2019-08-07 CANADA

Urbain Beauvais

Le frère Provincial de la Province du Canada et la Communauté de Château-Richer ont le regret de vous informer du décès de Frère Urbain Beauvais (Roger-Bernard) décédé à l’hôpital Laval (Québec) le vendredi, 9 octobre 2015 à l’âge de 91 ans et dans sa 73e année de vie religieuse.

Fortement hypothéqué par de fréquents et lancinants maux de tête depuis plusieurs années et au niveau pulmonaire depuis quelques mois, notre frère Urbain Beauvais nous a quittés vendredi, le 9 octobre, après un séjour de quelques semaines à l’infirmerie de Châ-teau-Richer. Mais son souvenir restera longtemps gravé dans nos mémoires comme un homme tout donné au service de sa communauté.

En tant que frère mariste, il s’était préparé à l’enseignement. On le retrouve donc professeur à l’école Champagnat (Montréal) à sa sortie de l’École Normale, avec son frère Gilbert d’ailleurs. Mais très tôt, on fait appel à lui dans les maisons de formation. Il devient donc professeur au Juvénat Notre-Dame, puis professeur des postulants au Noviciat de Saint-Hyacinthe durant 10 ans. Après un court stage comme directeur à Dorval, il est nommé Maître des Novices à Saint-Hyacinthe puis à Sherbrooke. En 1973, il sera nommé Provincial de la Province d’Iberville, charge qu’il occupera jusqu’en 1976, sa santé ne lui per-mettant pas d’assumer un deuxième mandat. C’est alors qu’il se met au service de l’École Secondaire Marcellin-Cham-pagnat comme professeur jusqu’en 1987. Après un stage en pastorale à Fort-Coulonge, il reviendra à Iberville où il continuera de servir à l’ÉSMC tout en assumant la responsabilité de la communauté Notre-Dame. En 1995, il se retirait à l’Hermitage pour une retraite bien méritée.

En plus de ses qualités et de sa disponibilité, ce qui revient à notre mémoire, c’est la qualité de sa plume. En effet, pendant plusieurs années, il fut celui qui assura les présentations des confrères lors des fêtes des jubilaires – et ils étaient nombreux ! – présentations bien étoffées, généralement terminées par un quatrain caractéristique pour chacun, car le frère Urbain aimait bien s’exprimer à travers l’écriture et la poésie. Il nous a quittés, certes, mais il laisse le souvenir d’un confrère charmant, délicat et « enfant de la famille », qualité que chérissait particulièrement son modèle, saint Marcellin Champagnat.

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