Province du ZaĂŻre-Rwanda

11/Jun/2010

Founded in 1911. Attached originally to Beaucamps and then to Belgium, it was raised to the status of a Province when these two countries – Zaire and Rwanda – gained their independence. The political repercussions of the last decade have left their mark on the work of formation, the perseverance of the Brothers and the progress of their work.

Some partial recovery has been made possible thanks to reinforcements received. The present situation shows: 147 Brothers: 52 Belgian, 44 Rwandasians, 28 Zairenos, 13 Spanish, 5 Italian, 3 Canadian, 1 Mexican and 1 Swiss; 11 communities in Zaire and 2 in Rwanda. Former Pupils have made themselves responsible for several Primary Schools. At Kisangani, Buta and Bukava, Junior Secondary Grade and Technical Education is given.

The social level differs much in both countries. Rwanda is not rich in resources. In Zaire the tribes are more clannish. Those employed in administration look after the interests of their kindred, with the middle and upper classes benefiting by education. The Rwandesian government subsidises most of the expenditure on education. The Brothers do not envisage increasing their commitments. There is a movement to reduce the number of branches of education which form at present a real galaxy.

Our essential work consists in forming the future professional class which will take on the task of catechists. In Zaire some 80% of the pupils are pagans; they are usually baptised when they reach the 5th year. In Rwanda, except for 15% Protestant, the rest are Catholic. There is no enmity, but great religious indifference and little conviction in beliefs. The young are feeling the effects of the departure of excellent educators who are replaced by young, unenthusiastic teachers

All Marist schools are centres of vocation cultivation. A special indult authorises the establishment of a novitiate in both countries. Those in formation comprise: 17 Novices, 10 Postulants, 33 Scholastics and 16 University students. In keeping with the National Movement, reunions of Former Pupils are prohibited.

To continue the work of spreading the Gospel in Africa, and in a Province covering two countries so diverse in development and special needs, calls for men suitably qualified, deeply religious and optimistic.

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PROVINCIA DE ZAIRE – RWANDA

Fundada en 1911. Confiada primero a Beaucamps y luego a Bélgica, es erigida Provincia en 1962, a raíz de la independencia de estos dos países. Las convulsiones políticas de la última década han repercutido en la formación y perseverancia de los HH. y en la marcha de las obras. La reconstrucción parcial ha sido posible gracias a los refuerzos recibidos. Datos actuales: 147 HH; 52 belgas, 44 ruandeses, 28 zaireños, 13 españoles, 5 italianos, 3 canadienses' 1 mexicano y 1 suizo; 11 comunidades en el Zaíre y 2 en Rwanda. Los antiguos alumnos se han hecho cargo de varios colegios de Primaria. En Kisangani, Buta y Bukavu se imparte enseñanza Media y Profesional. El medio social difiere en ambos países. Rwanda tiene recursos más modestos. En el Zaíre las tribus tienen cierta cohesión. Los empleados de la Administración tutelan a la parentela, y tienen acceso a la enseñanza las clases media y superior. El Gobierno ruandés cubre la casi totalidad de los gastos de enseñanza. Los HH. no piensan aumentar las obras. Hay tendencia a reducir las ramas de la enseñanza, que admite una verdadera constelación. Nuestra labor esencial consiste en la formación del futuro profesorado, que hará también las funciones de catequista. En el Zaíre, un 80% de los alumnos de Primaria son paganos; al llegar a 5o curso suelen bautizarse. En Rwanda, salvo un 15% de protestantes, el resto es católico. No hay hostilidad, pero sí indiferencia religiosa y convicciones poco profundas. La juventud se resiente de la partida de excelentes educadores, sustituidos por jóvenes, a menudo poco fervorosos. Todas las escuelas maristas son centros de reclutamiento vocacional. Un indulto especial autoriza un noviciado en cada nación. Formados: 17 novicios, 10 postulantes, 33 escolásticos y 16 HH. universitarios. A raíz del movimiento de Autenticidad, quedaron prohibidas las reuniones de antiguos alumnos. Continuar la obra evangelizadora en África y en una Provincia constituida por dos países tan diversos en evolución y exigencias, supone hombres cualificados, muy religiosos y optimistas.

