Une visite de délégation, en Nouvelle-Calédonie

07/Oct/2010

Ce n'est pas un événement de minime importance en Nouvelle-Calédonie, que de recevoir la visite d'un Frère Assistant Général: tel est cependant l'heureux événement que nous allons relater, après avoir présenté nos respectueuses félicitations au C. F. François de Borgia, l'heureux délégué qui doit, après la Nouvelle-Calédonie, parcourir le Canada, les Etats-Unis, et rentrer ensuite à la Maison-Mère après avoir «glorieusement» réalisé le tour de notre « machine ronde ».

 

Vers Nouméa. — Le C. F. Assistant s'embarquait à Marseille le 21 octobre dernier, en compagnie d'un jeune Frère, le F. Marie-Vitalien, qui allait devenir le Benjamin de notre Vice-Province calédonienne : 18 ans et demi! L'Eridan, l'une des unités les plus modernes des Messageries Maritimes, les débarquait tous deux à Sydney, le 28 novembre suivant.

Le C. F. Assistant profita des quelques jours libres que lui laissait la correspondance des bateaux pour visiter jusqu'à dix-huit de nos maisons d'Australie et se faire une idée de l'organisation de l'enseignement dans cette Province si prospère : il devait être émerveillé devant les résultats acquis dans cette portion de notre vaste domaine mariste.

Mais le temps presse, car Nouméa prépare la distribution des prix pour le 15 décembre et le C. F. Assistant voudrait absolument se rencontrer avec les élèves avant les grandes vacances. Aussi, faute de bateau confortable qui fasse le service Sydney-Nouméa, en temps opportun, le C. F. François de Borgia s'embarque sur un simple charbonnier. Et quel charbonnier, grand Dieu! Il n'a de beau que son nom : le Saint Vincent de Paul. Cabine exiguë et malpropre, plancher gras, huileux, glissant, odeur infecte. Mais n'insistons pas et laissons le C. F. Assistant à ses impressions mémorables! D'ailleurs, ne se rend-il pas en pays de Mission?

 

L'arrivée. — Le 12 décembre, à 4 heures du matin, le Saint Vincent de Paul entre en rade de Nouméa. Au collège du Sacré-Cœur l'attente se fait impatiente et lorsque, enfin, les Frères peuvent répondre, avec une joie contenue mais profonde, au « Laudetur » que leur adresse à chacun le C. F. Assistant, plus d'un cœur bat d'émotion, au souvenir de tout ce que représente pour lui cette visite si ardemment désirée.

Le même jour, dès 9 heures du matin, premier contact avec les élèves. Le programme de réception, empreint d'une simplicité vraiment mariste, comporte, outre les traditionnels souhaits de bienvenue, quelques débits rendus, par les petits, avec un aplomb surprenant, avec plus de grâce maligne par les aînés. Deux chœurs entraînants encadrent, pour ainsi dire, les différents morceaux et sont enlevés avec une décision et un entrain remarquables.

Le C. F. Assistant remercie, félicite, parle de nos œuvres et de la nécessité du recrutement sur place : il reviendra sur cette dernière question dans sa visite des classes. Mais pour l'instant, pas de long discours ! Le C. F. Assistant sait parfaitement qu'il est, chez la gent écolière, des choses autrement appréciées que des paroles, même les plus éloquentes. A peine le mot « congé » est-il sorti de ses lèvres, les applaudissements unanimes de la jeune assemblée prouvent surabondamment que point n'est besoin de se répéter.

Et puis, cela permettra aux agapes fraternelles de se prolonger honnêtement et à la communauté de recevoir, avec les affectueuses salutations des supérieurs, d'abondantes nouvelles, relativement fraîches, sûres et consolantes, des nombreux amis et confrères laissés en France et en Italie.

