2020-04-16 FRANCE

André Montavon

André MontavonLe Seigneur a accueilli dans la paix de sa maison Frère André MONTAVON décédé le jeudi 16 avril 2020, à l’âge de 93 ans, dont 76 ans de profession religieuse. Le Frère Provincial des Frères Maristes, les Frères de la Province L’Hermitage, la communauté de Saint Genis-Laval, sa famille et ses amis, vous invitent à les rejoindre par la prière. Ses funérailles auront lieu le jeudi 23 avril 2020, à 9h30, dans la plus stricte intimité, à la chapelle des Frères de Saint Genis-Laval, et seront suivies de l’inhumation au cimetière de la communauté. Qu’il repose dans la paix du Seigneur.


André vient de nous quitter en ce temps pascal. Il naît le 12 août 1926 à Courtételle (Suisse, canton du Jura) ; il est l’aîné de 6 enfants. Sa famille est profondément religieuse, et plusieurs membres de sa parenté sont entrés dans les ordres.

Il fait sa première communion à 7 ans, et, dès ce moment, il décide d’aller tous les jours à la messe avant la classe. Il parle d’une expérience spirituelle impossible à décrire qu’il a eue, un jour, devant le Saint Sacrement, alors qu’il avait 12 ans. Et lorsque son père lui demande : « Veux-tu être Frère ? », il répond « Oui » ; et quelques jours après, en avril 1937, Frère Louis Comte vient le chercher pour le conduire au juvénat de Franois. À cause de la guerre, après les vacances de 1939, le retour à Franois est impossible. Il obtient alors d’aller à Saint Gingolph, à la frontière franco-suisse, où il est pensionnaire. Puis il continue sa scolarité au juvénat de Grugliasco (Italie), en janvier 1940.

En 1941, il est autorisé à venir en France pour commencer son noviciat à Saint-Genis-Laval. Après sa première profession, Il fait ses premières armes dans la petite classe de l’externat Saint Joseph à Saint Genis. Puis il est envoyé à Foissiat (Ain) pour enseigner dans la petite classe. La proximité avec le village du saint curé d’Ars lui permet de développer une profonde affection pour le Saint Jean-Marie Vianney qu’il invoquera toute sa vie. Il s’occupe aussi des enfants de choeur, du jardin et des lapins. Il garde un souvenir inoubliable de Frère Jérôme Bliekast qu’il a eu comme directeur. Il reste 3 ans à Foissiat. Puis, en 1950, le Frère Provincial lui demande de venir à la retraite avec toutes ses affaires afin d’aller dans un autre champ d’apostolat : il s’agit de l’école du Valentin, à Lausanne, où il arrive en août 1950. Il enseigne d’abord dans la petite classe avec des enfants de 7 ans ; puis pendant 13 ans, il a la 2e classe ; et enfin pendant 27 autres années, il est avec la 3e classe. Il s’occupe aussi de la chorale des petits chanteurs. Durant 20 ans, il prépare les enfants à la première communion.

En 1993, il arrête sa carrière d’enseignant, et pendant 3 ans, il consacre son temps à visiter les malades à l’hôpital et dans les maisons pour personnes âgées. En 2006, arrive le moment de quitter la Suisse et de venir à Varennes-sur-Allier où il prend en charge des tâches que Frère Tite ne peut plus assurer, notamment le suivi du poulailler. À la fermeture de la maison de Varennes, il est envoyé à Saint-Genis à cause de difficultés cardiaques et respiratoires qui se sont accentuées petit à petit, et qui ont abouti à son décès. André a vécu une vie spirituelle profonde. Une retraite à Troussures l’a beaucoup aidé. Étant en classe, lorsque passait une ambulance dans la rue, il faisait une prière avec ses élèves. Il était aussi un homme d’une grande précision dans les dates, dans les souvenirs, dans les lieux où il est passé.

Il a été très aimé de ses élèves, et il a porté une attention spéciale aux petits, aux faibles. Il aimait rappeler ses souvenirs sur l’aide apportée à une élève mal voyante. « Je me suis adapté à son rythme, disait-il ; elle était très heureuse. Elle exprimait son bonheur de venir en classe et de se sentir aimée. » Toi qui as dit tant de mercis, nous pouvons, à notre tour, te dire : « Merci, André » pour ta bonhommie, pour ta simplicité et pour ta confiance en Dieu.

Nous pouvons terminer l’évocation de ta vie en citant une phrase que tu as écrite dans tes mémoires : « Mes grands piliers sont le Saint-Sacrement, Marie, Saint Joseph, mon ange gardien, le curé d’Ars, le Père Champagnat, les Saints Frères, mes parents et Saint Nicolas de Flue. »

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