Retraite du RĂ©gime

12/Sep/2010

La retraite du Régime et la clôture du Second Noviciat. — La retraite du Régime, fixée du 21 au 29 juin par la dernière circulaire du Révérend Frère Supérieur, s'est déroulée selon les prévisions, et avec l'édification ordinaire. Des 78 Frères qui y prenaient part, beaucoup avaient du venir de fort loin en surmontant les fatigues d'un pénible voyage, aggravées encore par le grand âge de quelques-uns. Par la force même des choses, ils se trouvaient de plus — quoi qu'on eût pu faire — un peu sommairement installés ; et néanmoins, dès le premier jour, chacun, prenant courageusement son parti des petites ou grandes incommodités qui lui revenaient, s'était donné sans réserve, au travail des saints exercices pour ne plus se reprendre jusqu'à la fin. Salve Regina, prière, méditation, sainte messe, office, conférences, chapelet, etc., se succédaient à des intervalles si courts qu'à peine avait-on le temps de respirer, ce qui n'empêchait pas la chapelle, à tous les moments de temps libre, de se trouver en grande partie remplie par de nombreux retraitants qui venaient visiter le T. S. Sacrement ou faire pieusement le chemin de la croix, sans préjudice des autres tâches qui leur incombaient. Cela donne l'espérance que le bon Dieu en aura été véritablement content et qu'elle deviendra, non seulement pour ceux qui l'ont suivie, mais pour tout l'lnstitut une source abondante de grâces.

Comme de coutume, c'est le Révérend Frère Supérieur qui a fait, chaque jour, la première conférence, où il a trouvé l'occasion de passer en revue, avec l'abondance de verve et la chaleur de conviction que l'on sait, les joies, les douleurs, les espérances, les craintes et les besoins divers de la Congrégation, en signalant au passage les devoirs particuliers qui en découlent pour tous ses membres, et tout particulièrement pour ceux qui, à un degré quelconque, ont la direction de ses destinées. C'a été pour tous un sujet d'admiration en même temps qu'un motif de bénir la Providence, de constater avec quelle sûreté de vue il sait envisager tout cela, et avec quelle énergie de volonté il s'efforce d'y appliquer la solution opportune. La bonne heure de temps qu'il y consacrait chaque fois ne semblait que trop courte. A tour de rôle, les CC. FF. Assistants traitèrent également des sujets fort pratiques et aussi pleins d'intérêt que d'actualité.

Le jour de la clôture, fête de saint Jean-Baptiste, avec sa fervente communion générale, sa grand'messe solennelle, où la voix fraîche et pieuse des Juvénistes et des Scolastiques s'associait en si belle harmonie avec la voix majestueuse et grave des vétérans à tête blanche ; son émouvante rénovation des Vœux, où tant d'âmes généreuses, déjà consacrées à Dieu depuis 30, 40, 50 ans et plus, vinrent tour à tour lui réitérer une fois de plus le sacrifice qu'elles lui avaient fait d'elles-mêmes dans la ferveur de leur jeunesse ; son repas de midi, que le R. F. Supérieur, pour renouer une ancienne tradition interrompue par le malheur des temps, laissa prendre en silence, et son Salut solennel du soir, aura laissé, nous l'espérons, dans l'esprit et le cœur de notre jeunesse comme dans celui des retraitants, une impression dont le souvenir ne s'effacera pas de longtemps et aura dans l'avenir des répercussions salutaires pour les uns et les autres.

Le lendemain, fête des saints Apôtres Pierre et Paul, c'était une autre clôture que nous avons déjà bien des fois décrite, mais qui devait à la présence des Frères qui avaient pris part à la retraite, et spécialement des CC. FE. Provinciaux, au nombre de dix, une solennité toute particulière. C'était celle du Second Noviciat, qui, chose nouvelle aussi, terminait ce jour-là sa seconde période de l'année 1913-1914.

Par suite de l'arrivée un peu tardive de la lettre circulaire qui l'avait annoncée, elle ne comptait qu'un nombre de Frères relativement restreint ; quinze seulement, savoir :

FF. André-Berchmans et Henri-Michel, de la pr. de Lacabane ;

FF. Arateur et Veremundo, de celle de S. Paul-3-Châteaux ;

FF. Jh-Mathieu et Me-Philippe, de celle du Brésil Central ;

FF. Joseph-Ferrier et Me Gustave, de celle de Beaucamps ;

FF. Joseph de Léonissa et Mie-Ignatius, de celle de Syrie ;

F. Charles-Alexis, de celle de l'Hermitage ;

F. Tharsice, de celle de St Genis-Laval ;

F. Augustianus, de celle du Brésil Nord ;

F. Louis-Vitalien, de celle du Canada ;

F. Louis-Conrad de celle de Constantinople.

Mais cela ne les a pas empêchés, grâce à Dieu, de faire un excellent travail, d'édifier beaucoup la Communauté par leur régularité fervente, ni même de bannir l'ennui du milieu d'eux et d'autour d'eux par un entrain du meilleur aloi et une gaîté toute mariste. Grâce à l'intensité et à la constance de leur activité, ils n'ont pas trouvé seulement le moyen de compenser le temps, comme ils se l'étaient proposé ; mais encore de suppléer le nombre.

Leur séance d'adieux fut une des mieux réussies qu'on eût encore vues. Avec l'aide d'un certain nombre de Scolastiques et de Juvénistes, un chœur de circonstance : Les Croisés avant la bataille, fut exécuté de manière à enlever d'unanimes applaudissements, et l'adresse dans laquelle leur porte-parole exprima au Révérend Frère Supérieur les sentiments de tous, trouva un si général écho dans toute l'assemblée, qu'à mains levées on en vota l'affichage, ce qui vaudra aux lecteurs du Bulletin le plaisir de la trouver in-extenso dans le fascicule ci-joint, et nous épargnera à nous-mêmes le regret d'avoir à la déflorer par une froide analyse.

Tour à tour, le R. F. Supérieur, le R. Père Marchal, de la Congrégation du T. S. Rédempteur, prédicateur de la Retraite et le R. Père Crespel S. M., instructeur du second Noviciat, y répondirent en termes chaleureux et tout k fait de circonstance ; et, tous trois ensemble, ils terminèrent, en donnant leur bénédiction ; cette fête sympathique au plus haut degré.

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