2021-08-24 SPAIN

Marcel-lí Pujol Saurat

Marcel-lí Pujol Saurat - RIP 24 agosto 2021Le Seigneur a accueilli dans la paix de sa maison Frère Marcel·lí PUJOL SAURAT décédé le mardi 24 août 2021, à l’âge de 92 ans, dont 75 ans de profession religieuse. Le Frère Provincial des Frères Maristes, les Frères de la Province L’Hermitage, la communauté de Barcelone (Sants), sa famille et ses amis, vous invitent à les rejoindre par la prière.

Au coeur des Pyrénées, entouré de parcs naturels, à Gavàs, village de la commune de La Guingueta d’Àneu, dans la région du Pallars Sobirà, un enfant naît, le 15 mai 1929, fils de Jaume et Tomasa, auquel on donne le prénom Marcel.lí. Les scénarios de l’enfance ne sont jamais oubliés, bien qu’à onze ans, Marcel.lí quitte sa famille pour aller à Les Avellanes et y faire toute sa formation mariste jusqu’à la première profession religieuse, suivie de l’étape du scolasticat. Il commence comme enseignant à Calatayud et Dénia, et il est ensuite à La Immaculada de Barcelone, à Guissona et à Lleida. Il enrichit sa formation avec une maîtrise en pédagogie à l’Université de Barcelone. Il enseigne également à Barcelone (Sants), Mataró, Badalona, Gérone et Barcelone (Les Corts). Il dirige l’école Champagnat de Badalona (1967-1972) et l’école Valldemia à Mataró (1975-1979). Il vit ensuite sa retraite, toujours dans une attitude de collaboration et de service, à Barcelone, comme secrétaire du Provincial (à l’époque, Frère Emili Turú), puis à Sabadell, à Santa Coloma de Gramenet et à Barcelona (Sants), sa dernière communauté.

Frère Marcel.lí était un homme aux racines humaines et spirituelles profondes. Il incarnait les valeurs maristes d’humilité et de simplicité, toujours vécues dans la discrétion. Amoureux de la nature, il savait en prendre soin et en bénéficier, le coeur joyeux. Le retour à ses origines lui procurait joie et équilibre. Son regard attentif savait détecter les besoins des personnes et y répondre sans bruit, avec un grand esprit de service. Nombreux étaient les détails faits avec une telle délicatesse qu’ils semblaient imperceptibles, même à ceux qui en bénéficiaient. Son abord était proche, familier et respectueux. Sa formation pédagogique valorisait le meilleur de chaque élève, harmonisant exigence et motivation. C’était un homme bon qui a laissé chez ses anciens élèves beaucoup de bons souvenirs. Lorsqu’on lui confiait des tâches de direction, qu’il fuyait plutôt, il faisait preuve de prudence et de bon sens. Malgré son âge avancé, il était en bonne santé ; il marchait avec agilité et avait l’esprit clair. Il a pu se passer de médicaments, car les traitements médicaux ne lui ont presque jamais été nécessaires. Ses silences étaient tissés d’écoute attentive et de sourires reconnaissants ; mais, si l’ambiance le permettait, il pouvait être un causeur infatigable, communicatif et plaisant. Son amour de la Vierge Marie était une caractéristique de sa spiritualité. Il aimait sa famille, son pays, sa foi. Dans la vie communautaire, il était comme l’huile qui lubrifie l’engrenage des relations. Précisément, il a remis son âme au Seigneur lors de la fête de l’apôtre Saint-Barthélemy, au sujet duquel Jésus a dit : « il n’y a pas de ruse en lui. » Une coïncidence de date, qui peut même devenir une coïncidence de style de vie.

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