se animará a participar en esta ayuda?

Desde ahora peden ustedes depositar su ofrenda en la Casa Generalicia, que se encargará de hacerla llegar a destino.

 

A Marist Town in Nigeria.

For fully two years now, our Ibo Brothers and their people have lived through a time strikingly like that of the Hebrews in their "exodus" — a time of "desert" — a time of " desert " hardship, where the " manna " came down to these Ibo people from the skies through the airport of Uli.

The period of wandering is over, but there is no promised land for these people — only a terrible want and suffering, marks the aftermath of the struggle; particularly moving is the plight of those maimed by the fighting; their number runs to thousands. The Brothers hope to do something for these people, who in a land of plenty drift as beggars: their plans centre on a project that is called HOPEVILLE, the «town of hope ".

This Marist town will borrow something of the kibbutz, of the kolkhoz, of the reductions of Paraguay, to become a place where, without any leanings for or against marxism, they can give back hope to those who have forgotten what it is to hope. A school for giving the maimed and amputees training in trades is to be set up, and on the basis of the training given to a group of 60-100 disabled men, a team will be formed that bit by bit will furnish all the needs of the town, and that will be able to provide goods for sale to other centres,

The ground has been already bought for the farming sections. Very modest amounts, in the vicinity of 75 British pounds, will enable you to give a fresh start in life to' a man and his family. Who can pass by a chance to do so much real good?

The fund for this project has been opened at the Casa Generalizia — you can send contributions there, and from there they will be channelled to us.

 

Una Aldeia Marista na Nigéria.

Vivemos durante dois anos o « éxodo » dos nossos Irmãos Ibos e do seu povo, tempo do « deserto » em que o « maná » lhes chegava pelo porto de Uli.

Terminou o período nómada, porém, o que lhe está segundo é uma pavorosa miséria, agravada por todas as sequelas da guerra, particularmente pela situação de mutilados em que se encontram milhares de homens.

No entanto, os Irmãos sonham com o projeto de fazer entrar este povo, agora povo de mendigos, numa « terra prometida » que se chama HOPEVILLE, a aldeia da Esperança.

Esta aldeia marista será uma espécie de « kibboutz » ou de « kolkose » ou de « redução paraguaia », ou o que lhe queiram chamar, sem preconceito pró ou antimarxista, que procura dar esperança aos desesperados.

Há de ter uma escola técnica para os que « sofreram handicap », e, começando pela formação recibida por um grupo de 60 a 100 mutilados, serão construidas pouco a pouco oficinas que fabricarão tudo o que é necessário aos habitantes de Hopeville e também para o comércio com o « exterior ».

Os terrenos para exploração agrícola já foram comprados.

Importâncias mínimas, no montante de 75 libras esterlinas, vão permitir re-instalar na vida um homem e sua família. Quem é que não deseja comparticipar?

Desde já podeis endereçar à Casa Generalicia as vossas ofertas, a qual se encarregará de as encaminhar para o seu destino. E que Deus Senhor vos pague.

                                                                          * * *

 Nous ajoutons en dernière heure le résumé d'un article que nous soumet le Fr. Francis, de passage à Rome, et qui, (voir dans ce même numéro p. 33) travaillant depuis 1968, dans la partie nigériane du pays n'a pas fait l'objet d'un mandat d'expulsion.

Nous sommes d'ailleurs navrés de ne pouvoir publier en entier son article. Ce qu'il projette n'est rien moins que la fondation d'une ville: Hopeville (Villespoir).

La dernière année de guerre à Uturu et ses environs nous dit-il, laissait craindre le développement d'un pays de mendiants, que nous nourrissions semaine après semaine. L'heure était donc venue pour le peuple de se reprendre en main.

Quelques réalisations eurent alors lieu. Avec l'aide des surplus de farine de la Croix-Rouge, on créa des « boulangeries » sommaires: 10 ou 12 qui fabriquaient quelque 3000 pains par jour.

D'autres ouvriers étaient affectés à la confection de vêtements, d'autres au travail du bois; les artisans: fabricants de sacs, de souliers, etc. … faisaient merveille.

Mais avec la fin de la guerre, tout allait changer dramatiquement. Du front affluaient des milliers de gens en loques, et sans espoir. Les opérations de secours prises au dépourvu, privées d'une partie de leur personnel, de moyens de transport, de vivres, etc. … luttaient courageusement, mais ne pouvaient faire face: les hôpitaux et autres lieux de soins, malgré les nombreux décès, étaient surpeuplés.

Dans notre zone de Croix-Rouge, qui compte plus de 500.000 personnes, tout homme, toute femme, tout enfant sont donc devenus ou redevenus mendiants. L'argent biafrais n'a plus de valeur. Quand la situation redeviendra-t-elle normale? Le désespoir développe le banditisme. Des gangs de 20 ou plus menacent tous les points où il y a des vivres, des vêtements ou de l'argent. Le gouvernement réagit par des exécutions publiques. Même les semences d'igname ne sont pas en sécurité dans le sol, au moins pendant deux semaines après qu'elles ont été plantées, c'est-à-dire tant qu'elles sont mangeables.

