20/Apr/2009 CUBA

Première profession religieuse à Cuba

À l?occasion de la première profession religieuse mariste à Cuba, après le retour des frères sur l?île, nous avons interviewé le frère Jesús Bayo, maître des novices, qui a accompagné Yoandy González pendant son processus personnel, au noviciat.

NM. Frère Jesús, que signifie pour la Congrégation mariste un nouveau frère cubain ?
JB.
Cela signifie un cadeau de Dieu qui nous ouvre à un nouveau sens de l?Église, à l?universalité, à l?interculturalité, à la pluralité et à une plus grande diversité dans notre vie religieuse mariste.

NM. Avez-vous eu du mal à accompagner un novice cubain, car vous êtes d?un autre pays ?
JB.
Honnêtement je dois avouer que cela a été facile pour moi, car Yoandy s?est montré transparent dès le départ et disposé à tirer grand profit de son noviciat. Malgré tout, nous avons connu des moments difficiles, mais les problèmes ont été résolus petit à petit. Le plus important a été de lui proposer très clairement la suite du Christ, à la manière de Marie et de Marcellin. Pour nous, Maristes, le plus important est que nous sommes frères en Jésus Christ et que nous sommes prêts à travailler dans n?importe quel diocèse du monde. La géographie, l?espace et le temps, la culture et la race sont secondaires dans la suite du Christ, en qui nous sommes Fils de Dieu le Père.

NM. De quel pays venez-vous et comment êtes-vous arrivé à Cuba ?
JB.
Je suis né en Espagne, mais j?ai la double nationalité, chilienne et espagnole, puisque j?ai passé 28 ans au Chili comme missionnaire, avant de venir à Cuba. J?appartiens à la Province mariste « Santa María de los Andes », mais j?étais sur la liste des frères qui se sont proposés pour la Mission ad gentes. Le F. Supérieur général m?ayant demandé de venir à Cuba, j?y suis arrivé le 2 février 2007.

NM. Saviez-vous que vous seriez le maître du novice Yoandy ?
JB.
Yoandy et le frère Efraín sont allés m?attendre à l?aéroport quand je suis arrivé à Cuba, mais je ne connaissais pas Yoandy et je ne savais rien sur sa formation. Le F. Luis García Sobrado m?avait dit que je pouvais travailler à Cuba, en collaborant à la formation de nos novices et dans un Centre de Formation pour la Vie Religieuse qu?il y a à La Havane, mais rien d?autre. Il m?avait assuré que je ne serais pas le maître des novices. Lorsque je suis arrivé à Cuba, les choses ont changé.

NM. Regrettez-vous d?avoir accepté ce service ?
JB.
Au contraire, je rends grâce au Seigneur, au Supérieur général qui m?a nommé et à Yoandy qui m?a facilité l?accompagnement.

VM. Où Yoandy ira-t-il pour poursuivre ses études et sa formation mariste ?
JB.
Fin avril il se rendra au Guatemala où il continuera le scolasticat. Le Conseil général se détache de la mission de Cuba, et désormais nous dépendons d? « América Central ».

NM. Vous n?appartenez donc plus à vos Provinces maristes d?origine ?
JB.
Si. Pour l?instant, nous y appartenons toujours, mais un discernement ultérieur pourrait nous amener à changer de province.

NM. Qui sont les frères qui se trouvent actuellement à Cuba et d?où viennent-ils?
JB.
Actuellement, nous avons deux communauté à Cuba : une dans la ville de Cienfuegos, et l?autre dans la ville de La Havane. Dans celle de Cienfuegos se trouvent les frères Carlos Martínez, Héctor Ávalos (Mexique) et Salvador Salinas (América Central). À La Havane se trouvent les frères Efraín Martín (América Central), Carlos Scottá (District de Amazonía) et Jesús Bayo (Santa María de los Andes). Dans la communauté de Cienfuegos il y a deux jeunes pré-novices en discernement de la vocation, vivant avec les frères.

NM. Après la profession de Yoandy, il n?y a donc plus de novices à La Havane. Quel sens donnerez-vous à cette communauté ?
JB.
Nous espérons que d?autres novices arriveront bientôt. En outre, notre communauté reste ouverte à d?autres services dans la paroisse et le diocèse. Nous collaborons, spécialement, à la formation chrétienne des enfants (catéchèse, ateliers) et des agents pastoraux (catéchistes, jeunes, séminaristes). Quoi qu?il en soit, notre communauté engagera un processus de discernement et d?évaluation. Nous devons faire une révision large et profonde, demandée par le frère Hipólito Pérez, Provincial d? « América Central », dont nous dépendons.

NM. Merci beaucoup.
JB.
Merci beaucoup à vous aussi.

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