Des nouvelles !… Qui donc, si loin, n'en désire pas ?… Le C. F. Assistant l'a compris, et il aura l'heureuse idée, chaque soir, à l'heure de la lecture spirituelle, de compléter les renseignements déjà donnés, en passant en revue, une par une, et avec des détails tantôt amusants, tantôt sérieux et toujours édifiants, nos diverses et magnifiques œuvres, soit de la Maison-Mère, soit de l'Hermitage et de Saint-Genis, soit du Canada et des Etats-Unis.

Mais voici les prix avec leur cortège d'aimables et respectueuses révérences, de chants joyeux, de livres aux éclatantes reliures, de couronnes dorées et de lauréats chaudement complimentés.

La distribution est présidée par S. Exc. Monseigneur Chanrion, Vicaire apostolique, et honorée par la présence du C. F. François de Borgia et celle de plusieurs Pères Maristes.

Sans insister sur une cérémonie qui, dans ses grandes lignes se déroule à peu près partout d'une façon identique, le Bulletin se permettra. plutôt de rappeler que le Collège du Sacré-Cœur, acquis en 1914, est un établissement qui donne, outre l'instruction primaire, l'enseignement secondaire jusqu'en troisième inclusivement. Les locaux agrandis en 1931, permettent de recevoir, en chiffres ronds, 50 pensionnaires et 150 externes.

Il serait souverainement désirable que, la crise économique cessant, la ruche fût complètement remplie d'abeilles bourdonnantes et actives. Daignent la Sainte Vierge et notre Vénérable Fondateur étendre leur puissante protection sur le collège afin que le bien s'accomplisse sur une plus large échelle pour la plus grande gloire du Sacré-Cœur!

 

A Paita. — Paita est une localité distante de Nouméa de 28 kilomètres. Que les lecteurs du Bulletin ne se méprennent pas sur l'importance des bourgs calédoniens. Une église sans architecture compliquée, une école, une agglomération d'une quinzaine de maisons, et, un peu à l'écart, les trois établissements des Frères, quelques plantations de ci, de là, le tout encadré par une série de pitons audacieux, de monts aux flancs envahis par mie brousse inextricable, à l'horizon, la ligne sombre de la chaîne centrale, et vers le nord, le Mont Mou (1.200 m.) dominant de sa masse énorme et austère cette nature tourmentée: voilà Paita, qui reçoit à son tour l'honorable visite du cher Frère Assistant.

Si cette localité le cède, quant à la population et au mouvement, à nos villages de France, elle n'en est pas moins chère à nos Frères de Nouvelle-Calédonie, car trois Communautés distinctes mènent, dans ce centre paisible, leur vie de sacrifice, d'abnégation et de dévouement.

 

Institution Saint-Léon. — C'est une vaste propriété de 28 hectares appartenant à la Mission. Elle possède des locaux suffisamment spacieux pour contenir un nombre assez respectable de pensionnaires : de 80 a 100.

Hélas! les difficultés de la vie qui se font sentir en Nouvelle-Calédonie, davantage encore qu'en France, ne permettent guère aux parents de gros sacrifices pécuniaires. Aussi, le nombre des élèves reste-t-il plutôt restreint. il oscille entre 30 et 40. Fils de colons, pour la plupart, les internes de Saint Léon s'adonnent, à différentes heures de la journée, aux travaux de la culture : café, coton, manioc, canne à sucre, etc. … Quant aux études, elles demeurent limitées au programme du certificat.

Le C. F. Assistant arrive pour les prix. La réception est simple, franche et cordiale, comme il convient à un rude missionnaire, à barbe grisonnante, d'accueillir un hôte distingué.

Après une courte réunion intime avec les membres de la communauté, le C. F. Assistant fait aux enfants de l'Institution le plaisir et l'honneur d'écouter la lecture du palmarès. Il encourage dans la voie du labeur, de la piété, du bien, ces jeunes fils de la brousse qui viennent de montrer, par leurs débits et leurs chants, la flamme chrétienne et patriotique qui les anime. Et peut-être, au chœur final, la pensée du C. F. François de Borgia dut-elle le bercer dans une douce rêverie lorsqu'éclatèrent, allègres et sautillantes, les notes des Trois couleurs, des trois couleurs de France et d'Amérique !

