Visite du R. F. Sup. en Belgique

19/Oct/2010

« Le mieux, dit le proverbe, est souvent l'ennemi du bien. »

Le Révérend Frère a cru avec raison que plus souvent le bien était l'ennemi du mieux, et il n'a pas hésité à modifier son horaire dans l'intérêt de tous et pour la joie de ceux qui avaient à le recevoir. Attendu à Mont-Saint-Guibert le vendredi, il a hâté sa marche pour être là dès le jeudi et pouvoir ainsi donner, sans modifier le règlement de la retraite, une instruction de plus. Et il retarda son départ de Pittem de façon à se trouver à la clôture des exercices, à présider l'émission des vœux et à permettre aux Frères de manifester librement leurs sentiments et leur enthousiasme. Dans une maison comme dans l'autre, hommage fut rendu au Supérieur en toute simplicité. On avait prié, médité, réfléchi, on était resté silencieux et recueilli. On n'avait pu ni composer des discours, ni répéter des chœurs ou des chants. Alors, on improvisa pour le mieux ; et ces manifestations spontanées furent d'une chaleur, d'un élan et à Pittem comme à Mont-Saint-Guibert d'une beauté émouvante qui touchèrent certainement le Révérend Frère.

La réunion finale dans les deux maisons se fit dans une atmosphère d'allégresse fervente. Le Révérend Frère avait parlé aux Frères avec toute sa conviction et tout son cœur. Il avait donné des conférences magnifiques que tous trouvaient trop rares et trop brèves. Il avait donné à ses enfants des nouvelles des membres lointains de leur grande famille. Il avait brossé les panoramas de nos œuvres dans le monde, s'attachant aux transformations les plus récentes ou à l'exode tragique des persécutés, ou encore au travail des pionniers des missionnaires de chez nous. Il avait exalté notre Mère du ciel avec une ardente ferveur et trouvé des accents nouveaux pour dire nos raisons de l'aimer. Comme ces accents allaient au cœur de tous ! Il avait montré le rôle essentiel de la foi dans notre vie, et la retraite avait pris, du fait de sa présence et de ses exhortations, un caractère de piété plus profonde et d'élan plus généreux…

Notre collaborateur de Pittem dira sans aucun doute ce que fut là-bas, l'ovation des enfants à leur Père. Nous dirons quelques mots, nous, de la réception au Val Notre-Dame. La maison provinciale devait à ses traditions de faire bien les choses, elle ne faillit pas à ce devoir. En ces journées radieuses d'un été triomphal, le parc était dans toute sa splendeur, et le Frère Victor avait trouvé assez d'eau pour hâter l'épanouissement de toutes les fleurs des parterres. La chapelle était parée avec le goût artistique et le soin minutieux où l'on reconnait la main de M. l'Aumônier.

Comme à Arlon, le dîner a remplacé la fête traditionnelle de réception des Supérieurs. Le réfectoire sobrement fleuri avait reçu une décoration du meilleur effet. Le Cher Frère Directeur se chargea du discours ; il le prononça avec chaleur et conviction, laissant délibérément de côté tous les clichés que certains estimaient encore obligatoires ; il fit surtout l'histoire du Val Notre-Dame et de ses avatars au cours des années ; puis il mit l'accent sur l'activité multiple et féconde de la maison provinciale, sur la vaillance et le bon esprit de son personnel ; puis on chanta de toute sa voix comme il est naturel après huit jours de silence et de tout son enthousiasme comme il convient devant le Révérend Frère ; dans les dispositions à l'austérité où l'on était en cette fin de retraite, personne ne fit attention au menu qui, pourtant, était de choix, mais par contre, tous mirent leur ferveur filiale à chanter en français et en flamand le vivat qui s'imposait.

Inutile de dire que les Supérieurs ont admiré le paysage, le lac, les pelouses et les fleurs et que le Révérend Frère qui s'enquiert volontiers des responsables a félicité les Frères anciens dont le travail contribue tellement à donner à notre maison et à notre parc de Mont-Saint-Guibert son cachet de majestueuse beauté.

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