26/Jul/2011 INDE

Une journée à lauberge pour garçons

Pendant 10 jours, j'ai visité la communauté Ad Gentes du Talit (Bengale occidental, Inde) et suivi le programme normal de la communauté. Dans son organisation, il remplit très bien tous les moments de la journée. Les garçons de l'auberge le suivent très normalement. Rien ne semble imposé ou dicté de l’extérieur. J'ai même été impressionné par la prière du matin (de même que par la prière du soir) des garçons de l'auberge. C'est une prière conçue à leur manière et à leur style, où tout le monde participe, bien que tous les membres de la communauté étudiante ne soient pas catholiques, seulement 60% le4 sont.

Après la prière du matin et le petit déjeuner, les garçons effectuent leurs travaux ménagers d'une façon très naturelle. Ils vivent dans la maison et la maison fait partie de leur milieu naturel. Il est donc normal de la tenir propre et rangée. Dans l'après-midi, le travail manuel continue dans le jardin, à arroser les plantes et les différents légumes qu’ils cultivent. C'est après ce « travail au jardin » qu'ils prennent leur repas en milieu d’après-midi : ils mangent tous assis par terre. Ils n'ont pas encore de bancs pour la salle à manger. Ils les attendent de l'aide de l'étranger. Jusqu'à présent, de nombreux travaux à l'auberge ont été parrainés par Manos Unidas (Espagne), par Dimenticati Fratelli Onlus (Italie) et par FMSI (Italie). Puis, après le repas, ils se rendent pour les sports dans la cour de l'école où se trouvent les classes : il leur suffit de traverser la route. Dans cet environnement, les garçons semblent très heureux et très à l'aise avec l'enseignement qui leur est dispensé. La relation avec les éducateurs est très familière et très conviviale.

Du point de vue académique, tout le monde convient que depuis que les Frères ont pris le contrôle du Centre, l'excellence académique s'est considérablement améliorée. Pour leurs études, les élèves sont aidés soit par un Frère soit par un professeur assistant. Les garçons ont très envie d'apprendre. J'ai l'impression, cependant, que leurs études consistent surtout à apprendre par cœur.

J'ai pu assister à une répétition des chants pour la messe de Pentecôte ; c’était bien conçu et bien réalisé. Ils aiment utiliser les instruments de musique locaux, essentiellement des instruments à percussion, comme des tambours. Mais il y avait d'autres instruments aussi, dont je n’ai pas retenu les noms. 

Après le repas du soir, tout le groupe prend part à une authentique récréation communautaire. Il est agréable de voir tous ces enfants jouer aux dames, aux échecs et à d’autres jeux d'intérieur pendant plus d'une demi-heure. Les Frères les accompagnent et font de cette pédagogie de la présence un véritable bienfait pour les enfants. Pour moi, c'était un des moments les plus agréables de la journée. Et une fois de plus je réalise combien il est important de jouer ensemble, d’être heureux ensemble, de se détendre ensemble. Cela contribue à construire une famille solide et un esprit de groupe. Comme il n'y a pas beaucoup d'espace, la salle à manger devient très vite salle de récréation. Les repas et les jeux se déroulent directement sur le terrain. Pour l’avenir, il est prévu l’achat de quelques bancs pour la salle à manger. Cela permettra aux élèves d’avoir des repas plus agréables.

Voilà ce que j'ai commencé à découvrir après quelques jours dans cette auberge pour les garçons de la tribu Santal. Sachant que ces garçons Santal sont parmi les plus pauvres de la région quand on les compare avec ceux de la tribu du Bengale (classes moyennes et supérieures), il est facile de conclure que cette communauté répond pleinement à la volonté du Chapitre quant à une présence très significative des Frères parmi les pauvres. La simplicité de vie que j’ai pu observer dans tous les aspects de la communauté me permet de comparer cette communauté à celle d'origine des Frères de La Valla et des villages environnants.

__________________
Frère Teófilo – Coordonnateur Ad Gentes
Talit, 20 Juin 2011

RETOUR

Origines des Frères Maristes...

SUIVANT

Année mariale au Brésil...