Visite des appartements et des plantations, entretiens affectueux avec les Frères remplissent agréablement le reste de cette journée du 1ier décembre, qui comptera pour l'Institution Saint Léon parmi les dates les plus heureuses et les plus fécondes.

 

A l'Orphelinat Sainte Marie. — De Saint Léon, il suffit de parcourir quelque cent mètres, pour qu'un décor nouveau se présente aux yeux du visiteur étonné. A peine celui-ci a-t-il eu la curiosité de jeter un coup d'œil furtif dans la cour, les jeux cessent, une trentaine de petits noirauds se redressent, se posent là, en manou, sorte de pagne, immobiles. Ils regardent. Et si le visiteur en question est un Frère, ils lui montrent, dans un large sourire, leurs belles dents blanches, tandis qu'assez timidement, ils s'avancent, tendent une main cordiale en disant un sympathique: « Bonchour, Frère Supérieur ».

C'est l'Orphelinat Sainte-Marie, qui n'accepte que les enfants indigènes des tribus avoisinantes.

Cette œuvre, entièrement à la charge de la Congrégation, est. une œuvre de charité par excellence et la divine Providence ne peut manquer de l'avoir pour très agréable et de bénir les Frères qui, dans un obscur désintéressement (mais combien méritoire), consacrent leur vie à donner à ces intelligences frustes et revêches, les premiers éléments du catéchisme, de la lecture, du calcul.

Une partie de la journée est employée, comme à Saint-Léon, à la culture du manioc, des taros, des ignames qui constituent, avec le riz, la base de l'alimentation des canaques. Et Dieu sait, si, aux heures de l'entrée au réfectoire, nos bonshommes de Sainte-Marie se mettent quelque chose dans le coffret ! Leur petit ventre bedonnant, signe de bonne santé, dit-on, prouve d'une manière concrète que si la Providence donne aux oiseaux leur pâture, à nos orphelins de Paita, elle dispense ses biens avec usure. Il est vrai, une direction active et intelligente qui tire profit de tout, et des bras vigoureux qui remuent le sol en tous sens, sont d'un secours précieux dans un établissement qui rappellerait facilement Nazareth.

Ici encore, le C. F. Assistant préside les prix, mais quels prix ? Ne parlons plus de biographies de personnages illustres, de romans aux aventures tragiques, de voyages d'exploration vers les pôles, de vies mission. paires sacrifiées. Couteaux tranchants, jarreys aux ton s criards, manous bariolés, répondent mieux aux goûts indigènes et aux nécessités locales.

La piété cependant trouve son compte dans les préférences des indigènes : croix, médailles, images et chapelets sont fortement prisés et c'est avec une sorte de fierté qui ne connaît aucun respect humain, qu'ils passeront à leur cou la chaînette argentée, signe d'une foi aussi naïve que confiante.

Le C. F. Assistant se rend compte que les enfants de Sainte-Marie savent leurs prières; il les loue paternellement et les engage à rester toujours de fervents chrétiens. La distribution touche à sa fin et le C. F. Assistant aura dû sourire en s'entendant célébrer, par ces âmes primitives, comme un tendre père, venu de bien loin, parmi ses enfants !

 

A Saint-Marcellin. — Et maintenant, traversons une cour, et arrêtons-nous !… Nous sommes chez les Anciens, les vétérans des temps héroïques, la vieille garde qui a lutté vaillamment, ou plutôt nous voici chez la Jeunesse, pour nous servir d'une expression en cours ici, la jeunesse. qui se dépense encore, qui travaille, prie, mérite.

Un respectable vieillard, aux forces presque usées par un labeur incessant, le C. F. Albano, dirige cette maison où les dévouements continuent, malgré l'âge et les infirmités.

