15/Oct/2012 CAMBODGE

Promotion dun nouveau projet dapostolat

Il pleut… pliäng… mais nous travaillons avec entrain ! Après 8 mois de tâtonnements, nous nous sommes mis d'accord avec le diocèse, pour débuter un projet. Il a fallu pas mal de réflexion, beaucoup de palabres et de nombreux déplacements… Entretemps de milliers de petits événements sont venus « égayer » nos journées. En voici quelques exemples : le Frère Pedro a eu la malchance de s'enfoncer deux clous rouillés dans un pied. Il a fallu l'évacuer vers Bangkok pour s'assurer qu'il reçoive les soins adéquats. Quant à Max, il a vu le chien de la maison déchirer le mode d'emploi du nouvel aspirateur qu'il essayait de faire démarrer. Nous avons aussi eu la surprise de voir arriver un petit chat bien mignon dans la communauté, offert par les enfants de la City. L'animal ne se gêne pas pour venir s'installer sur les épaules de Max ou pour aller renifler aux différents plats de nourriture. Personnellement, comme je me déplace régulièrement en moto sur nos « routes » ou plutôt chemins de terre, j'ai eu la malchance, à quatre reprises de me retrouver dans la boue… après un beau vol plané, heureusement sans conséquences graves, à part quelques contusions. Notre pickup a rendu l'âme et nous avons grandement besoin d'un nouveau.

Et puis, il y a les visiteurs. Je cite dans l'ordre : le supérieur du district (notre chien s'en et pris au câble de son computer), des amis, des collaborateurs et des nombreux animaux. Je pense tout particulièrement aux fourmis qui sont une réelle plaie, alors que pour les rats et les souris les attrapes sont suffisantes.

Nous avons participé à la retraite annuelle avec nos frères du Vietnam et de Thaïlande, dans le central pastoral des Pères à Bangkok.

Passons au but réel de cette missive. Jusqu'à ce jour, je vous ai toujours parlé de nos plans et de toutes nos différentes démarches. Depuis un mois, nous avons la responsabilité de deux « Hostels », des genres d'internats. Nous avons donc un projet bien concret qui a vu le jour sur la base des différents projets mineurs antérieurs. Nous dirigeons donc, en collaboration avec le diocèse, l'actuel centre paroissial et notre propre centre d'études. Ces deux maisons sont ouvertes à tout visiteur et bien sûr aux nécessiteux. Ils offrent aussi logement, nourriture et possibilités d'étude à 16 jeunes Bunong, jeunes femmes ou jeunes hommes. Nous essayons d'aménager de notre mieux les deux maisons, avec notamment les dons en argent.

Nous, les frères, nous nous trouvons donc devant une nouvelle situation. Les difficultés du début, les réparations et l'affrontement de tant d'événements imprévus, en plus des exigences des autorités ecclésiastiques font qu'il nous est difficile de mener une « vie religieuse » régulière. Nous nous adaptons aux circonstances et nous sommes heureux.

A peine sommes-nous engagés dans notre nouveau travail que les premiers problèmes surgissent. Certains jeunes Bunong ne savent pas très bien ce qu'ils veulent. Ils s'inscrivent puis se désinscrivent, puis se réinscrivent… etc. Une jeune fille ne voulait plus venir suivre des études chez nous, à cause d'une liaison avec un jeune homme. Elle est enceinte depuis 6 mois, et… il a bien fallu la rayer de la liste. Les idées de autorités ecclésiales d'ici quant au personnel à engager et aux conditions d'admission diffèrent quelque peu des nôtres.

La saison des pluies gâche quelque peu nos cours d'anglais que nous donnons au centre « Caritas et New Humanity ». Les routes boueuses ne sont plus praticables à cette période, le soir.

Nos nouvelles chambres situées à l'étage supérieur sont plutôt des réduits en bois sans plafond. On entend le moindre bruit, surtout la pluie sur les plaques d'éternité du toit et le vent s'infiltre partout. Les fourmis sont particulièrement intéressées à se retrouver au sec dans nos « chambres ». Elles grimpent en longues files le long du mur extérieur et pénètrent ensuite par les interstices dans la maison, notamment dans notre petite chapelle. Deux gros geckos nous y attendent déjà pour participer à la prière et y passer la nuit plutôt fraîche.

Malgré ou même à cause de tout cela, la vie vaut la peine d'être vécue. Un grand merci à tous ceux qui nous soutiennent, par leur prière, leurs idées, leurs visites, leur collaboration ou leur aide financière. Nous travaillons ensemble à préparer un meilleur avenir pour les gens de la jungle cambodgienne.

Merci – arkun tscheran – Que Dieu vous bénisse.

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F. Bongpro Bernhard, F. Max et F. Pedro

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