27/Oct/2020 MAISON GéNéRALE

28 octobre : mémoire de la rencontre du P. Champagnat avec le Jeune Montagne

Le rencontre avec le jeune Montagne fut un événement qui a marqué profondément la vie du Père Champagnat, et a certainement provoqué la naissance de l’Institut Mariste. Traditionnellement, le 28 octobre, la mémoire de cette rencontre est célébrée. Ce est le rappel de l’importance et de l’urgence de notre mission, aussi actuelle aujourd’hui qu’aux temps du Père Champagnat.

Inspirés par notre Fondateur qui s’est déplacé de La Valla jusqu’à ce lieu en marchant durant plusieurs heures, nous aussi nous nous sentons appelés à nous mettre en route à la rencontre des jeunes Montagne d’aujourd’hui, là où ils se trouvent.

Qu’est-ce qui brûlait au cœur du Père Champagnat sur le chemin du retour à La Valla, après avoir rencontré le jeune Montagne ? Qu’est-ce qui mijotait en lui-même et qui l’a amené à fonder l’Institut quelques mois plus tard ? Interrogeons-nous : n’est-ce pas le même chemin que, maintenant, nous sommes appelés à refaire, nous laissant interpeler profondément par la situation des jeunes Montagne d’aujourd’hui ?

Marcellin Champagnat rencontre le Jeune Montagne (Furet)

« Un événement, ménagé sans doute par la Providence, vint fixer les incertitudes de M. Champagnat, et le déterminer à s’occuper sans délai de l’institution des Frères. Un jour, il fut appelé pour aller confesser dans un hameau un enfant malade, et selon son habitude, il y alla tout de suite. Avant de confesser l’enfant, il l’interrogea pour s’assurer s’il connaissait les dispositions nécessaires pour recevoir les sacrements ; il ne fut pas peu surpris de voir qu’il ignorait les principaux mystères, et qu’il ne savait pas même s’il y avait un Dieu. Affligé de trouver un enfant de douze ans dans une si grande ignorance, et effrayé de le voir mourir en cet état, il s’assied à côté de lui pour lui apprendre les principaux mystères et les vérités essentielles du salut. Il passa deux heures pour l’instruire ou pour le confesser, et ce ne fut qu’avec de grandes difficultés qu’il lui apprit les choses les plus indispensables : car l’enfant était si mal qu’il comprenait à peine ce qu’il lui disait. Après l’avoir confessé, et lui avoir fait produire plusieurs fois les actes d’amour de Dieu et de contrition pour le disposer à la mort, il le quitta pour aller administrer un autre malade qui se trouvait dans la maison voisine.

En sortant, il s’informa de l’état de l’enfant : « Il est mort un instant après que vous l’avez quitté », lui répondent ses parents tout en pleurs. Alors un sentiment de joie, pour s’être trouvé là si à propos, se confond dans son âme avec un sentiment de frayeur, causé par le danger qu’avait couru le pauvre enfant, qu’il vient peut-être de retirer des portes de l’enfer. Il s’en retourne tout pénétré de ces sentiments, et en se disant souvent à lui-même : « Combien d’autres enfants sont tous les jours dans la même position et courent les mêmes périls, parce qu’ils n’ont personne pour les instruire des vérités de la foi ! »

Et alors la pensée de fonder une Société de Frères, destinés à prévenir de si grands malheurs, en donnant aux enfants l’instruction chrétienne, le poursuit avec tant de force, qu’il va trouver Jean-Marie Granjon, et lui communique tous ses projets » (Vie de Joseph-Benoît-Marcellin Champagnat – Fr. Jean-Baptiste Furet – 1856).

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