Jetez, chers Lecteurs, un regard autour de vous. Le doyen de la Vice-Province, le C. F. Edith, a 85 ans. Il est venu en Nouvelle-Calédonie en 1878, sur un voilier qui transportait un contingent de forçats et qui resta six mois en route. Voyez-le qui trottine, travaille encore et fait chauffer la soupe.

Rendez-vous au jardin: vous resterez pensifs, en contemplant, courbés sous un soleil tropical, ces dos qui ont supporté le poids du jour et de la chaleur, en admirant, inclinés vers un sol difficile, ces têtes vénérables halées par trente, quarante, cinquante ans de mission. Oui, ces braves Anciens ont connu les Nouvelles-Hébrides avec leurs fièvres, Canala, Néméara, Bourail, Lifou, l'île des Pins, c'est-à-dire la vie dure et ingrate au milieu des fils des condamnés ou avec les canaques mal dégrossis.

Aussi, le C. F. Assistant ressent-il une impression profonde en donnant la fraternelle accolade à ces héroïques missionnaires, qui laissent, au fond des paupières, perler une larme tremblante quand ils saluent leur bien-aimé Supérieur, Tant de souvenirs s'éveillent en eux: La Valla, l'Hermitage, dont le C. F. Assistant retrouve à Saint-Marcellin et la sainte pauvreté, et la parfaite simplicité, et l'humble soumission à la volonté de Dieu.

Il est très naturel, n'est-ce pas, que le séjour du C. F. Assistant dans cette maison de retraite se fasse plus touchant qu'ailleurs, et bien délicieux sera le souvenir que les bons Anciens en garderont longtemps.

 

La retraite à Saint-Léon. — Le 21 décembre, au lendemain d'un gai Noël qui ne connait rien des traditionnels flocons de neige, car la température dans la cathédrale de Nouméa à la messe de minuit fut de 34 degrés centigrades, soit 92 Fahrenheit, branle-bas général !

En route pour Saint-Léon, où va se faire la retraite.

Si parfois, lune vague appréhension saisit les retraitants à la pensée d'une huitaine de silence absolu, cette fois, les physionomies rayonnantes traduisent la commune satisfaction de pouvoir entendre, à souhait, la parole aisée et convaincante du C. F. Assistant. L'espoir n'est pas déçu: le C. F. François de Borgia entretient les Frères des graves devoirs de la vie religieuse. Mais, à l'occasion, il sait, en des causeries familières, susciter dans tous les cœurs un vrai culte pour l'Institut, un réel enthousiasme pour son Vénérable Fondateur, pour le Vénéré Frère François, les premiers Supérieurs, les premiers Frères, et les œuvres maristes, si belles. Des beautés insoupçonnées sont, en effet, sorties des archives poussiéreuses et le C. F. Assistant, qui se sent un faible pour les textes originaux, a su les placer, en pleine et vive lumière.

Mais s'il instruit, s'il intéresse, quelquefois aussi il reprend, et la chose se conçoit : la retraite n'est-elle pas un temps de réforme ? Chacun encaisse donc la menue, ou si l'on veut, la riche monnaie des admonestations qui lui sont bonnement adressées; et tandis qu'en un coin, à droite, percent de malicieux sourires, hélas ! à gauche, quelque bout d'oreille s'échauffe et rougit.

Les exercices vont toucher à leur fin. Une agréable surprise est cependant réservée aux Frères retraitants que plusieurs fois déjà, le C. F. Assistant a félicités pour leur modestie, leur piété, leur entière bonne volonté. C'est le premier janvier, le jour de l'an et le silence persiste.

Que fait-on des coutumes qui datent du Père Champagnat ? Le C. F. Assistant estime que si elles sont mortes, elles doivent ressusciter. Tout le monde a compris, et quand le Benedicamus est prononcé, pour le petit déjeuner seulement, le Deo gratias lui répond avec spontanéité. Les accolades se succèdent, les langues se délient, les souhaits vont leur train : le premier de l'an est bien un Jour d'union et de fraternelle affection.