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PROVINCIA DO ZAIRE – RUWANDA

Em 1911 a Provincia de Bélgica fundou as primeiras escolas no Zaire, cuja Provincia Marista data de 1962. Dificuldades: abrange dois países muito diferentes em recursos naturais, ambos porém, varridos por rancorosas lutas de tribus rivais, e pelo falso conceito de independencia; e ainda, a diversidade de línguas e religioes, a desagregacào familiar, as migracoes… As escolas religiosas e o recrutamento sofreram rudes provacoes. Contudo, há progresso. Campo de nosso apostolado: a escola primaria, secundaria, profissional. De preferencia os cursos de Humanidades Pedagógicas, de onde sai a maioria dos novos professores. Nossas escolas estào abertas a todos os que as procuram. Algumas recebem auxilio. Dos professores se exige cada vez mais competencia. Há bastantes vocacoes religiosas; mas a perseveraba é dificultada pelo ambiente e peláis idéias em voga. Dois noviciados, total 17 novicos, 10 postulantes; 33 Irmàos em formacao. Sao tempos difíceis, borrascosos. Mas há confianca em Maria, e esperaba em dias melhores.

 

La Province du Zaïre – Rwanda, dont la première fondation remonte à 1911, née de la flamme missionnaire des Frères de Belgique est allée se développant au cours de ses 62 ans d'existence. D'abord reliée à la Province-mère de Beaucamps, puis à la Province autonome de Belgique, elle allait elle-même acquérir sa propre autonomie à la suite de l'émancipation des deux pays. En 1962 c'était chose faite. A cette époque le Zaïre et le Rwanda sortaient des premières difficultés créées par l'acquisition de l'indépendance qui exigeait le retrait d'une bonne partie du personnel administratif colonial ou de tutelle.

En juillet 1964, le Zaïre fut en proie à la rébellion dans le Nord-Est du pays où sept de nos plus importantes écoles furent successivement pillées et abandonnées. Trois ans plus tard les événements de Bukavu ont à nouveau fortement secoué les populations et les Frères de cette ville. Dans l'accalmie croissante, il fallait reprendre les œuvres avec un personnel fort réduit dans des Régions dévastées, laissées sans route ni moyens de transport. Quant au Rwanda, après des années assez paisibles consacrées à la stabilisation du régime à Parti unique, la fièvre révolutionnaire se réveilla une nouvelle fois au cours de l'année scolaire 1972-1973, à propos de l'équilibre ethnique préconisé pour la classe dirigeante mais non encore établi. Ces facteurs ont gravement joué sur le plan formation et persévérance des sujets Zaïrois et Rwandais.

Citons à l'appui les statistiques qui en 1964 enregistrent 105 Frères, en forte proportion Belges. En 1973-1974, le personnel est passé à 147 Frères dont 52 Belges, 44 Rwandais, 28 Zaïrois, 13 Espagnols, 5 Italiens, 3 Canadiens, 1 Mexicain et Suisse, une vraie mosaïque de nationalités. Après la rébellion de 1964, le Noviciat de Save (Rwanda) qui servait aux deux pays, se trouva vide. Le Noviciat de Nyangezi (Zaïre) fut repris en 1965. En 1967, les événements de Bukavu, ville proche de Nyangezi, amenèrent un nouveau transfert du Noviciat à Save et du Scolasticat à Byimana (Rwanda). Devant ces alternatives, les responsables de la Province sollicitèrent et obtinrent un Induit permettant l'érection de deux Noviciats, l'un à Save, l'autre à Nyangezi, ce qui nécessite un personnel formateur double afin de préparer les sujets autochtones qui, sans tarder, devront assurer la relève. Un effort méritoire en personnel est consenti par le Révérend Frère pour répondre aux demandes d'entrée aux Noviciats des deux pays. De 1967 à 1973, les émissions des premiers vœux s'élèvent à 83 dont 53 Rwandais et 30 Zaïrois. Le taux de persévérance à été fortement influencé par divers conflits politiques qui ont atteint les deux pays pour des raisons tribales ou des questions ethniques.