Et puis il y a toutes les victimes de la guerre: amputés, estropiés, par milliers et dont beaucoup sont des jeunes qui, avant, avaient un métier, et qui sont maintenant à la charge de leur famille. Parfois leurs fiancées, pour qui ils avaient déjà payé la dot, les ont abandonnés, ajoutant encore cette amertume à leur misère.

Et alors, les Frères ont décidé d'en aider quelques-uns et de leur faire apprendre des métiers valables pour Uturu. Déjà 40 ont fait un apprentissage, et c'est toute une transformation qui s'est faite en eux en même temps. On a rénové et agrandi un bâtiment pour les loger. L'espoir est revenu: avoir un métier, manger et un jour devenir capable de se débrouiller seuls. Ces 40 jeunes forment le secteur le plus heureux de la communauté d'Uturu, et c'est à cause d'eux qu'est née l'idée de HOPEVILLE.

C'est merveilleux de les voir danser de leur seul pied valide, sur un air joué à la radio, faire une « course de béquilles » jusqu'à la rivière. Mais il y a les milliers d'autres désespérés. Le gouvernement ne peut pas faire face. De ce côté on ne peut guère attendre que des encouragements. Voilà pourquoi nous proposons HOPEVILLE.

Héberger 60 à 100 amputés, donner des cours de tous les métiers possibles à des infirmes, avoir pour chaque section de métiers un cours complet permettant à l'élève tous les concours sur le marché de l'emploi: voilà ce qu'il faut pour commencer. Les principaux emplois envisagés sont: la cordonnerie, la fabriques de sacs, la confection d'habits (avec un apprentissage plus long: 18 mois), la vannerie (jusqu'ici pas assez demandée), la sténodactylo, la comptabilité (mais qui ne seraient offertes qu'à ceux qui ont déjà fait quelques années de secondaire.

 

REINSERTION DES MUTILES

 

On peut dire que le marché dans ces divers secteurs de production est assuré pour l'avenir, dans le cas d'une population aussi dense que celle de Nigéria. Il s'agit donc de former des ouvriers. Du point de vue pratique, on doit envisager des ateliers de 5 ou 6 membres, système d'ailleurs connu en Nigéria depuis très longtemps. Quant au matériel pour les projets de Hopeville, on peut se contenter au début de moyens simples. Même pour les cordonniers, il suffirait d'avoir des machines Singer ordinaires. Dans les ateliers, il faudra ensuite que l'équipement progresse, mais là ce sera l'affaire des groupes devenus autonomes, et ils iront vite.

Déjà un plan existe d'ateliers pour Hopeville. Avec 60 livres sterling, on pourra relanger dans la vie un homme et sa famille. Ajoutons-y 15 livres sterling de matériel (cuir, plastique, etc..) pour le démarrage, et ensuite chaque famille continuera sur cette lancée. Evidemment le comité organisateur de HOPEVILLE n'abandonnera pas ses enfants, saura surveiller leur progression, et les aider à l'occasion.

 

UNE COMMUNAUTE QUI SE SUFFISE A ELLE-MEME

 

L'idée est bien en effet que Hopeville se suffise à elle-même.

a) Nourriture. On a acheté un vaste terrain et la culture de la terre sera faite sérieusement. On cultivera surtout ignames, riz, légumes; et déjà on a une porcherie et un poulailler.

b) Chaussures et habits (voir plus haut).

c) Sur d'autres points. On prépare 50 charpentiers pour faire le mobilier nécessaire pour Hopeville, et aussi pour les villes du secteur, ces ventes étant susceptibles d'apporter quelques bénéfices à la trésorerie de HOPEVILLE.

d) Voir aussi les autres métiers signalés plus haut.

Nous avons la volonté et la possibilité d'aider un peuple malheureux. Et chaque jour, nous recevons une nouvelle excitation à l'action par la procession des jeunes mutilés qui viennent en boitant, tenter leur chance auprès de nous. Nous sommes leur seul espoir et il faut leur répondre: « Hélas! pas de place actuellement ». Mais nous ajoutons: « Nous faisons des plans pour vous, nous achetons du terrain, nous espérons construire des ateliers… ».

Pour que nos rêves deviennent réalité, il nous faut l'aide extérieure. Le temps joue contre nous, car nous ne savons pas si nous resterons longtemps. Notre permis de séjour est renouvelable chaque année. Sera-t-il renouvelé? A vrai dire, nous espérons que oui, mais nous devons faire très vite tout ce que nous pouvons… « pendant qu'il est jour », comme dit le Christ.

L'appel est lancé. Avec nos Frères de Nigéria, nous pouvons bâtir cette ville qui sera un peu une ville mariste: HOPEVILLE, et redonner espoir à tant de malheureux. L'appel vous sera répercuté, mais dès maintenant préparez-vous pour financer immédiatement cette œuvre de charité, dès que vous sera suggérée une forme d'aide. Il est possible dès maintenant d'envoyer de l'argent à la Maison Généralice qui se chargera d'acheminer.

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