08/Aug/2013 AUSTRALIE

Frères aujourd?hui

La Commission Internationale Frères Aujourd’hui s’est réunie à Rome, du 4 au 11 juillet dernier. A cette occasion nous avons parlé avec quelques-uns de ses membres. Nous présentons aujourd’hui la conversation que nous avons eue avec le F. Tony Leon, de la Province Australia.

 

Parlez-nous de vous-même.

Je m’appelle Tony Leon. Je suis né à Hong Kong, ma famille a émigré en Australie quand j’avais 5 ans. J’ai été élève des Frères Maristes à partir du niveau 5 ; je suis entré au Postulat en 1981 après avoir eu une formation de Direction d’hôtel. J’ai eu la chance d’avoir travaillé dans l’enseignement primaire et secondaire avec des garçons et en mixité, en externats et pensionnats ; et j’ai aimé d’être coordinateur d’études et aussi d’avoir dirigé un foyer pour jeunes à risques. Pendant six ans, j’ai été dans le service des vocations et l’apostolat des jeunes, ce qui m’a permis de voyager dans ma Province. Actuellement, je suis dans l’équipe de Formation à la vie mariste, qui approfondit la formation de la foi de nos nombreux éducateurs maristes dans toute la province d’Australie. En 2014, je ferai équipe avec F. César Rojas dans le Secrétariat ‘Frères aujourd’hui’ à Rome.

Que signifie pour vous d’être frère aujourd’hui ?

Pendant ma formation initiale, il y a des années, j’étais très séduit par ce que font les frères dans leurs apostolats : l’enseignement, la direction des sports, l’animation de groupes de jeunes, en vivant avec eux dans la communauté locale élargie. Je voulais savoir ce que je pouvais faire et comment je pouvais vivre une vie de frère mariste.

Aujourd’hui, mon centre d’intérêt n’est plus uniquement ce que ces frères m’ont inspiré, mais c’est la source, leur relation personnelle avec Jésus, qui a été la force de ces hommes à la fidélité héroïque pendant si longtemps. Ce que signifie pour moi aujourd’hui d’être frère, c’est l’attention à cette source divine avec les autres et c’est de savoir qui je peux être et comment je puis vivre ma vie comme un frère attentif aux autres. Comment je puis faire cela va dépendre de ma possibilité de rester intimement en lien avec Jésus, incarné dans chaque personne.

Est-ce que la pastorale des vocations et la formation initiale sont une mission importante de l’Institut ? Comment devrions-nous l’assurer, à votre avis ?

Étant une congrégation d’hommes consacrés, nous avons montré une spiritualité fortement masculine en exerçant la mission d’éducation des jeunes et des défavorisés avec beaucoup d’ardeur et avec une dimension supplémentaire de délicatesse due à notre spiritualité mariale. Comme bien des hommes, les frères aiment travailler beaucoup et peuvent être très pris par notre apostolat. Parfois, nous négligeons notre santé et notre bien-être à cause des exigences de notre travail. La pastorale des vocations et la formation initiale sont des expressions spécifiques du rayonnement de notre Institut. Comme dans la métaphore de Saint Paul qui compare l’Eglise à un corps, le service des vocations et de la formation initiale sont une part du corps de l’Institut qui requiert notre attention maintenant, dans l’intérêt de la vitalité, et pour le nombre des vocations de l’Institut et pour la qualité de notre vocation personnelle.

Comment faire cela ?

Tout d’abord en reconnaissant honnêtement notre fragilité actuelle ; aussi avec la conviction de foi que l’appel de Dieu pour notre vie religieuse de consacrés à la manière de Marie est non seulement pertinente aujourd’hui, mais cruciale pour le bien de toute l’Église. Les circonstances particulières sur la façon de faire cela dépendront de notre désir collectif et individuel pour que le monde continue à recevoir les bienfaits maristes, après nous.

A près de 200 ans de la fondation de l’Institut, quels sont les défis des frères aujourd’hui ? Est-ce que les défis auxquels Marcellin a fait face sont encore d’actualité ?

Aussi longtemps qu’il y a un jeune qui souffre du manque de ressources, en recherche pour sa foi, ayant soif de vie spirituelle, éloigné de la communauté, les objectifs de la mission de Saint Marcellin sont encore à atteindre.

Quelles expériences spécifiques des frères de votre région pourraient être un exemple pour l’Institut ?

La Province d’Australie a l’avantage d’une profonde interrelation entre les frères et les laïcs maristes dans la manière dont les activités apostoliques et les responsabilités sont partagées. Il existe des conseils maristes de Frères, de laïcs hommes et femmes qui ont la responsabilité des apostolats dans les écoles, des services sociaux, des actions de solidarité, de la pastorale des vocations et des jeunes et qui ensemble déterminent les besoins du pays pour l’avenir. Les responsables de l’équipe de la formation spirituelle mariste, de l’équipe du service apostolique des jeunes sont des laïcs. En Australie, il se peut que nous n’ayons pas la foule de frères que nous avions jadis, cependant il y a tellement plus de Maristes avec le grand nombre de collègues qui s’identifient à des Maristes. 

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