Les Communautés se répartissent d'une manière inégale: 11 au Zaïre, dont une Résidence mixte avec les Pères Blancs à Kinshasa, et 2 au Rwanda. Ces dernières Ecoles, de fondation plus récentes qu'au Zaïre, en 1951, ont été très éprouvées durant la dernière année scolaire. La contestation fomentée et soutenue par des politiciens ambitieux s'y était établie en permanence: brimades, vexations de toutes sortes, expulsions d'élèves par les meneurs et autres méfaits plus graves; l'autorité des Directions scolaires, sapée et paralysée par l'incurie du pouvoir d'alors, se vit contrainte de recourir à la force publique.

Nos œuvres sont toutes d'enseignement: primaire, secondaire surtout, et professionnel. Les écoles primaires dirigées par des civils Zaïrois ou Rwandais sont pour la plupart Anciens élèves des Humanités pédagogiques de nos établissements. Les Frères s'en occupent encore de loin, car elles servent d'écoles d'application pour les sections pédagogiques.

L'enseignement secondaire se présente comme une constellation: Humanités scientifiques, sections Maths-Physique et Biochimie, Humanités commerciales, Humanités pédagogiques et depuis peu Humanités littéraires.

L'enseignement professionnel donné à Kisangani, Buta et Bukavu, en plus des sections secondaires, prépare à divers métiers: électriciens, menuisiers-ébénistes, soudeurs, tourneurs, mécaniciens, sans oublier l'auto et le bâtiment.

Le milieu social ne peut être placé sur un même échelon au Zaïre et au Rwanda. Le Zaïre, avec ses abondantes ressources, se développe assez facilement et voit naître des villes tentaculaires, tandis que le Rwanda, essentiellement agricole, à ressources plutôt limitées, donne un niveau social plus modeste non dépourvu d'une fierté de bon aloi. Les études secondaires au Zaïre sont fréquentées par des élèves issus d'un milieu moyen et même supérieur. Les Frères zaïrois dirigent à Kisangani une école primaire qui compte 70 internes de différentes tribus, s'exprimant en différentes langues et de milieu social supérieur, tandis que les 500 externes sont de familles plus modestes. D'ailleurs au Zaïre, les classes sociales sont peu tranchées à cause de l'hospitalité entre clans, ce qui donne un véritable brassage. Il n'est pas rare de rencontrer des élèves à Kisangani, dont le père travaille à Kinshasa et dont la mère réside à Bukavu. Celui qui a la chance d'être dans l'Administration partage avec la famille et loge de nombreux frères en ville où ils fréquentent les grandes écoles. Au Rwanda, c'est le Gouvernement qui assure le gros montant de l'entretien des élèves, ceux-ci ne payant qu'un très modique minerval, vu la situation familiale généralement modeste.

Il n'y a pas de nouvelles œuvres en perspective, à l'exception de Kinshasa-Binza, où la Province de Madrid crée deux nouvelles sections de quatre ans d'études: l'une scientifique et l'autre littéraire. La tendance actuelle reste plutôt de réduire les sections de nos Ecoles secondaires qui sont partout multiples. Mais l'œuvre essentielle est celle de la formation pédagogique de futurs instituteurs. L'apport des diplômés n'est pas immédiat au Zaïre, car la plupart des sortants ayant obtenu 60% à l'Examen d'Etat continuent leurs études à l'Université ou Ecoles spécialisées. Cependant la formation pédagogique laisse des traces, car beaucoup de diplômés universitaires rentrent dans le grand débouché – presque l'unique, en dehors des médecins et des ingénieurs – l'Enseignement. D'ailleurs dans deux ou trois ans beaucoup de postes de Direction scolaire seront occupés par des universitaires Zaïrois. C'est un des objectifs poursuivis par l'M.P.R.

