Lettres Ă  Marcellin

Père Jean Baptiste Gerin

1834-07-17

St. Symphorien-dOzon, le 17 juillet 1834.
Mon révérend Père,
Quoique jaie souvent écrit, dans les coeurs de vos édifiants enfants, mes bonnes intentions relativement à notre établissement de St. Symphorien, je suis heureux davoir loccasion de vous les renouveler et de vous manifester que, loin de diminuer, ma bonne volonté saccroît toujours de plus en plus.
Depuis mon entrée dans St. Symphorien jai montré par mes oeuvres que je tenais de coeur et dâme à létablissement des Frères maristes dans ma paroisse. Mes paroissiens nignorent point à cet égard quelles sont mes dispositions, les leur ayant fait connaître moi-même publiquement. Le malheur des temps, le mauvais esprit qui règne maintenant dans le monde, la haine du signe de la foi, sont des barrières douloureuses qui empêchent à ma bonne volonté de se dérouler et de sétendre dans les âmes des mes pères et mères de famille et dy porter tous les fruits à légard de ce cher établissement que je désire dun désir religieux et fondé sur le bonheur de ma paroisse.
Mais je suis plein despérance en la bonté miséricordieuse de Dieu, et en la puissance de la main de Dieu et dans cette confiance que le calme succède à la tempête, la lumière et la justice, aux ténèbres et à liniquité. Je suis décidé à employer toutes les ressources qui sont en mon pouvoir pour le maintien de cette bonne oeuvre.
Jai lhonneur dêtre avec un grand respect, mon révérend Père, votre très obéissant serviteur,
GERIN, Curé.
(Ecrit de la main du Père Champagnat): Mr. le Curé a promis de faire ce qui manquerait pour le traitement, en présence du Frère François et du Frère Jean Pierre.

fonte: AFM 129.9

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