Le 3 marque la clôture, avec la cérémonie des vœux, les conversations animées, et le salut solennel avec la consécration la Sainte Vierge.

Mais avant la dispersion, le C. F. Assistant tient à conduire jeunes et vieux missionnaires à La Valla, berceau de l'Institut, et à Notre-Dame de l'Hermitage, dans la chambre des souvenirs du Vénérable Fondateur et de son premier successeur, ainsi qu'à leur tombeau.

Emouvant pèlerinage, certes, que celui-là : où se présentent, en un tableau saisissant et qui restera à jamais gravé dans l'esprit, les multiples souvenirs laissés par le Vénérable Père Champagnat et son tendre disciple, souvenirs qui prêchent à tout Petit Frère de Marie les leçons de foi robuste, de confiance inébranlable, de pauvreté volontaire et de mortification continuelle dont l'un et l'autre furent de si vivants exemples.

C'est fini. Une nouvelle étape va commencer. Nos défunts qui ont eu leurs suffrages et sur la tombe desquels le C. F. Assistant est allé s'agenouiller, nous donnent, eux aussi, de grandes et fortes leçons… Il s'agit de suivre leurs traces, d'atteindre le but: En avant donc ! Toujours plus haut ! Toujours vers le ciel ! C'est le dernier mot.

 

Vao et l'île des Pins. — Vao, dans l’île des Pins est assez éloigné du groupe des Etablissements de la grande Terre. Le C. F. Assistant pense qu'à l'occasion de sa visite, les Frères de Nouméa peuvent bien l'accompagner. Ce sera un congé de grande envergure et l'on fait quelques préparatifs en vivres, couvertures, linge, car le bateau qui va nous transporter n'est pas un transatlantique, et le retour dépend un peu de l'état de la mer.

Le Dana, est un cotre de 20 tonnes, long de 15 mètres et large de 3. Son patron, ancien capitaine au long cours, a le flegme légendaire des gens qui ont vu bien des tempêtes. L'équipage se compose d'un mécanicien javanais et de deux canaques.

Les passagers sont les quinze heureux compagnons du C. F. Assistant et vous devinez que leur installation est sommaire, sur cette coquille de noix.

On part joyeux. Nouméa coquettement assise le long d'une superbe rade déroule son ruban de verdure, marqueté de toits rouges. La cathédrale, plantée sur une éminence, élève au ciel ses deux tours massives. On vire, elle disparaît.

Le ciel est pur. Il fait bon glisser sur les flots bleus. Le Dana hisse ses voiles et le vent est favorable. Les cœurs se dilatent et nos voix chantent l'Ave maris Stella avec une joie débordante.

Notre navire file à bonne allure : 5 ou 6 nœuds. Un record !

Pourtant, pendant que notre esquif dévore l'espace, le ciel, vers le soir se charge de nuages menaçants. Que va-t-il arriver cette nuit ou demain? Heureusement, que nous avons une escale prévue dans la baie d'Ouié, où notre capitaine possède une petite villa entourée d'une vaste propriété.

Bref, à 17 heures, on débarque, heureux de pouvoir mettre pied à terre. Et là, on s'organise, car, bien sûr la maison n'est pas un hôtel où notre bande puisse trouver place tout entière. L'office est récité à pas lents dans les allées herbeuses et déjà, sous les ondées intermittentes d'un ciel de plus en plus menaçant, on prépare la popote.

Puis, le capitaine, ayant fait les honneurs de son salon au C. F. Assistant, ainsi qu'à deux Frères, les autres disposent d'un hangar avec des caisses, des planches et tout le matériel pouvant aider à un repas et au sommeil en campagne.

Aussi, après le chant d'un Salve Regina, qui, pour sûr, retentit là pour la première fois, on essaie de dormir. (A suivre).

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