Le milieu religieux Zaïrois est en grande partie catholique dans les sections secondaires; 10 à 20% sont protestants, musulmans ou païens. Dans le primaire il y a dans les quatre premières années 80 à 90% de païens et quelques musulmans, protestants et catholiques. En général à la fin de la 5ième ou 6ième années, nos élèves reçoivent le baptême s'ils fréquentent avec régularité la Catéchèse de la paroisse pendant six mois. Au Rwanda la grande majorité des élèves sont baptisés. Il y a 10 à 15% de protestants. Quant aux païens quelques unités seulement.

Les élèves ne sont pas hostiles à la religion mais souvent indifférents. Ils attendent un stimulant pour pratiquer. Les internats, très nombreux en République Rwandaise, souffrent aussi de l'esprit grégaire avec des traces de respect humain même pour les meilleurs. Les convictions religieuses des étudiants, restent assez superficielles. Les troubles et les excitations de la dernière décade ont en effet causé le départ d'excellents formateurs religieux remplacés, en grand nombre, par des éducateurs jeunes, souvent peu pratiquants. En outre l'attrait de la vie facile joint à une crise d'autorité ne sont guère de nature à épanouir la vie spirituelle des adolescents épris d'indépendance.

Toutes les écoles maristes sont des foyers de recrutement. Certains collèges sont moins favorisés, surtout si la population compte un bon pourcentage d'Arabisés polygames. La région des mines, avec le brassage de gens venant d'un peu partout forme un milieu assez fermé et de moralité moins solide.

Les œuvres considérées essentielles pour notre survie au cœur de l'Afrique sont les deux Noviciats qui comptent 17 novices et 10 postulants ainsi que les deux Scolasticats avec 33 jeunes Frères en formation.

Depuis la dispersion des sections universitaires au Zaïre en 1971 nous maintenons trois centres de formation supérieure: Kinshasa avec 3 Frères étudiants, Kisangani avec 7 et Bukavu avec 6.

Ces centres de formation profane devraient être confiés à des hommes qualifiés, excellents religieux, capables d'éclairer ces jeunes Frères constamment en rapport avec des professeurs de toutes opinions philosophiques, dans la recherche d'un juste équilibre entre le religieux et le profane.

Tous les élèves diplômés des sections pédagogiques sont tôt ou tard appelés à la direction d'une classe où ils auront l'occasion d'être catéchistes.

Les réunions d'Anciens Elèves ont été supprimées au Zaïre depuis le mouvement d'Authenticité. Au Rwanda, le climat troublé ne permet plus de contacter régulièrement les Anciens pour les guider dans l'apostolat, car beaucoup d'Anciens sont moniteurs.

Le fait de constituer une Province pour deux pays si divers par leur évolution et leurs exigences, demande un personnel varié et qualifié en diverses branches du savoir religieux et profane. Que nul ne s'imagine que les Africains sont spirituellement en voie de développement et susceptibles d'être formés par les premiers venus. Au contraire, l'œuvre d'évangélisation entreprise par des missionnaires héroïques depuis 70 à 100 ans demande d'être continuée par des Religieux fervent, avec des nerfs robustes et un grand optimisme pour faire face aux heurts inévitables de tribus qui s'affrontent dans une indépendance encore mal assimilée. L'Eglise réclame des Religieux d'un désintéressement total et compétents. Les épreuves qui surgissent à tout moment, ne peuvent paralyser l'appel adressé par le Seigneur à des âmes d'élites capables d'épanouir l'œuvre évangélisatrice inaugurée par Jésus au Calvaire et poursuivie par une légion d'apôtres qui, dans leur Ressource Ordinaire, la Vierge Marie, trouvent force et persévérance.

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