24/Jan/2021 MAISON GéNéRALE

Enseignement et apprentissage pendant la pandémie COVID-19 : Une invitation à repenser l’éducation

24 janvier – Journée Internationale de l’Éducation

L’éducation de qualité est l’un des dix-sept objectifs de développement durable (ODS) des Nations unies (ONU) pour un monde meilleur d’ici 2030. Le 3 décembre 2018, l’Assemblée générale des Nations unies a adopté la résolution 73/75 et proclamé le 24 janvier Journée Internationale de l’Éducation pour souligner le rôle clé que joue l’éducation dans le développement. Le thème choisi pour la célébration de cette année est « Récupérer et revitaliser l’éducation pour la génération COVID-19 ». Il prévoit un meilleur avenir pour l’éducation malgré la propagation d’une variante du coronavirus hautement transmissible au Royaume-Uni et aux États-Unis.

Lorsque les écoles ont fermé pour prévenir la propagation du coronavirus, de nombreux gouvernements ont encouragé leur pays à adopter la méthode d’apprentissage en ligne. Cette méthode a amplifié l’éducation non interactive qui prive les élèves de la motivation et de l’interaction entre pairs qui se produisent dans le cadre scolaire. Elle a également créé un fossé numérique étant donné que tous les élèves n’ont pas accès à la technologie nécessaire pour se connecter aux cours en ligne. Pire encore, la productivité académique ne peut que souffrir du fait que les professeurs et les étudiants continuent à travailler en dehors de leur zone de confort.

La situation de pandémie n’est pas aussi cauchemardesque qu’il n’y paraît. Elle marque un tournant dans l’histoire de l’humanité et permet à la société de se soucier davantage de la vie humaine. En outre, l’enseignement à distance permet aux étudiants de prendre le contrôle et la responsabilité de leur apprentissage et pousse les enseignants à réfléchir aux programmes d’études pour s’assurer qu’ils sont pertinents et centrés sur l’apprenant. Dans ce sens, la pandémie attire l’attention des parties prenantes sur l’importance d’intégrer la santé mentale des étudiants, des enseignants et du personnel de soutien dans leurs politiques éducatives. De nombreuses écoles sont désormais prêtes à investir dans la santé et la sécurité des élèves et du personnel.

L’apprentissage en ligne ne doit pas seulement être une mesure de secours d’urgence, mais plutôt une occasion de repenser l’éducation en répondant aux questions sur la manière dont les leçons apprises pendant les fermetures influenceront les écoles de l’après-Covid-19. Pendant la fermeture, les écoles ont modifié leurs programmes, leurs horaires et leurs plans d’enseignement pour faire face à l’apprentissage à distance. Continueront-elles à le faire dans des salles de classe « normales » ? Y aura-t-il un retour à l’apprentissage par cœur ? Plus de temps et d’efforts seront-ils consacrés à la prise en charge des élèves ? Et y aura-t-il des classes de petite taille et une répartition équitable de l’attention accordée aux élèves lors des interactions en classe ?

Deuxièmement, l’anxiété, la peur et l’isolement sont des facteurs de la crise pandémique COVID-19 qui ont obligé les enseignants à travailler sur le développement d’un sentiment de communauté et de contact humain par le biais de l’apprentissage à distance. Le retour dans les salles de classe va-t-il inverser cette tendance ? Les enseignants vont-ils adapter la couverture du programme scolaire pour s’enregistrer auprès de chaque élève et leur donner des occasions de se connecter les uns aux autres ? Les enseignants se considéreront-ils comme des facilitateurs et des mentors plutôt que comme des recueils de connaissances ?

Enfin, une attention particulière sera-t-elle accordée à la formation des enseignants sur la manière de numériser leur enseignement ? Et les élèves des zones défavorisées auront-ils accès aux dispositifs de technologie de l’information (TI) ? Il est certain qu’il sera difficile de mettre tout le monde sur un pied d’égalité. Cependant, une chose est sûre : les éducateurs et les enseignants qui suivront la COVID-19 n’auront pas d’autre choix que de chercher des stratégies qui rendront les futures pandémies inefficaces en perturbant l’éducation.

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Frère Francis Lukong – Directeur adjoint du Secrétariat de la Solidarité

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