19/Mai/2022 FRANCE

Les maristes de France célèbrent la mémoire de la mort du F. Henri Vergès

La fête liturgique des 19 martyrs d’Algérie est fixée au 8 mai. C’est le jour où le frère Henri Vergès ainsi que la sœur Paul-Hélène ont donné leur vie, en 1994, pour les jeunes, à La Casbah d’Alger. Cette année, le 8 mai étant un dimanche, et la mémoire a été célébré le 11 mai, à la maison de Saint-Paul-3-Châteaux, où Fr. Henri a commencé sa formation mariste. F. Henri Vergès a été béatifié le 8 décembre 2018, dans le groupe des 19 martyrs d’Algérie, et leur fête a été fixée au 8 mai. Une moyenne de 40 frères et laïcs ont participé à la célébration.

L’Eucharistie a été présidée par Mgr Alain Planet, évêque de Carcassonne-Narbonne qui avait connu frère Henri en 1966-67, alors qu’il dirigeait l’Institution Sainte-Marie, à Bourg-de-Péage, avant son départ pour l’Algérie le 6 août 1969. Dans son homélie, le célébrant, rappelant quelques souvenirs personnels, a évoqué la trajectoire humaine et spirituelle du frère Henri, serviteur des jeunes algériens pendant vingt-cinq ans.

Après la messe, était proposé le visionnement d’une interview réalisée en 1993, dans le bureau d’Henri. C’est toujours émouvant de revoir son visage, d’entendre sa voix, de ressentir son engagement apostolique si profondément relié à la situation des jeunes qui fréquentaient la bibliothèque où ils trouvaient une ambiance paisible, propice à la préparation de leurs examens, dans des locaux restaurés avec soin. Frère Henri tenait beaucoup à la beauté du cadre de travail de ces jeunes. C’est parmi eux qu’il est mort le 8 mai 1994.

Fr. Henri et Père Charles de Foucauld

La canonisation, dimanche 15 mai, du Père Charles de Foucauld par le pape François, est l’occasion de rappeler que le frère Henri était un fils spirituel du « Frère universel » selon le témoignage d’un de ses amis musulmans.

« Je pense qu’Henri Vergès a été beaucoup influencé, au plan spirituel, par Charles de Foucauld. Il admirait cette citation du frère Charles : ‘Je désire être religieux, ne vivre que pour Dieu et faire ce qu’il y a de plus parfait’. Vergès avait le même idéal, dès son admission dans la congrégation des maristes. Il m’a dit un jour, alors qu’il était encore à Sour-El-Ghozlane : ‘Mon souhait est de mourir en Algérie, comme de Foucauld’. Paroles de prophète : les deux hommes ont connu la même fin ». (Cf. Prier 15 jours avec Henri Vergès, p. 108)

L’ardent désir de Frère Charles était de « crier l’évangile par toute sa vie ». N’est-ce pas l’écho de ces paroles qui retentit dans les mots d’Henri, prononcés lors d’une rencontre à la trappe de Tibhirine et rapportés par le Père Christian de Chergé ? : « Le 5ème évangile, que tout le monde peut lire, c’est celui de notre vie ». (Cf. Du Capcir à la Casbah, p. 109).

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Le F. Henri Vergès a été tué sur son lieu de travail, à la bibliothèque de la rue Ben Cheneb, à Alger, quartier de la Casbah. C’était un dimanche, 8 mai, en début d’après-midi.

Lire ici plus sur le Bienheureux Fr. Henri

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